28-11-2007 13:10 - Le président salue les avancées politiques
Le président mauritanien, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, a salué mardi soir à Nouakchott «les avancées considérables» enregistrées dans la vie politique du pays au cours des derniers mois.
Dans un discours prononcé la veille de la célébration du 47ème anniversaire de la fête de l'indépendance de son pays, il s'est réjouit de l'entrée en vigueur d'institutions «constitutionnelles» et de «la mise en oeuvre de politique de réforme pour le développement».
Il a également souligné l'adoption de la loi criminalisation les pratiques esclavagistes «nuisibles aux intérêts supérieurs» du pays et l'organisation du retour de ses compatriotes réfugiés au Sénégal et au Mali. Lors de la campagne électorale pour la présidentielle de mars dernier, M. Abdallahi s'était engagé à organiser «dans la dignité» le rapatriement de ces réfugiés qui avaient fui les violences inter-ethniques d'avril 1989.
Pour préparer ce retour, le gouvernement a organisé la semaine dernière des Journée de consultation qui ont rassemblé pendant trois jours les représentants de l'Etat, des réfugiés et des organisations non gouvernementales (ONG), entre autres.
Le président mauritanien a réaffirmé son engagement à «promouvoir l'esprit de fraternité et de cohésion et à barrer la route à tout ce qui est de nature à porter atteinte à l'unité et à la cohésion nationale».
Nouakchott - 28/11/2007
Panapress
28 novembre 2007 : La conjoncture pèse lourdement sur l’économie
Le nouveau régime mauritanien a pris en charge la direction des affaires du pays "dans un contexte peu favorable" et a été confronté "à de multiples difficultés" au plan économique, a déclaré mardi soir le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, dans un discours à la nation prononcé à l’occasion de la célébration du 47ème anniversaire de l’indépendance du pays.
Enumérant les différentes sources de ces difficultés, le chef de l’Etat mauritanien a parlé de "cumul de situations antérieures complexes, de facteurs liés aux aléas naturels et de la conjoncture internationale". Ainsi, pendant les premiers mois de règne de Sidi Ould Cheikh Abdallahi, certaines institutions publiques "ont croulé sous le poids d’une dette croissante, accompagnée d’une diminution des recettes".
En plus de ces facteurs endogènes, la Mauritanie "a subi de plein fouet les effets du marché international sur lequel les denrées de première nécessité ont accusé une hausse dépassant toutes les prévisions au moment ou la diminution des recettes publiques générées par le secteur pétrolier a eu des conséquences négatives sur les ressources budgétaires".
Face à une situation aussi difficile, le nouveau pouvoir est arrivé à prendre en charge les problèmes liés aux conséquences des inondations et fourni des efforts pour gérer au mieux les effets pervers du marché international sur l’économie nationale, a dit le président mauritanien.
Parmi les mesures prises, il cite "un mécanisme de stabilisation des prix, de lutte contre la spéculation et de mise en Å“uvre d’activités génératrices de revenus, d’encouragement à la production agricole, de valorisation des ressources animales et d’allègement du poids de la fiscalité sur les revenus des travailleurs".
Sidi Ould Cheikh Abdallahi reconnaît cependant des problèmes dont la solution demande plus de temps et de moyens.
Nouakchott - 28/11/2007
Panapress via Afriquenligne
