15-02-2008 12:35 - Justice: L’OIF adopte la ''Déclaration de Paris''

Justice: L’OIF adopte la ''Déclaration de Paris''

Justice : L’OIF adopte la "Déclaration de Paris"

La IVème Conférence des ministres francophones de la Justice s’est achevée jeudi soir à Paris par l’adoption d’un texte intitulé "Déclaration de Paris", qui réaffirme la détermination des Etats participants à mettre leur solidarité et leur coopération au service de la démocratie et du respect des droits de l’Homme.

S’exprimant lors de la cérémonie de clôture de la conférence, le Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, a assuré que la "Déclaration de Paris" marque une nouvelle étape de l’engagement de la Francophonie dans le domaine de la Justice et du Droit.


"La Déclaration de Paris, notre déclaration, cerne, avec force et avec clarté, notre conception d’une justice indépendante, accessible et de qualité, d’une justice qui inspire confiance et qui s’impose comme la colonne vertébrale de l’Etat de droit et de la démocratie, comme moteur du développement", a dit l’ancien chef de l’Etat sénégalais.
Il a estimé que face aux défis immenses et complexes posés par la nécessité de moderniser et de démocratiser les systèmes juridiques et judiciaires, la IVè Conférence des ministres francophones de la Justice a apporté "avec lucidité" des réponses concrètes et réalistes. "J’ai bien noté les voies que vous avez définies pour oeuvrer à l’organisation et à l’administration d’une justice indépendante et de qualité", a-t-il déclaré à l'endroit des participants, en référence à plusieurs passages de la déclaration de dix pages adoptée par près de 68 délégations nationales.

Présentée comme une "feuille de route" des Etats membres de l’OIF en matière de justice, la "Déclaration de Paris" insiste sur la nécessité de renforcer la coopération francophone dans le domaine juridique et judiciaire. Elle souligne l’importance de la formation et du perfectionnement des professionnels de la justice, tout en plaidant pour un recours aux Technologies de l’information et de la communication (TIC) dans l’administration de la justice.

Le texte appelle également les Etats membres à éviter d’agir en ordre dispersé et "de manière anarchique", dans la lutte contre la criminalité organisée. "C’est une obligation de travailler ensemble, de coordonner les actions, de rendre complémentaires les interventions, celles des acteurs nationaux de la justice et du droit, celles des coopérations bilatérales et celles des coopérations multilatérales, régionales ou universelles", a justifié le Secrétaire général de l’OIF.

"J’attache personnellement une grande importance à cette démarche et je veillerai à ce que l’OIF se comporte à cet égard de manière exemplaire", s’est engagé M. Diouf en assurant que la mise en oeuvre de la "Déclaration de Paris" fera l’objet d’un suivi régulier.

Selon ses organisateurs, la IVème Conférence a enregistré la participation de 27 ministres africains de la Justice et la présence des délégations de tous les 68 Etats et gouvernements membres de la Francophonie.

Les trois premières conférences des ministres francophones de la Justice s’étaient tenues, rappelle-t-on, à Paris en 1980 et 1989, puis au Caire en 1995. "Cette fois-ci, nous n’allons pas attendre 12 ou 13 ans pour nous réunir. Nous travaillons sur une périodicité de la conférence; elle pourrait se tenir tous les quatre ans, éventuellement. Rien n’est encore décidé", a annoncé le Secrétaire général de l'OIF au cours de son point de presse clôturant la rencontre.

Paris

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