21-01-2013 09:37 - Droit de réponse au journal El Watan via Cridem : «Ce qu’ils nous reprochent, c’est leur médiocrité».

Droit de réponse au journal El Watan via Cridem : «Ce qu’ils nous reprochent, c’est leur médiocrité».

Une campagne sans précédent est aujourd’hui livrée contre notre agence ANI (agence Nouakchott d’informations) et notre Radio Nouakchott qui vient à peine de naître parce que nous avons réussi une prouesse médiatique qu’aucun média mauritanien n’était arrivé, avant nous, à s’offrir et du coup offrir à notre chère presse liberté, et au-delà notre chère Mauritanie pour raffermir davantage la première place dans le monde arabe à laquelle elle a été classée par le très sérieux Reporter Sans Frontière :

couvrir, en temps réel un évènement qui retient le souffle de la communauté internationale, à commencer par les Etats-Unis d’Amérique jusqu’aux Philippines en passant par la France, le Royaume Uni d’Angleterre, le Japon, et j’en passe …

Même la presse locale du pays où se déroulent les évènements n’y a vu que du feu, la primeur de l’information lui passant sous le nez sans être capable de la flairer !

Voilà sans doute pourquoi, un journal qui se veut de renommée internationale comme El Watan n’a pu se permettre de nous reconnaitre notre «scoop», préférant nous tirer dessus, à défaut de pouvoir tirer sur … les terroristes, pourtant plus proches, à In Amenas, que nous à Nouakchott.

Et de quelle manière ! Titrant en grande manchette «A LA UNE ACTUALITÉ/ Nouakchott Info : Le canal privilégié de la propagande terroriste» pour nous concocter un article truffé de mensonges et de diffamation autant sur notre institution de presse accusée de «relayer la propagande des terroristes» et d’être «une véritable entreprise de désinformation», alors que nous diffusions aussi les dépêches de l’agence de presse officielle algérienne (APS) que sur le directeur de publication de nos journaux de presse écrite, électronique et radiophonique, Mohamed Mahmoud Ould Aboul Maali.

«Nouakchott Info a un lien quasi organique avec les mouvements islamistes et son journaliste, Fard, semble avoir un carnet d’adresses des djihadistes les plus recherchés de la région», écrivez-vous. Une accusation gratuite que rien ne justifie mais comme l’auteur de l’article aura compté sur les moteurs de recherche de la Toile pour avoir des informations, la jalousie et l’envie le taraudant parce que nous avons réussi là où il a, avec d’autres parmi nos confrères (et ils sont nombreux) échoué, sa plume assassine pouvait courir.

Mais n’a-t-il pas trouvé mieux pour argumenter ses propos que ce fait datant de Mai 2005 se rapportant à l’interview de notre directeur Mohamed Mahmoud Ould Aboul Maali avec Jemil Mansour alors que ce dernier était recherché, laquelle avait en son temps valu au journaliste une arrestation parce qu’il a refusé aux autorités de l’époque d’être un indic et leur vendre la mèche, protégeant ainsi sa source.

Pourquoi nous reproche-t-on de diffuser des informations à chaud au moment même où des chaines comme Al Jazeera, France 24, Radio France internationale, les diffusent et font parler, Abou Al-Bara, le porte-parole des terroristes assiégeant le site gazier d’In Amenas, et, plus grave, des otages que l’on sait tous sous la menace de mort.

Des chaines satellitaires, des radios et des sites électroniques qui se tuent à trouver, à tout prix, des informations inédites pour ne pas être sous-informés et qui, vous pouvez nous croire, nous ont contacté et offert de nous acheter, en vain, des informations fiables, des photos, des vidéos, des enregistrements sonores, pour accompagner l’évènement.

Nous comprenons bien que le journal El Watan, comme d’autres envieux, nous en veulent pour avoir volé la vedette sur ce coup-là, le monde entier n’ayant plus d’yeux ni d’oreilles que pour ce que nous écrivons sur notre site ANI ou diffusons sur les antennes de notre radio Nouakchott et tant pis si nous l’avons fait dans les règles de l’art.

J’insiste bien sur ce «dans les règles de l’art» car nous avons refusé aux terroristes, de diffuser certaines de leurs déclarations et celles des otages, d’une part pour éviter d’être un support de propagande et d’autre part, parce que nous respectons les sentiments propres des otages et de leurs familles. En vérité, ce que nos confrères d’El Watan nous reprochent, c’est leur médiocrité !

La Rédaction



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Commentaires (4)

  • bala (H) 21/01/2013 20:08 X

    "Beaucoup de livres n'eurent du être écrits si leurs auteurs n'avaient pas la certitude d'être publiés et l'espoir de la renommée». Les terroristes cherchent avant tout à être publiés et pour cela ils cherchent des partenaires pour ce sale besogne. Faire leur publicité sur les quatre coins du monde répandant la terreur. C’est ce que fait ANI.

    Ce n'est pas votre professionnalisme qui est mis en cause puisqu'il n'existe pas. Vous êtes une boite aux lettres. C’est votre connivence avec l'ennemi qui est dénoncé par un pays qui est en guerre contre ses mécréants islamistes. Ce qui est grave.

    Le Jihadisme International trouve ses relais en Mauritanie. Les prochains jours nous en édifieront.

  • conseiller (H) 21/01/2013 10:38 X

    Pourquoi par la meme occasion, vous ne posz pas les problémes de fonds des citoyens mauritaniens en passant par la lutte contre l'esclavage en menant des reportages à l'intérieur du pays. En donnant la parole aux vulnérables qui cadavrent dans la pauvreté. Pourqoi se disputer de cette première place alors que les questions d'actualités sont toujours écorchées alors que quand, il s'agit des questions internationales, vous cherchez à vous faire place au soleil.

    Qui des citoyens démentira qu'aucun organe de presse n'a une fois envahi l'intérieur pour faire reportage sur l'esclavage, les séquelles, les grands et déséquilibres sociaux, l'unité nationale trahie, la dominance d'une comunauté sur les autres.

    S'il vous plait, il ne faut pas nous distraire, abordez les questions mauritaniennes de fonds, c'est ça que les citoyens mauritaniens attendent de vous.

  • mdmdlemine (H) 21/01/2013 10:34 X

    merci pour cridem pour avoir équilibré cette polémique médiatique concoctée de toutes pièces par El Watan, puisque l'ANI n'est pas un cas isolé et c'est l'agence qui réconforte sa position en se perfectionnant progressivement dans le professionnalisme. Ce droit de réponse vient donc à point nommé mettre les choses au clair, bien soigné avec des doses khatatistes ou bakaristes sinon les deux à la fois, en raison de son caractère assassin pour El Watan.

    Pour Abou el Maali c'est l'un des plus éminents journalistes mauritaniens, intégre et bosseur. c'est la chéville ouvrière de l'ANI avec MOK et BG pour le français. Le fait d'avoir remporté récemment le prix de la liberté de la presse precedé de plusieurs autres distinctions montre que Abou El Maali est un journaliste national qui traduit fidèlement le souhait des autorités d'une presse parfaite à tous les égards.

    J'allais esquisser hier un avant papier après cette critique d'El Watan, mais le terrain était tellement miné qu'il fallait mieux patienter pour éviter de se trouver avec des résultats.

    A mon avis la HAPA en mettant en garde en décembre passé la presse de dérives, promettant des sanctions non précisées contres les organes accusés d'excès, a convoqué le directeur de l'ANI non pas à des fins d'abus, mais pour montrer aux médias de bien faire attention, qu'elle est prête à faire tomber le couperet sur la tête de toute publication qui fait preuve de zèle. Alors assurant bien sa défense Abou El Maali pourra aussi se vanter de ce droit de réponse convaincant alors que la HAPA pourra quant à elle se réjouir d'avoir bien fait parvenir le message voulu aux journalistes qui par manque du sensationnel chercheraient à rivaliser l'ANI, il là il leur faut réellement diffuser ces déclarations des terroristes rejetées par l'agence pour être en conformité avec sa mission.

    Chapeau d'un homme des médias qui honore son pays

  • MACCCHIAAVELLL (H) 21/01/2013 09:46 X

    vous les avez ravi la vedette... c'est sur !
    dans les règles de l'art c'est moins sur ....!!!