28-01-2011 12:08 - Un responsable syndical fait une critique sévère de la situation sociale en Mauritanie

Un responsable syndical fait une critique sévère de la situation sociale en Mauritanie

De nombreux travailleurs mauritaniens ne percevraient pas leurs salaires pendant 3 à 4 mois, alors que la grande partie de la population éprouvent des difficultés à prendre en charge ses besoins de transport ou de consultations médicales, a soutenu jeudi, Amory Ould Beye, patron de la Confédération libre des travailleurs de Mauritanie.

Le responsable syndical a affirmé que la majorité des Mauritaniens n’ont pas de quoi couvrir leurs charges quotidiennes de transport ou de traitement médical, estimant que 80% de la population sont pauvres.

Dans une sévère critique de la situation des travailleurs et de la population en général jeudi soir au cours d’un meeting de protestation à Nouakchott, il a indiqué que des employés ne perçoivent parfois pas leur salaire pendant trois ou quatre mois et lorsque le « salarié travaille pendant 30 jours sans toucher sa rémunération, cela devient inquiétant ».

La Mauritanie connait depuis quelque temps une hausse vertigineuse des tarifs des prix des produits de consommation, ce qui a conduit le gouvernement à initier un programme marqué par l’ouverture de 600 boutiques subventionnées et approvisionnés en permanence de produits alimentaires et vendus à prix réduits.

L’ouverture de ces boutiques n’a pas encore réussi à atténuer la cherté de la vie, a soutenu considéré Ould Beye, dénonçant les taux de chômage et de pauvreté qui augmentent régulièrement.

Le dirigeant syndical, également membre influent du parti de l’Alliance populaire progressiste (APP, opposition), a indiqué que la Mauritanie est un pays riche dont les ressources sont accaparées par 5 personnes.

Il a promis de poursuivre la lutte jusqu’au recouvrement par les travailleurs de leurs droits entiers.











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Commentaires (1)

  • sambath (H) 28/01/2011 22:34 X

    la situation est plus qu'inquiétante, si on prend le cas des travailleurs du développement rural dans ce pays plus particuliérement la SONADER, le CNRADA et l'ENFVA où les pauvres employés restent entre 3 à 10 mois sans salaire, les locaux de service délabrés et difficiles à y rester à cause des conditions de travail très précaires où il n y a ni eau ni électricité, qui sont coupées à cause de non paiement des arriérées, pour exemple : la direction régionale de la SONADER de Kaédi.

    En plus les droits des employés ne sont pas que les salaires, il éxiste d'autres droits tels que les formations pour le renforcement des capacités, les avancements, le droit d'être nommé par mérite et bien d'autres droits.