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Fifa/Conférence de presse : Carton rouge pour Infantino !
La Dépêche -- À l’heure du bilan, Gianni Infantino défend avec vigueur l’organisation de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Le président de la Fifa, candidat à sa propre réélection, minimise les concessions politiques à son hôte américain.
Pour le président de la FIFA, cette édition restera avant tout comme « une célébration du football » et un exemple de coopération internationale, malgré les nombreuses polémiques qui ont jalonné la compétition.
Il s’est félicité du déroulement du tournoi, estimant que des millions de supporters avaient pu assister aux rencontres dans des conditions de sécurité satisfaisantes et dans une ambiance festive ; oubliant de parler de milliers de personnes y compris des arbitres invités de la Fifa qui ont été reconduits pour leur pays. Infantino terre également les conditions de fouilles désobligeantes de certaines délégations notamment africaines.
Les procédures d’obtention de visas mises en place par les autorités américaines ont empêché plusieurs supporters étrangers d’assister aux matches. Certains officiels désignés par la FIFA ont également été privés de compétition faute d’autorisation d’entrée sur le territoire, à l’image de l’arbitre somalien Omar Artan.
Pire, «Infantino » cite l’exemple de la sélection iranienne, qui a pu se rendre aux États-Unis et participer à la compétition sans incident, prétend-il alors qu’elle a été refusée de passer une seule nuit dans le pays qui abritait ses rencontres.
Comment alors « Infantino » peut-il prétendre qu’un tel traitement illustre la capacité du sport à dépasser les différends diplomatiques et à favoriser le dialogue entre les nations ? C’est à croire que le président de la Fifa était sur un autre terrain…
Il a été plus facile pour le président de la Fifa de s’en prendre aux médias qui pointent ces irrégularités et dont certains malgré leurs accréditations ont été refusés d’accès au territoire de l’Oncle…Trump !
À ce titre, le président de la FIFA les dénigre pour « leur couverture excessivement focalisée sur les controverses, accusant certains commentateurs de relayer des informations inexactes au détriment des aspects positifs de l’événement ». Il a, à cet égard, salué la collaboration entre les trois pays hôtes, y voyant la preuve que le football pouvait rapprocher les peuples dans un contexte géopolitique parfois marqué par les tensions.
Gianni Infantino a notamment minimisé les décisions arbitrales et disciplinaires contestées durant la compétition. Il a même justifié le carton au carton rouge ; malgré la VAR…La réalité est que « Infantino », promu candidat au poste de SG des NU, sous la loupe de D.Trump, avait bien choisi un camp.
L’organisation a aussi été critiquée pour une logistique jugée parfois défaillante, notamment en matière de transports, de gestion des fortes chaleurs sur plusieurs sites et de programmation de certaines rencontres à des horaires dénoncés par des joueurs et des syndicats.
À cela se sont ajoutées des interrogations sur la coordination entre les trois pays hôtes, les coûts élevés supportés par les supporters ainsi que les inquiétudes persistantes de plusieurs organisations de défense des droits humains concernant l’impact des politiques migratoires américaines sur l’accès à la compétition.
La justification de bévues et des concessions de la Fifa à un seul des 3 pays organisateurs, rajoute de l’eau au moulin des controverses et continue de nourrir les critiques contre la gestion du tournoi et la réélection éventuelle de G. Infantino qui a sabordé les règles de l’organisation pour satisfaire les caprices d’un homme fusse-t-il le plus puissant du monde.