21-01-2021 14:30 - Dossier de la corruption: Prêt pour le transfert

Dossier de la corruption: Prêt pour le transfert

Le Calame - Selon une source proche de l'enquête avec l'ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, le dossier de celui-ci serait fini et prêt à être transféré au parquet général. Répondant à une question de Saharamedias, la source a nié que le dossier ait été transféré mais qu'il est prêt à l'être.

La source, qui a requis l'anonymat, a déclaré que les "enquêteurs n'attendent que le parquet général".

Ainsi, depuis juillet 2020, le dossier dit de la corruption continue à tenir en haleine l'opinion nationale qui, de rebondissement en rebondissement, est impatiente de connaître jusqu'où les autorités aux affaires peuvent aller dans l'incrimination de dizaines de personnalités dont un ancien président, trois anciens premiers ministres, une bonne poignée de ministres, hauts collaborateurs et hommes d'affaires cités dans le rapport d'une commission d'enquête parlementaire et accusés de vastes opérations de gabegie ayant occasionné un manque à gagner estimé à plusieurs centaines de milliards MRO pour le pays.

Cette histoire de dossier qui ne finit pas d'hiberner un instant pour rebondir un autre instant constitue un bon examen de l'indépendance de la justice que le pouvoir actuel prétend vouloir promouvoir et serait, si les procédures aboutissent, un acte inédit dans l'histoire politique et judiciaire du pays

Selon des informations citées par Al Akhbar, le parquet général a commencé la préparation de salles anciennement dédiées à la formation et à les doter de bureaux, groupes électrogènes et de caméras de surveillance dans leurs environs.



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Commentaires (2)

  • KANAWAL (H) 22/01/2021 09:18 X

    ESKI au temps où la Mauritanie était encore ....... celui qui vole les biens publics se suicide pour ne pas être vu en public Hier AZIZE se pavanait dans les rues de la capitale à bord d'une voiture achetée sans aucun doute avec l'argent du contribuable et le comble il SOURIAIT comme si de rien n’était. oh Monsieur le président des pauvres......

  • activiobservat (H) 21/01/2021 15:52 X

    Ce n’est pas le régime actuel de Oul Ghazouani qui peut assurer les poursuites de la gabegie de la décennie de Ould Abdel Aziz, et même si la pression nationale et surtout internationale obligent Oul Ghazouani à mener ces poursuites, il les laissera faire tout en tremblant. Elles seront des semblants de poursuites qui ne serviront qu’à un blanchissement de cette affaire « Casse du siècle» dont l’ampleur dépasse toute imagination et sans précédent dans l’histoire du pays et dans la région ouest-africaine.

    Oul Ghazouani évite de mener les poursuites judiciaires contre le régime de son prédécesseur Oul Abdel Aziz. Sa stratégie a été de confier le dossier au Parlement pour noyer l’affaire, car le Parlement n’est pas une source judiciaire. Ce que le Parlement avait établi et listé comme crimes économiques avait déjà été établi et listé par les blogueurs et les journalistes et certains opposants au temps même où le régime de Ould Abdel Aziz était en place. La commission parlementaire ne pouvait cacher toutes ces listes de crimes économiques. Ce jeu de cache-cache pour retarder les poursuites judiciaires a quand même permis au régime du président Ghazouani de gagner une année 4 mois sans entrer dans le vif du sujet.

    La stratégie de Oul Ghazouani pour noyer cette affaire a été aussi de nommer aux postes directement chargés du suivi des poursuites judiciaires des ministres d’un profil faible et incapables de mener de vraies poursuites : le ministre de la justice, Oul Boyé, fils de Abdellah oul Boyé. Ce ministre est nonchalant, de mentalité bédouine (pas au sens péjoratif mais au sens de tribale), il avance au même rythme que son président Ghazouani, lui-même encore plus craintif et hésitant dans le traitement de l’affaire.

    Le ministre de l’intérieur, Oul Merzoug, qui n’arrive pas à s’affranchir de sa perception d’être nommé par discrimination positive et assumer concrètement sa responsabilité dans le traitement de l’affaire. Au contraire, Oul Merzoug se soucie surtout de comment s’habiller et sortir sur les écrans. Ould Merzoug est l’un des cadres appartenant à la communauté des Haratines (les descendants des anciens affranchis).

    Il a bénéficié depuis des années du système de discrimination positive appliqué en Mauritanie par les différents gouvernements afin d’intégrer cette communauté des Haratines au processus de développement du pays et d’améliorer ses conditions. Malgré les discriminations positives dont il a bénéficié pour occuper de grands postes, il est toujours dépendant du groupe tribal des anciens maîtres lointains de sa famille.

    Mais, à présent que la pression nationale et surtout internationale se fait sentir, le président Oul Ghazouani commence à penser à trouver une autre étape toujours pour noyer l’affaire. Tout prête à croire que la volonté actuelle du régime est de noyer l’affaire chez les pauvres juges, sur lesquels sera rejetée la responsabilité de blanchir les personnes poursuivies, Oul Abdel Aziz en premier lieu, ou encore de leur infliger des sanctions insignifiantes en termes de peines et de remboursements insignifiants par rapport à la valeur des biens détournés qui est sans précédent dans l’histoire du pays et de la sous-région ouest africaine.

    EN GARDANT UNE PARTIE DE CE QU’ILS ONT DETOURNE, ILS SONT TOUJOURS GAGNANTS ET C’EST MOTIVANT POUR CE GENRE DE PROFILS POUR ALLER DANS L’AVENTURE.