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Les étudiants mauritaniens en Tunisie appellent la Présidence de la République à résoudre la crise d’immatriculation des « étudiants bloqués »
Dans le contexte des carences de l'ambassade… Les étudiants mauritaniens en Tunisie appellent la Présidence de la République à résoudre la crise d’immatriculation des « étudiants bloqués » !
L’Association des Étudiants et Stagiaires Mauritaniens en Tunisie a lancé un cri de détresse urgent pour sauver des dizaines d’étudiants, en particulier des doctorants, du risque d’exclusion et de l’interruption de leur parcours académique. Cette situation est due à des complications découlant d’une nouvelle loi tunisienne, entrée en vigueur cette année, qui régit l’inscription des étudiants étrangers.
Selon le communiqué de l’Association, la nouvelle loi tunisienne stipule que toutes les démarches d’immatriculation et de renouvellement d’inscription des étudiants internationaux doivent se faire exclusivement via les canaux de coopération internationale.
Cela implique un réacheminement complet des dossiers par l’ambassade en Tunisie et leur inclusion dans le quota officiel – même pour les étudiants déjà inscrits les années précédentes – une procédure qui n’était pas en vigueur auparavant.
L’Association a affirmé qu’un grand nombre d’étudiants mauritaniens, ayant pourtant satisfait avec succès à toutes les exigences académiques et administratives et ayant été acceptés par leurs universités, se retrouvent désormais bloqués à mi-chemin à cause de cette nouvelle réglementation.
Dans son communiqué, l’Association a vivement critiqué la faiblesse de l’implication de l’ambassade de Mauritanie en Tunisie sur ce dossier crucial – contrairement à ses homologues arabes et africaines.
Elle appelle la Présidence de la République à Nouakchott à intervenir pour sauver l’avenir de ses étudiants et exhorte les ministères des Affaires étrangères et de l’Éducation à agir immédiatement pour résoudre la crise des « étudiants bloqués ».
L’Association a mis en garde, dans son communiqué, qu’elle n’assisterait pas en simple spectatrice à cette situation et qu’elle pourrait être contrainte d’encourager les étudiants à recourir à des mesures d’escalade, notamment en entamant des sit-in devant l’ambassade de Mauritanie en Tunisie, jusqu’à ce que leurs droits à l’inscription soient obtenus.