31-01-2012 00:46 - Greve au secondaire : Peu suivie.
La grève de 15 jours entamée dimanche 29 janvier par le syndicat national de l’enseignement secondaire (SNES) a été relativement peu suivie. Environ 20% des professeurs de collèges et lycées mauritaniens ont répondu au mot d’ordre.
Raison de ce demi-echec, selon le secrétaire général du SNES, Sidi Ould Boude, « les feux croisés de la campagne de certaines organisations syndicales hostiles à la grève d’une part et des intimidations et pressions exercées par l’administration.»
Le SNES, dans une déclaration rendue publique le jour de l’entame de la grève affirme avoir eu recours à ce moyen de lutte après épuisement de tous les autres. Il est écrit dans la déclaration « Une grève que notre syndicat, le Syndicat de l’Enseignement Secondaire (SNES), a fait de son mieux pour qu’elle n’ait pas lieu.
En effet, nous avions, en mai dernier, mis en garde contre les perturbations qui risquent de conduire à une année blanche. Aussi, dès le début de cette année scolaire, nous avons rencontré les responsables de l’enseignement secondaire pour leur rappeler l’urgence de prendre en compte les revendications des enseignants. En vain ! »
Revendication du SNES
1. Une augmentation substantielle des salaires,
2. Une majoration consistante de l’indemnité d’incitation pour qu’elle soit effectivement incitative,
3. Un logement décent,
4. L’augmentation significative de l’indemnité d’éloignement et sa généralisation au profit de tous les enseignants exerçant en dehors de Nouakchott,
5. La majoration conséquente de la prime de craie pour encourager le travail dans les salles de classes, et le règlement de cette prime pour les 12 mois de l’année,
6. L’adoption et application du statut particulier des Enseignants du Secondaire,
7. L’augmentation de l’indemnité de transport pour assurer un transport décent à l’enseignant,
8. L’adoption officielle des critères d’affectation et de promotion,
9. La réhabilitation des enseignants victimes de la réforme de 1999,
10. L’intégration à la Fonction Publique des Enseignants contractuels,
11. L’augmentation substantielle des allocations familiales.
