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06.07.08

14:30

Ely Ould Mohamed Vall serait-il de retour ?

La situation politique actuelle qui prévaut n’augure pas une issue véritable, au contraire, elle persiste et se complique. Les bonnes intentions affichées par les dirigeants, les démissions qui ont suivi et les autres mesures n’ont pas suffi pour faire revenir ce très cher apaisement politique, attendu depuis l’arrivée au pouvoir de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.

En effet, tout ce qui se mijote actuellement à l’air de viser d’autres desseins qui ne disent pas leurs noms et dont les défenseurs ne reculeront présentement jamais avant de voir leurs vœux complètement exaucés.

On n’arrive pas à comprendre les nombreux acharnements et coups bas dont le Président légitime de la République a été l’objet depuis son investiture, destinés semble-t-il à le plier à cette raison qui n’est pas la sienne, qui n’a aucun dénominateur commun avec celle qui lui a permis de bénéficier du soutien des élus, des initiatives, des cadres, des simples citoyens et mêmes de partis de l’opposition.

Pourquoi s’en prendre aujourd’hui à la Première Dame, si ce n’est pas une volonté de pousser le Président de la République à démissionner. Si Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi n’avait pas cédé à ses chantages, c’est dans l’espoir d’honorer ses engagements devant le peuple ou au moins de donner les raisons de son échec qui –tout le monde en convient- sont indépendantes de sa volonté.

Maintenant, on attaque le Président de la République dans ce qu’il a de plus personnel, de plus privé : sa famille. Un maillon faible auquel personne ne peut résister à secourir dans un élan naturel. Sidioca n’acceptera pas d’être humilié, d’être traîné n’importe comment.


Devant ces évolutions très inquiétantes, le Président de la République, qui est après tout, un homme humble et pieux, fortement attaché à sa dignité, ne permettra jamais, ni à sa personne, ni aux siens d’avoir les mains salis, quelque soit le prix qu’il faut payer.

Les déstabilisateurs de l’actuel pouvoir ont compris cette tactique et ont agi en conséquence. Ils ont usé et usent de tous les moyens qui s’offrent à leurs yeux pour "téléguider" le régime légitime selon leurs souhaits ou faire décapiter le Président de la République pour mettre leur homme de paille. Toutes ces stratégies de déstabilisation ont pour objectif de faire retourner le "routier" et ex Président du Comité militaire pour la Justice et le Démocratie CMJD, le Colonel Ely Ould Mohamed Vall, ainsi que ses fidèles hommes.


Ces officiers qui avaient refusé de soutenir Ould Daddah pour se protéger contre des mesures qu’il promettait d’entreprendre à l’égard des auteurs de nuisance à la marche de l’Etat. Sidi, le Président, n’était pas moins déterminé que Ould Daddah, mais l’homme était l’incarnation même du chef réconciliateur, tolérant, unificateur, auquel ce pays avait grandement besoin pour enterrer son triste passé.

Le phénomène des indépendants, qui a avait surgi lors des élections présidentielles de 2007 était aussi une tactique parfaite pour saboter la démocratie. Si ces indépendants sollicitent aujourd’hui les voix des électeurs, ils se rendront compte de leur inexistante impopularité.

On n’est pas prêt aussi à oublier la pétition portant collecte d’un million de signatures favorables à l’ex Président Ely Ould Mohamed Vall. Une pétition dont le lancement s’est accompagnée – chose voulue- de tracts destinés à nuire au Président de la République Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.

Le phénomène des Roumouz El vessad est aussi un faux problème créé uniquement pour assoire l’emprise de l’armée sur le pouvoir, par mains interposées.


Quand le coup d’Etat du 3 août 2005 survint, on pensait avoir tourné définitivement le dos à aux pages noires de notre histoire, mais aujourd’hui, en reconstituant les parties du scénario, on réalise tous les dessous du puzzle politique. Ceci est d’autant plus vrai qu’en vingt ans de pouvoir, le Président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya n’a pas rencontré autant de problèmes et de blocages politiques auxquels Sidioca est confrontés en un an et demi déjà.

Le peuple et les partis politiques ainsi que les militaires doivent tous œuvrer pour sauver la démocratie en lui évitant d’être constamment cautionnée par la seule volonté de ces derniers.

L’armée doit retourner dans les casernes et laisser la politique aux politiciens. Elle ne doit pas s’ingérer dans les affaires de l’Etat. C’est seulement à ce prix que le pays pourra aller de l’avant.

Enfin, le Président de la République doit crédibiliser l’armée, notamment par la nomination d’un Général aux commandes du ministère de la défense. Ce serait une manière de la crédibiliser, de la mettre devant ses responsabilités républicaines, mais aussi de lui donner cette confiance en soi en ces temps où les coups d’Etat sont bannis par les peuples et par la communauté internationale et où renverser la légitimité porte plus de préjudice à ses initiateurs qu’aux dirigeants déposés.


Le Président doit également mettre les points sur les i sur le rôle des uns et des autres pour éviter dans l’avenir tous ces quiproquos qui rendent actuellement notre quotidien politique des plus délétères.

Ahmed Ould Bettar


 


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Brève

Sebkha : Elle gagne environs 300 mille ouguiyas mais continue de tromper ses deux « maris ».

Elle est originaire du Congo-Brazaville. Esengo, 44 ans séjourne à Nouakchott depuis 8 ans. Grande travailleuse, elle est dans toutes les sauces qui rapportent de l’argent. Elle habite le quartier...

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