12-01-2008 14:12 - Un avion mauritanien transportant neuf officiers mauritaniens a atterri à Bissau

Un avion mauritanien transportant neuf officiers mauritaniens a atterri à Bissau

Français tués en Mauritanie: vers l'extradition des deux tueurs présumés

Deux des trois assassins présumés des touristes français en Mauritanie, arrêtés en Guinée-Bissau après une cavale de près de trois semaines, doivent être extradés samedi vers la Mauritanie, où ces proches de la mouvance Al-Qaïda seront écroués. "L'ambassadeur de Mauritanie est chez le procureur pour les dernières modalités", a affirmé à l'AFP Orlando Da Silva, un responsable de la police bissau-guinéenne ayant conduit à leur arrestation. "Rien au niveau bissau-guinéen n'empêche une extradition", a-t-il souligné.


Un avion mauritanien transportant neuf officiers mauritaniens a atterri samedi matin à l'aéroport de Bissau pour extrader les deux suspects qui ont avoué avoir tiré le 24 décembre sur une groupe de cinq touristes français, dont quatre sont morts et le cinquième a été grièvement blessé.

"L'avion est arrivé à 09H00 (locales et GMT) avec à son bord 9 officiers mauritaniens", a indiqué à l'AFP un responsable de l'aéroport de Bissau sous couvert de l'anonymat. Selon cette source, quatre officiers mauritaniens sont restés à l'aéroport, les cinq autres sont partis dans le centre-ville de Bissau.
A Dakar, l'ambassadeur de France Jean-Christophe Rufin a affirmé à l'AFP que les forces militaires françaises basées au Sénégal "ne sont pas impliquées dans cette affaire", notamment dans le transport des suspects.

Selon une source proche de l'enquête contactée depuis Dakar, "un avion mauritanien devait aller les chercher vendredi soir". "Mais il n'y a pas d'électricité à Bissau et la piste ne pouvait pas être éclairée", selon cette source.

Arrivés à Nouakchott, les deux hommes seront présentés à la justice et immédiatement écroués, selon la même source. Les deux suspects sont des proches de la Branche d'Al-Qaïda au Maghreb (Baqmi).

Le premier, Sidi Ould Sidna, né en 1987 à Nouakchott, avait été arrêté en novembre 2006 pour appartenance à un groupe terroriste. Il aurait notamment, selon la police mauritanienne, subi des entraînements militaires dans les maquis du GSPC algérien, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat, devenu Baqmi il y a tout juste un an, dans la zone désertique à cheval sur la Mauritanie, le Mali, l'Algérie et le Niger.

Il était notamment chargé du recrutement de jeunes Mauritaniens qui devaient aller combattre en Somalie, selon la police. Ould Sidna avait été jugé et acquitté par un tribunal de Nouakchott en juillet 2007.

Le second, Ould Sidi Chabarnou, né en 1981 à Nouakchott, n'a jamais été jugé mais plusieurs fois interpellé. Selon la police, il aurait eu des relations avec le GSPC et reçu des entraînements militaires dans ses camps. Un troisième assassin présumé est toujours en fuite.

Selon une source proche des services de renseignements français, ces arrestations sont le "résultat d'une vaste opération menée par des équipes de la Direction générale de la sécurité extérieure ( DGSE )", les services de renseignements français.

Les deux hommes ont avoué aux enquêteurs avoir tiré sur les cinq Français, en avoir tué quatre et n'avoir "aucun remord" d'avoir tué des "infidèles et des alliés des Américains".

Depuis plusieurs années, les services de renseignements français alertent régulièrement Paris sur les activités de la Baqmi, qui compte selon eux 500 hommes armés, dont 400 en Algérie et une centaine se déplaçant dans la zone sahélienne entre la Mauritanie, le Mali et le Niger.

La menace terroriste en Mauritanie a conduit les organisateurs du rallye-raid Dakar à annuler l'événement début janvier, une première depuis sa création il y a trente ans.

Jeune Afrique




12 janvier 2008 : La DGSE impliquée dans l'arrestation des suspects

Des agents secrets de la DGSE auraient mené trois semaines durant la traque, en Afrique, des assassins des quatre Français tués en Mauritanie à Noël. Les deux suspects ont avoué.

Les agents secrets français du service Action de la DGSE ont mené trois semaines durant en Afrique la traque des assassins des quatre touristes français tués en Mauritanie à Noël, une opération qui a abouti à l'interpellation de deux d'entre eux vendredi en Guinée-Bissau.

Selon une source proche des services de renseignements français, les arrestations vendredi par la police en Guinée-Bissau de deux assassins présumés des quatre Français tués le 24 décembre, sont le "résultat d'une vaste opération menée par des équipes de la Direction générale de la sécurité extérieure" (DGSE), confirmant une information d'Europe 1.

L'opération, a-t-on ajouté de même source, a débuté le 24 décembre et s'est déroulée en Mauritanie, au Sénégal et en Guinée-Bissau. Aucune autre information n'a été apportée sur cette opération, conduite par des membres du service Action. Pour un responsable français de l'antiterrorisme, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, cette opération constitue un "signal fort aux terroristes sur le thème +si vous attaquez des Français, nous irons vous chercher+".

Selon Eric Denécé, auteur du livre "Forces spéciales, l'avenir de la guerre?", le service Action appartient à la Direction des opérations, l'une des directions de la DGSE, et compte près de 500 hommes et femmes d'élite rompus à l'action clandestine : parachutistes, nageurs de combat, pilotes d'hélicoptères et d'avions de transports.

Des policiers français de la Direction de la surveillance du territoire (DST), pourvus de l'habilitation de police judiciaire dont ne disposent pas les membres du service Action de la DGSE, ont également été associés à l'opération. La DGSE et la DST collaborent régulièrement.

Les deux Mauritaniens, assassins présumés des quatre Français et présentés comme des proches de la Branche d'Al-Qaïda au Maghreb (Baqmi) ont été arrêtés dans la nuit de jeudi à vendredi au Bissau Palace Hôtel, un hôtel cinq étoiles, prés de l'aéroport de Guinée-Bissau.

Selon un responsable de la police bissau-guinéenne, les deux hommes ont ensuite avoué aux enquêteurs avoir tiré sur les cinq Français, en tuant quatre, déclarant n'avoir "aucun remords" d'avoir tué des "infidèles et des alliés des Américains". Les interrogatoires des deux Mauritaniens ont été bouclés vendredi soir. Ils pourraient être extradés dès samedi vers la Mauritanie. "Nous allons tout faire pour les extrader samedi", a déclaré jeudi soir à l'AFP la directrice de la police judiciaire Lucinda Barboza Ahukarié.

Face aux menaces de la Baqmi, avatar du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC, groupe armé d'origine algérienne), qui ont conduit à l'annulation du rallye Dakar-2008, la France a mis en place depuis plusieurs années un important dispositif de contre-terrorisme, rappelle Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CFR2).

La zone sahélienne, aux confins de l'Algérie, de la Mauritanie, du Mali, et du Niger, où évoluent des colonnes de la Baqmi ou de mouvements rebelles à certains de ces Etats, fait l'objet d'une surveillance française constante. Des avions de surveillance Atlantique, bardés de caméras, de radars et de systèmes d'interception d'écoutes, survolent quasi quotidiennement ces zones. De même, ajoute Eric Denécé, des petits groupes de commandos "nomadisent" dans ce secteur pour des missions d'observation.

A Paris, DST, RG, DGSE et Direction du renseignement militaire (DRM) échangent régulièrement leurs informations sur cette zone.

France24




12 janvier 2008 : URGENT/ Français tués en Mauritanie: Les deux suspects arrivent cet après-midi à NouakchottDSQ

Selon des sources dignes de foi, un avion militaire mauritanien transportant des officiers de l’armée et de la police a quitté Nouakchott à destination de Bissau pour extrader les deux suspects qui ont avoué avoir tiré le 24 décembre sur une groupe de cinq touristes français, dont quatre sont morts et le cinquième a été grièvement blessé.

L’avion militaire qui serait arrivé dans la capitale de la Guinée-Bissau à 9H GMT ce samedi doit retourner à Nouakchott aux environs de 17H cet après-midi et les deux hommes seront présentés à la justice et immédiatement écroués, selon ces mêmes sources.

ANI

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