06-02-2012 00:36 - Arrivée à Nouakchott de réfugiés maliens

Arrivée à Nouakchott de réfugiés maliens

Situation sécuritaire au nord du Mali - Arrivée à Nouakchott des premiers réfugiés originaires du Nord-Mali - Les premiers réfugiés venus de Bamako, via l’Est de la Mauritanie, une cinquantaine de familles, sont arrivés à Nouakchott dimanche après-midi, a constaté la PANA.

Ces populations, originaires du Nord-Mali, affirment 'avoir tout perdu dans les pillages et être dans un dénuement total' depuis que la région Nord du Mali est la cible d'attaques de groupes armés touaregs.

Ils ont été accueillis dans la capitale mauritanienne par l’Association des réfugiés et victimes de répression de l’Azawad (ARVRA), une organisation d’ex-réfugiés touaregs des années 1990, restés en Mauritanie.   Parmi ces réfugiés, une famille d'une dizaine de personnes faisait partie des victimes de pillages à Kati (15 kilomètres de Bamako) lors de la journée du mercredi 1er février.  

Haletine Ag El Mehdi, étudiant en Pharmacie, a confié à la PANA: 'Nous étions à Kati au début d’une journée ordinaire mercredi dernier dans notre domicile collé à une caserne de Gendarmerie. Ma famille est propriétaire d’un complexe médical composé d’une clinique et d’une pharmacie dénommée Pharmacie du Camp.

Aux environs de 9 heures, arrive une foule en colère qui commence à piller systématiquement tout le contenu de la maison et du complexe médical. Nos trois ambulances ont été incendiées en plus du pillage de tous les biens. Pendant tout ce temps, les membres de la famille se sont cachés pour éviter le lynchage. Ce spectacle a duré jusqu’aux environs de 17 heures. Puis certains gendarmes sont parvenus à entrer dans la zone pour nous exfiltrer
'.

'Nous souhaitons vivement le retour de la paix pour rentrer au Mali', a-t-il plaidé.


Commentaires : 1
Lus : 2085

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (1)

  • Ibadou (H) 06/02/2012 10:31 X

    Pauvres populations qui payeront encore un lourd tribu à cette histoire qui ne les concerne nullement. Il faut dire aussi que le moment est très mal choisi dans cette grande sécheresse, avec la période de soudure tant redoutée qui se présente.

    Les forces de l'ombre (trafiquants en tout genre, vaincus de la guerre de libye, Aqmi) qui attisent le feu, ont le vent en poupe à cause des situations politiques qui empêtrent tous les états faillis du Sahel !