06-11-2007 17:09 - Mauritanie: mort de 45 clandestins en mer
45 émigrants clandestins sont morts de froid, de faim et de soif au large de l'ouest de l'Afrique. Les clandestins, pour la plupart sénégalais, avaient embarqué à Zinguinchor, au sud du Sénégal, le 16 octobre, pour tenter de rejoindre les îles Canaries (Espagne) selon une source sécuritaire mauritanienne.
Après une panne de moteur, 42 d'entre eux sont morts à bord et ont été jetés à la mer. L'embarcation a échoué lundi près de Laguerra, à la frontière entre la Mauritanie et le Sahara occidental, avec à son bord 98 rescapés, dont deux sont morts dans la nuit de lundi à mardi, et un cadavre. Quatre des rescapés, recueillis par l'armée mauritanienne, était dans un état critique à l'hôpital de Nouadhibou.
Après la panne, le capitaine de la pirogue est tombé à l'eau alors qu'il tentait de réparer le moteur et s'est noyé. L'embarcation a alors dérivé pendant sept jours au gré des vagues et du vent, selon la source sécuritaire mauritanienne.
Les autorités espagnols font état d'une recrudescence de voyages de clandestins vers les Canaries, après plusieurs mois d'accalmie.
France2
06 novembre 2007 : Mauritanie: 45 clandestins morts de froid, de faim et soif en mer
Quarante-cinq émigrants clandestins sont morts de froid, de faim et de soif au large des côtes africaines après une panne de moteur de leur embarcation, en tentant de rejoindre l'archipel des Canaries (Espagne), a-t-on appris mardi de source sécuritaire mauritanienne.L'embarcation, partie de Ziguinchor (sud du Sénégal) le 16 octobre, s'est échouée lundi près de Laguerra (frontière entre la Mauritanie et le Sahara occidental) avec à son bord 98 rescapés, dont deux ont succombé dans la nuit de lundi à mardi, et un cadavre. Quatre autres rescapés recueillis par l'armée mauritanienne se trouvaient mardi dans un état critique à l'hôpital de Nouadhibou (nord-ouest de la Mauritanie).
Les 92 autres survivants sont "fatigués", traumatisés, et certains présentent des paralysies "passagères", a encore rapporté la même source. Les clandestins sont majoritairement des Sénégalais, ont rapporté des sources administratives locales, qui ont également identifié quelques ressortissants maliens, bissau-guinéens et gambiens.
Après la panne intervenue au large des côtes marocaines, le capitaine de la pirogue est mort noyé après une chute survenue alors qu'il tentait de réparer le moteur, a rapporté la source sécuritaire mauritanienne. "La pirogue n'était alors plus portée que par les vagues, au gré des vents qui la mèneront sept jours plus tard sur les rivages de Laguerra", a poursuivi cette source.
Après plusieurs mois d'accalmie, les autorités espagnoles font état d'une recrudescence de départs de clandestins vers les Canaries, malgré la surveillance accrue des côtes ouest-africaines par le dispositif de navires et d'avions coordonné par l'agence européenne Frontex.
Ces périlleuses traversées se terminent parfois tragiquement, comme le 25 octobre, lorsque sept cadavres de clandestins ont été retrouvés sur une barque à la dérive au large du Cap-Vert et dont une cinquantaine d'autres passagers n'ont jamais été retrouvés.
24heures
