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Mali-Russie : Assimi Goïta salue les avancées de la coopération militaire, économique et énergétique
Agence Anadolu -- Le président malien affirme que l’appui russe a permis de renforcer les capacités opérationnelles des Forces armées maliennes et annonce de nouvelles ambitions dans les secteurs de l’énergie, des mines et de la formation.
Le président de la Transition malienne, le général d’armée Assimi Goïta, a salué, jeudi 29 octobre 2026, les avancées de la coopération entre le Mali et la Russie, notamment dans les domaines de la défense, de la sécurité, de l’énergie et du développement économique, à l’occasion de son intervention au troisième sommet du Forum de partenariat Russie-Afrique.
S’exprimant devant plusieurs chefs d’État et de gouvernement, en présence du président russe Vladimir Poutine, le dirigeant malien a estimé que les engagements pris lors du deuxième sommet Russie-Afrique, organisé à Saint-Pétersbourg en juillet 2023, se traduisaient désormais par des résultats concrets.
Sur le plan sécuritaire, Assimi Goïta a souligné que l’appui technique et doctrinal de Moscou, ainsi que l’acquisition d’équipements militaires et de vecteurs aériens, avaient contribué au renforcement des capacités opérationnelles des Forces armées maliennes (FAMa).
Selon lui, cette coopération s’inscrit dans la nouvelle stratégie sécuritaire adoptée par Bamako après plus d’une décennie de lutte contre le terrorisme, marquée par la présence de forces internationales.
Le président malien a affirmé que cette réorientation permettait une affirmation progressive de l’autorité de l’État sur le territoire national, ainsi que le retour des services publics, des écoles et de la justice dans certaines zones.
Abordant la coopération économique, il a fait état de plusieurs livraisons russes destinées à renforcer la résilience et la sécurité alimentaire du Mali, citant notamment 5 000 tonnes de blé, 117 tonnes d’huile, 30 000 tonnes d’engrais et 16 000 tonnes d’hydrocarbures.
Dans le secteur énergétique et minier, Assimi Goïta a mis en avant le partenariat avec l’entreprise russe Rosatom, évoquant des projets portant sur le raffinage de l’or, la production d’énergie solaire et l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.
Il a également souligné l’importance du transfert de technologies et de la formation, faisant état d’une augmentation à 300 du nombre de bourses d’études annuelles et de la formation de plus de 10 000 cadres civils et militaires maliens en Russie.
Sur le plan diplomatique, le chef de l’État malien a plaidé pour l’émergence d’un ordre international multipolaire fondé sur le respect de la souveraineté des États, la non-ingérence et l’égalité entre partenaires.
« Notre continent, riche en opportunités, ne saurait être réduit à un espace de compétition entre puissances ni à une simple source de matières premières », a-t-il déclaré.
Évoquant la situation régionale, Assimi Goïta a réaffirmé l’engagement du Mali au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), aux côtés du Burkina Faso et du Niger.
Il a indiqué que cette coopération reposait sur trois piliers : la défense et la sécurité, la diplomatie et le développement économique, notamment à travers l’interconnexion des infrastructures et la création d’une banque d’investissement confédérale.
Le dirigeant malien a, par ailleurs, dénoncé ce qu’il considère comme des tentatives de déstabilisation et des campagnes de désinformation visant les pays de l'AES, saluant la création d’une télévision confédérale destinée à porter leur communication commune.
De son côté, Vladimir Poutine, intervenant à l’issue du discours du président malien, a souligné l’importance de la stabilité au Sahel pour l’Afrique et le reste du monde.
Le président russe a également exprimé la disponibilité de Moscou à partager son expérience en matière de modernisation de l’administration publique et d’utilisation des nouvelles technologies dans la lutte contre la corruption
Assimi Goïta a conclu son intervention en réaffirmant la volonté du Mali de poursuivre sa coopération avec la Russie, dans le cadre d’un partenariat qu’il a qualifié de « sincère, gagnant-gagnant, respectueux et soucieux des aspirations des populations ».