28-01-2008 22:02 - Nous faisons face au trio de la ''drogue, de l'immigration clandestine et de la criminalité''
drogue, de l'immigration clandestine et de la criminalité"
Le directeur régional de la sûreté au niveau de la wilaya de Dakhlet Nouadhibou a indiqué lundi à Nouadhibou que les services de la direction ont arrêté et expatrié en 2007 environ 3257 immigrants clandestins originaire pour la plupart des pays d'Afrique subsaharienne.
Il a souligné dans une déclaration à l'Agence Mauritanienne d'Information que les services de police de la wilaya 'font face depuis un certain temps au trio de la drogue, de l'immigration clandestine et de la criminalité de tout genre".
Il a également précisé à propos de la lutte contre la drogue à Dakhlet Nouadhibou, que la Mauritanie a connu dernièrement des opérations de trafic de drogue pilotés par des trafiquants aidée par ce qu'il qualifié de"situation naturelle, l'étendue de sa superficie et l'absence d'une surveillance efficace du territoire, après la restriction des mesures de sécurité au niveau des ports et aéroports européens".
"Les autorités ont pris toutes les mesures nécessaires à la lutte contre le trafic de la drogue, malgré l'inexistence de moyens efficaces de lutte" a-t-il noté, avant de préciser que toutes "les opérations antérieures ont été découvertes grâce à des renseignements extérieurs, ou par pure coïncidence, ce qui nécessite la disponibilisation de moyens modernes de lutte contre ce phénomène".
Le directeur régional a aussi indiqué que l'immigration clandestine au niveau de la wilaya est due malversations des citoyens de certains pays origines d'immigration clandestine qui utilisent les conventions relative à la circulation des personnes, liant leurs Etats au pays de destination finale des immigrés, ajoutant que les opérations de trafic d'immigrés clandestins entreprises par des bandes spécialisées dans le trafic des candidats à l'immigration constitue la deuxième face de ce phénomène.
M. Ahmed Ould Ely a dit que les mesures de lutte contre ce phénomène se résument, entre autres, à la mise en place d'unités de police de points frontaliers de contrôle ainsi que la mise en place d'autres points supposés être des points de trafic des immigrés clandestins, et ce a-t-il ajouté "malgré l'étendue de la superficie du pays et l'inexistence des gardes de frontières". "Le recours actuellement aux forces traditionnelles de police, de l'armée et de la gendarmerie", a dit le directeur général de la sûreté.
Il a aussi indiqué que ces mesures portent également sur le démantèlement des réseaux de trafic de personnes candidates à l'immigration illégale qui constitue l'un des moyens efficaces de lutte, soulignant plusieurs opérations de poursuite, d'enquête et de contrôle des maisons habitées par les bandes de trafic de personnes.
Et d'ajouter, que toutes ces mesures ont contribué à la dissuasion de ces réseaux criminels et semé le manque de confiance entre les candidats à l'immigration et ces réseaux. "Ces mesures ont permis à la police de découvrir des foyers et des réseaux de criminalité de tout genre", a, dit le directeur.
Il a aussi souligné certains handicaps qui entravent le travail que mènent les forces de l'ordre contre le phénomène d'immigration illégale, comme le refus de coopération de certains citoyens, ainsi que le manque des moyens matériels et humains propres à la lutte contre l'immigration.
Le directeur de la Sûreté de Dakhlet Nouadhibou a dit que "l'éradication du phénomène d'immigration clandestine au niveau des côtes de Nouadhibou requiert la dynamisation du rôle de la police d'enquête et particulièrement la police judiciaire et sa dotation en personnel expérimenté, ajoutant la nécessité que plus de coordination entre les différentes directions concernées par la lutte contre ce phénomène d'immigration illégale.
