04-03-2008 07:55 - Groupe Awlad Leblad : Mamoudi Ould Sidi n’est pas Chabarnou
Groupe Awlad Leblad : Mamoudi Ould Sidi n’est pas Chabarnou
Mamoudi Ould Sidi, amère, affirme « Tous nos projets son à l’eau. Nous voulons rétablir la vérité. Aucun membre de notre groupe n’est mêlé au terrorisme. »
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04 Mars 2008: Awlad Leblad VS Jeune Afrique: Destin brisé
Les membres du groupe de rap Awlade Leblade sont interloqués depuis la publication par le magazine «Jeune Afrique» d’un article faisant un lien direct entre les meurtriers des touristes français et les jeunes musiciens. L’auteur de cet article vient de commettre un tort difficilement réparable, déplore le trio qui compose Awlade Leblade (les enfants du pays).
Isaac Ould Sidi Brahim, Hamada Ould Sidi et Mohamed Ould M’Beirikatt (notre photo) démentent formellement avoir eu une relation de quelque nature que soit avec Mohamed Ould Chabarnou. «Ce dernier n’a jamais intégré notre groupe, même s’il avait un penchant pour le rap. Cet article a jeté un discrédit sur notre formation qui vient de perdre, coup sur coup, de nombreux contrats en France, au Sénégal et ici même, dans notre pays. Les gens ont peur et nous n’y sommes pour rien», explique Isaac Ould Sidi Brahim.
«Nous avions la ferme intention d’effectuer des tournées en Europe pour représenter dignement la Mauritanie. Cet article nuit considérablement à notre réputation». Hamada Ould Sidi abonde dans le même sens.
« Nous sommes des jeunes mauritaniens qui veulent gagner dignement notre vie. Nous essayons de sortir du carcan quotidien par des voies légales. Nous n’avons jamais été mêlés à des affaires sordides; à plus forte raison, au terrorisme. Tous nos projets tombent à l’eau, au moment où nous venions de franchir un palier avec le succès retentissant de notre premier album».
Les membres de ce groupe comptaient finaliser en Europe leur deuxième album orienté vers l’international. Le trio, qui s’est attaché les services d’un conseil, compte porter plainte contre l’hebdomadaire panafricain dont la crédibilité est sujette à caution, depuis de nombreuses années.
Des jeunes ambitieux
Isaac Ould Sidi Brahim, Hamada Ould Sidi et Mohamed Ould M’Beirikatt sont trois jeunes venus d’horizons différents mais réunis sous le label de la musique hip hop. Tout a commencé en 1999, lorsque le trio décide, après bien des espoirs déçus, de se lancer dans le mouvement rap, en créant, dans un environnement très hostile, leur premier groupe : «Hassanya».
Deux ans plus tard, ils changent de nom, et choisissent celui d’Awlad Leblade qui semble, enfin, leur porter chance. «Les enfants du pays», un nom qui traduit parfaitement leur attachement à leur patrie et à ses valeurs traditionnelles.
La musique hip hop est pour eux un «moyen d’expression très subtil pour dénoncer les maux de la société». Ils ont un «look» assez original, s’inspirant du genre vestimentaire traditionnel, pantalon bouffant court avec une ceinture longue et pendante (Thiaya), et des sandales (Sammara). Leur premier album intitulé «A’datna», littéralement «coutume», sorti le 28 avril 2007, après plusieurs années de labeur et de patience, a conquis un grand public et fait continuellement des émules. Tous les thèmes y sont abordés : l’hygiène, la pauvreté, la discrimination raciale, la mauvaise gestion, le sport, etc.
Le succès est tel qu’ils avaient entrepris de faire une tournée à l’intérieur du pays, notamment à Nouadhibou, Zouérate, Aleg, Kiffa et Sélibaby.
Thiam
Info source : Le Calame (Mauritanie)
