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La terre appartient à Allah. Et visiblement, Il a prévu un plan B pour ceux à qui leur propre pays refuse obstinément un plan A
Quand certains États excellent dans l’art subtil ou plutôt brutal de trier leurs citoyens selon leur origine, leur langue ou leur patronyme, Allah ouvre d’autres portes. Des portes où le CV passe avant l’ethnie, où la compétence vaut plus que le carnet d’adresses tribal, et où l’intelligence n’a pas besoin d’un certificat d’arabité pour exister.
Ainsi va la vie : ceux qu’on marginalise chez eux finissent souvent par briller ailleurs. Comme une ironie divine particulièrement bien exécutée.
Pendant que certains systèmes politiques s’épuisent à fabriquer des exclusions institutionnelles, le reste du monde recrute, promeut et valorise les talents mauritaniens sans leur demander de quelle vallée ils viennent, quelle langue parlait leur grand-mère ou à quel clan appartient leur voisin.
Nos médecins soignent ailleurs.
Nos ingénieurs innovent ailleurs.
Nos chercheurs publient ailleurs.
Nos entrepreneurs réussissent ailleurs.
Bref, notre plus grande exportation nationale n’est ni le fer, ni l’or, ni le gaz. Ce sont les cerveaux. Et pendant qu’on débat encore chez nous pour savoir qui mérite symboliquement d’être mauritanien, d’autres pays ont déjà réglé la question de manière beaucoup plus pragmatique : « Vous êtes compétent ? Bienvenue. »
Prenons un exemple concret : Maïry Kane.
Une Mauritanienne promue au sein de la haute administration de Crédit Agricole Corporate and Investment Bank, au poste de Chef de Mission Adjoint au sein de l’Inspection Générale, avec spécialisation informatique.
Pas grâce à un piston ministériel.
Pas grâce à un cousin bien placé.
Pas grâce à une allégeance clanique savamment entretenue. Non. Apparemment, le scandale absolu : elle a été promue pour bons et loyaux services. Concept révolutionnaire.
Après un parcours chez Forvis Mazars comme auditrice IT et analyste de données, puis comme Inspectrice IT chez CACIB, elle gravit les échelons dans l’une des plus grandes institutions financières européennes.
Titulaire d’une licence en gestion des organisations et d’un master en systèmes d’information de l'Université Paris-Dauphine, parlant allemand, anglais et français, cette fille de Tékane illustre parfaitement ce paradoxe mauritanien : on découvre souvent la valeur de nos enfants uniquement lorsqu’un autre pays leur colle une étiquette prestigieuse.
Comme si la compétence devait d’abord recevoir un visa international pour être reconnue au pays. Son succès provoque des vagues de félicitations nationales. Et tant mieux.
Mais derrière les applaudissements se cache une question un peu gênante : combien de Maïry Kane auraient pu émerger plus tôt, plus vite et plus nombreuses, si l’environnement national récompensait réellement le mérite au lieu de recycler les mêmes logiques d’exclusion ?
Car la vérité est cruelle : ce n’est pas que nos talents manquent. C’est que notre système a souvent un problème avec leur existence lorsqu’ils ne rentrent pas dans certains moules.
Heureusement, le monde est vaste.
Allah, dans Sa sagesse, n’a pas limité les opportunités aux frontières administratives dessinées par des hommes souvent peu inspirés.
La terre Lui appartient. Pas aux bureaucraties ethniques. Pas aux racismes d’État. Pas aux gardiens autoproclamés de la légitimité nationale. Alors oui, pendant que certains ferment des portes avec arrogance, d’autres ouvrent des ascenseurs sociaux.
Et le résultat est fascinant : les exclus d’hier deviennent les cadres supérieurs d’aujourd’hui. Une génération avance sans bruit, sans victimisation permanente, sans mendier une place à une table qui refuse de s’agrandir.
Elle construit sa propre table. Jour après jour. Promotion après promotion. Victoire après victoire.
La diaspora mauritanienne rappelle ainsi une leçon simple, presque embarrassante : le problème n’a jamais été le manque de compétence, mais parfois le manque de justice.
Et quand la justice manque quelque part, le talent migre. C’est une loi économique, sociale… et presque spirituelle. À défaut d’être pleinement reconnus chez eux, beaucoup finissent par devenir indispensables ailleurs.
Quelle ironie : certains pays récoltent aujourd’hui les fruits des graines que la Mauritanie n’a pas su arroser….wetov
NOTRE DIASPORA MÉDICALE
Sall Abdoulaye Hôpital roi Baudouin de Dakar /
Chef service gynécologie
Dr Sedouma Yatera /
Responsable des urgences Roi Baudouin
Dr Dickou Ba gynécologue
Dr Toly Ly gynécologue' en service à Mbour
Dr Ball le seul détenteur de deux diplômes.
Urgentiste en France à son retour, on lui a refusé de composer soit disant que cette spécialité n'est pas ouverte.
Il est reparti en Belgique pour une Spécialisation en anesthésie réanimation. A son retour, on lui a signifié une limite d'âge, aujourd'hui il est à SOS médecin Dakar, il remplace à ce poste de Yahya décédé en opération dans un crash d'avion.
Dr Kader Ndiaye réanimateur Tchad
Dr Alassane Sow réanimateur France
Dr Diop Yahya anatomopathologie Addis abeba
Dr Thiam médecine interne France
Dr Racine Ly cardiologue
Dr Ablaye Samb cardiologue France
Pr Ly Mamadou chirurgien cardio-vasculaire
Dr Sissoko psychiatre France
Dr Camara psychiatre France
Dr Ba amadou, pharmacien responsables production laboratoire Galenica Maroc
Dr Hamidou Traoré neurologue France
Dr Ba Abderrahmane Cardiologue France
Dr Niang pédiatre France
Dr Ba médecin biologiste France
Dr. Ndougou Salamata gastroentérologue limogé de coordinatrice du PNLS et rentrée des USA où elle occupait un poste important
Pr Nomane urologue. France
ETC