21-01-2013 01:48 - Guerre au Mali : Couverture médiatique difficile
La presse nationale et internationale éprouve les plus grandes difficultés à assurer une bonne couverture de la guerre au Mali. Ainsi, les journalistes sont obligés de rester à Bamako. Certains, qui essayaient de se rendre dans les villes de l’intérieur ou sur le front dans les villes du nord où se passent les hostilités, ont été obligés de retourner dans la capitale malienne.
Selon le correspondant d’Al Akhbar à Bamako, les cercles d’information sont très restreints. Selon le journaliste mauritanien sur le terrain : « L’armée malienne suit avec attention les informations provenant du nord pour ne pas influer sur le moral des troupes. Les journalistes sont alors obligés de ne citer que les informations officielles »
Selon Belko Tamboura, le correspondant de Reporters Sans Frontières : « Même ceux qui ont réussi à se retrouver sur le champ de guerre ne trouvent pas un interlocuteur. Chaque responsable militaire les renvoie vers un autre responsable. Finalement ils échouent dans leur mission d’accéder à l’information fiable ».
Devant cette situation, la maison de la presse malienne essaie en collaboration avec l’ambassade de France de trouver une formule pour permettre aux journalistes de faire leur travail. La stratégie en voie d’être retenue est l’envoi des journalistes par vagues afin de faire des reportages et des dépêches à publier dans la presse.
D’autre part, la vente des drapeaux français est devenue un excellent moyen de gagner de l’argent. Les voitures et les motocyclettes arborent le drapeau français à travers la ville de Bamako en signe de soutien à l’intervention de la France au Mali.
Aussi, les autorités maliennes ont-elles procédé sans avancer de raison à la fermeture de l’une des plus grandes mosquées de la banlieue de Bamako. Cette mosquée était le plus grand centre de la Djemaa de Prêche et de prédication (Dawaa We Tebligh). C’est là que devait se tenir en septembre 2012 le plus grand rassemblement des prêcheurs maliens avant que la manifestation ne soit annulée à cause de la tuerie par l’armée malienne à Diabali de 16 prêcheurs Mauritaniens qui étaient en route vers Bamako pour assister à la rencontre.
