06-11-2007 19:39 - FISAVET : Limam Ould Moulay Oumar, une percée remarquable
Limam Ould Moulay Oumar, une percée remarquable
Notre compatriote Limam Ould Moulaye Oumar, vice Président de la Fédération Inter Etats des Syndicats des Agences de Voyages et de Tourisme de l’Afrique de l’Ouest et Centrale (FISAVET) et Administrateur des fonds s’apprête à se rendre à FEZ au Maroc pour préparer le 10ème Congrès de son institution.
L’honneur et la confiance accordés à notre compatriote, qui est aujourd’hui l’un des plus grands techniciens dans ce domaine d’avenir, encore méconnu chez nous, relève d’un travail acharné et d’un engagement sans faille doublé d’un nationalisme profond.
Limam Ould Moulay Oumar, qui est Directeur Générale de la Société de Représentation Commerciale et Industrielle (SORECI-Voyages) qui a pignon sur rue et qui a réussi à se faire une place de choix parmi les agences de voyages,, est un passionné. Ayant débuté en 1991 dans le domaine, alors qu’il faisait ses premiers, il a réussi en quelques années à se faire un réputation solide au milieu d’un « océan » où notre pays était considéré comme un petit poucet.
Très vite, il a commencé à militer dans le domaine syndicales pour permettre aux agences de voyages africaines d’avoir un cadre légal et de ne pas être dévorées par les grosses compagnies, surtout que le dépôts de bilan étaient nombreux dans le secteur. Encadré par le Prince Emmanuel N’Guassi Happi, l’actuel Président de la FISAVET et vice Président de l’Union des Fédérations d’Associations d’Agences de Voyages (UFTAA), avec d’autres cadres africains qui militaient pour une meilleure organisations du secteur, il va foncer.
Dans un premier temps, il a été décidé de renforcer les capacités de la fédération en adoptant de nouvelles règles. Pour cela, il a fallu réorganiser les agences de voyages africaines en leur promulguant des conseils et en leur dictant de nouvelles lignes de conduite. C’est ainsi qu’il a été décidé la création d’une mutuelle qui consiste à collecter des fonds qui vont servir pour la garantie que doivent déposer les agences de voyages auprès de l’Association Internationale de Transport Aérien (IATA).
Cette garantie était le principal nÅ“ud du problème parce que certaines ne parvenaient pas à respecter cette clause qui était obligatoire pour avoir droit à détenir les titres de transport des compagnies aériennes. La mise en place de ce fonds permettait aux agences affiliées à la FISAVET de travailler tranquillement en versant pendant toute la vie de l’Agence 0,8% de son chiffre d’Affaires annuelle à la mutuelle. De son côté la FISAVET assure la garantie totale auprès des compagnies aériennes.
Une place convoitée
Cette nouvelle vision a permis à la fédération d’avoir une totale adhésion des Agences de Voyages Africaines et une plus grande confiance des compagnies aériennes qui avaient un seul interlocuteur. D’autre part cela, à été pour la FISAVET, une nouvelle rampe de lancement qui en est fait un partenaire incontournable. Dans un souci de transparence et de pérennisation de l’action de la FISAVET, il a été décidé par la suite de séparer la mutuelle de la Fédération en nommant à sa tête 5 administrateurs choisis parmi les meilleurs techniciens africains.
Le Fonds va prendre une appellation propre signe de son indépendance. Il est désormais le Groupement des Agences de Voyages de l’Afrique de l’Ouest et Centrale (GAV-OAC dont le siège se trouve à Cotonou au Bénin).
Depuis deux ans les administrateurs du Fonds (dont notre compatriote) ont reçu les félicitations de l’IAATA et de l’ensemble des compagnies aériennes qui opèrent dans la sous région. En plus du fonds, il existe deux chambres affiliées à l’IATA qui apportent de grandes contributions dans la résolution des problèmes aériens.
L’une des chambre, le Joint Agency Liaison Working Group (JALWG) traite toutes les questions techniques d’intérêt commun aux deux parties dans le but de permettre le bon fonctionnement du BSP. Elle est active durant toute la vie du BSP en examinant, chaque fois que de besoin, toutes questions visant l’amélioration ou les évolutions du système.
La deuxième chambre ou Agency Programme Joint Council (APJC) est le Conseil Mixte Compagnie Aérienne Agences de Voyages chargé d’étudier tous les aspects au Programme des Agences dans un pays ou une région donnée.
A ce tite, il examine l’applicabilité de la réglementation dans son marché, veuille à son application et, le cas échéant, fait des propositions d’amendements à soumettre à l’ordre du jour du Passenger Agency Conférence (PACONEF). Les membres de l’APJC (dont notre compatriote) sont élus parmi les compagnies et les Agences participant à un BSP. C’est dire l’importance de cet outil qui est au fait un régulateur.
Un formidable négociateur
Forte de l’ensemble de ses réalisations, la FISAVET, se tourne aujourd’hui vers la recherche d’une plus grande accessibilité de ses service. C’est qu’il a été décidé, de tenir le 10ème Congrés à Fez au Maroc. Une zone jusqu’à là inexplorée parce que ne figurant pas dans la l’espace de la Fédération. A l’issue de l’Assemblée la mission préparatoire de ce Congrès fut confiée à notre compatriote Limam Ould Moulay Oumar, qui jouit de la confiance de tout le monde qui fut désigné à l’unanimité Président du Comité d’Organisation.
A la tête d’une délégation comportant le secrétaire général et le trésorier de la Fédération, il s’est rendu au Maroc le 21 octobre 2007. Durant les séances de travail avec la Royal Air Maroc ainsi que le Centre Régional de Tourisme de Fez qui sponsorisent le Congrès, il a réussi à tirer plusieurs avantages à sa Fédération et à séduire les cadres marocains.
Le rapport de mission qu’il a ramené a été salué par l’ensemble du bureau exécutif de la FISAVET qui se sont félicités du travail accompli. Faire appel aux compétences Aujourd’hui que notre pays aborde de nouveaux horizons, il est grand temps que l’on reconnaisse le mérite de ceux qui travaillent dans l’ombre et qui sont soucieux de l’avenir de notre pays.
Limam Ould Moulay Oumar, qui a réussi à s’imposer (malgré le faiblesse du poids du nombre d’agences de notre pays (1%) au Fonds de Garantie), malgré que certains pays mieux introduits n’ont pas réussi à se faire élire un seul administrateur, doit être une source de fierté. Le dépôt de bilan de la compagnie Air Mauritanie est très proche pour nous interpeller sur les défis de l’avenir. Alors messieurs, les décideurs politiques, laissons de côté la complaisance pour faire appel aux compétences.
Par Mohamed Ould Feily dit Antar
