09-03-2014 13:53 - De la chute du régime de Ould Sid’Ahmed Taya au désordre politique actuel sur fonds de guerre au Mali (4)

De la chute du régime de Ould Sid’Ahmed Taya au désordre politique actuel sur fonds de guerre au Mali (4)

Adrar Info - Le coup d’État du Général Mohamed ould Abdel Aziz, août 2008.

Le général Mohamed ould Abdel Aziz, fraichement promu, chef de la garde présidentielle, fit un coup d’Etat le 6 août 2008, le justifiant par le « manque de fermeté du président (civil) dans la lutte contre le terrorisme. » Le même jour, le président civil avait signé le renvoi de ses fonctions du général Aziz, ainsi que des changements au sein de la hiérarchie militaire.

Ce fut la goutte d’eau… Dans un premier temps, la communauté internationale condamna le coup d’Etat et exigea le retour du président Sidi, mais en fin de comptes, et après des intermédiations de personnalités — dont Kadhafi, alors président de l’Union africaine, qui donna son soutien sans failles à Aziz —, un « Accord cadre » fut établi à Dakar en juin 2009.

Sidi accepta de démissionner pour que le président de facto, le général Aziz, puisse organiser des élections présidentielles. Ces arrangements avec les principes démocratiques ordinaires ne semblent pas rares dans les régions saharo-sahéliennes.

Mais il n’en reste pas moins qu’ils sont complètement illégitimes du point de vue constitutionnel. Le pire est peut être que les victimes des coups d’Etat, elles mêmes, sont forcées d’accepter les conditions humiliantes de leur propre déchéance, présentées, après coup, comme indispensables pour « rétablir la démocratie ».

Le gouvernement du général Aziz : de juin 2009 à la fin 2012

Le général Aziz, est né en 1956 à Akjoujt, il est issu de la qabîla des Awlâd Busba’a, comme le général Ely ould Mohamed Vall. Il assigna à résidence le président Sidi, et sous la pression de l’Union européenne et des Etats-Unis, le libéra seulement en décembre 2008. Depuis lors, Sidi s’est installé dans son village natal de Lemden, et s’est retiré de la vie politique. Le président de facto remplaça son uniforme par un costume et démissionna officiellement de la présidence en juin 2009.

Il laissa son poste au président de l’assemblée nationale, Ba M’Baré, le premier Noir à occuper la présidence intérimaire dans l’histoire du pays. Pour soutenir sa campagne, il créa le parti Union pour la république (UPR), avec les cadres du PRDS de Taya et les notabilités traditionnelles qui restent des auxiliaires de l’administration étatique.

En effet, les familles de notables de toutes les communautés ethniques, appelées « féodalités » par les démocrates du pays, continuent à recevoir des salaires et figurent dans un Tableau de commandement créé par les administrateurs coloniaux. D’après Abdelkader Isselmou (2008 : 148), en 1989, le Ministère de l’Intérieur payait sous forme de « cadeaux » 713 chefs traditionnels, dont les montants étaient déterminés en fonction de l’importance du commandement exercé.

En contrepartie, et ce depuis l’époque coloniale, les chefs traditionnels (de confédérations, de tribus, de fraction, ou de lignages) s’occupent de la collecte des impôts, du règlement des conflits et de la recherche de personnes poursuivies par la justice. Ils ont été très influents lors de l’organisation des exactions dans la région du Fleuve, mais aussi lors de l’organisation des élections, inspirant de manière ouverte les votes de leurs « administrés » [Voir Parenté et politique en Mauritanie, M. Villasante-de Beauvais, L’Harmattan, 1998].

Le général Aziz faisait partie du premier cercle du pouvoir politique mauritanien depuis longtemps. Il était dans la garde présidentielle de Taya. Puis il participa dans le complot contre Taya, avec son cousin Ely. Cependant, en 2007, il avait soutenu la candidature de Sidi, qui l’avait promu Général en janvier 2008. Malgré leurs bons rapports, Sidi décide de se soustraire à son influence grandissante, notamment en matière de lutte anti terroriste, et le limogea le 6 août au matin.

Le soir même, Aziz fit un coup d’Etat qu’il était en train de préparer, de toute évidence, depuis longtemps. La campagne d’Aziz fut très populiste, se présentant comme le « président des pauvres », qui va « sauver le pays et rectifier la transition vers la démocratie ». Il fut le premier politicien à organiser des manifestations dans les quartiers populaires de Nouakchott, à offrir une diminution des prix des aliments de base, et à promettre des grands travaux d’infrastructure en eau et électricité.

Aziz obtint même les voix des Noirs des FLAM, grâce à ses critiques des « excès » de Taya contre les communautés de la Vallée. En effet, il faut rappeler que le 25 mars 2008, alors qu’il était encore un chef d’Etat de facto, Aziz réalisa un acte symbolique très important dans la ville de Kaédi, capitale du Gorgol (l’ancien État du Fuuta Tooro des Halpular’en, qui s’étend sur la rive gauche du Fleuve), dénonçant les excès commis par le régime de Taya et présidant une « Prière à la mémoire des victimes de Taya ».

Il annonça également des indemnisations aux proches des victimes, ce qui lui valut l’acceptation générale de la population, des chefferies, et même des dirigeants du dirigeant historique des FLAM, Ibrahima Sarr. Le 18 juillet 2009, Aziz fut élu au premier tour avec 52,58% des voix, alors que Messaoud ould Boulkheyr, du Front national pour la défense de la démocratie (FNDD) obtenait 16,29% et le RFD d’Ahmed ould Daddah 13,66%.

L’opposition dénonça une fraude électorale, mais le Haut conseil institutionnel valida l’élection. Dès son accession au pouvoir, Aziz s’est présenté comme le « sauveur de la Mauritanie de la menace terroriste d’AQMI ». Le soutien international qu’il a obtenu se fonde sur cette légitimation de son rôle de chef d’Etat.

Pour rendre crédible la capacité du pays d’affronter la menace islamiste armée, Aziz a procédé à une restructuration des forces armées, les réunifiant sous l’autorité d’un chef d’Etat major, le général Mohamed Ould Ghazouani, y compris le Bataillon pour la sécurité présidentielle (BASEP).

La solde des militaires a été augmentée et Aziz a envoyé des émissaires aux casernes de l’intérieur du pays pour renforcer leur « loyauté » au régime. Enfin, il a mené plusieurs expéditions contre les groupes armés en territoire malien, avec ou sans l’armée malienne, depuis 2010. Sur le plan économique, le pays s’est ouvert au libéralisme et surtout aux investissements étrangers dans les mines d’or, de cuivre et du pétrole ; les mines de fer et la pèche restent des sources importantes de revenus pour le pays.

En 2011, les principales exportations ont concerné l’or (13,4%), les mollusques (10,3%), le cuivre (7,3%, le pétrole (4,4%), et le poisson (4%). Alors que les principaux postes de produits d’importation étaient le pétrole (25,3%), les pièces détachées (10,7%) et les céréales (4%) (FMI 2012). Deux grandes entreprises extractives sont présentes dans le pays, d’abord la canadienne Kinross qui exploite une mine d’or à ciel ouvert sur le site de Tasiast ; grâce à une augmentation considérable de la production (+7%), Kinross a obtenu une extension de la concession dans une zone de transhumance de nomades (Mauriweb, AFP, CRIDEM du 8 mai).

Et d’autre part, l’entreprise britannique Tullow Oil, leader mondial d’exploitation du pétrole et du gaz, qui a obtenu 9 licences d’exploration offshore couvrant 750 km2 dans le littoral (42 000 km2). L’exploitation sera effectuée avec ses partenaires, dont gdf Suez, Petronas et Kufpec. Enfin, Tullow Oil vient d’obtenir un contrat d’exclusivité pour l’exploitation du gisement de gaz de Banda (Cridem du 8 mai).

La participation des entrepreneurs mauritaniens dans ces entreprises multinationales s’organise toujours dans le cadre du clientélisme tribalo-étatique habituel depuis la période du régime de Taya. Un nombre important des partenaires et gestionnaires font partie de la parentèle du président Aziz. Pourtant, les bons résultats macro économiques (5,3% de croissance en 2012, 6,9% prévue en 2013 selon le FMI) ne bénéficient pas la majorité de la population.

En juin 2012 le HCR estimait que 67% des Mauritaniens vivaient dans la pauvreté et l’extrême pauvreté. De plus, les très mauvaises récoltes de 2011 (un déficit de 40%), et la sécheresse de 2012 ont augmenté considérablement les besoins d’aide alimentaire. Ainsi, le HCR estime que cette année, 1,1 millions de personnes en auront besoin en Mauritanie (4,6 millions au Mali et 6,4 millions au Niger). Cela sans compter les réfugiés, on y reviendra.

La situation des droits humains

Les promesses sociales du Général Aziz n’ont pas été accomplies et une année après son élection, les partis de l’opposition réunis dans le front de Coordination de l’opposition démocratique (COD), ainsi que les associations de défense des droits humains et citoyens, dénoncent l’incompétence de son gouvernement, le racisme d’Etat et, de manière générale, l’autoritarisme et la répression revenus au pays, comme au temps de Taya. Dans le cadre de la lutte anti-terroriste et du déclenchement de la guerre au Mali, le gouvernement impose ce qu’il considère une remise de l’ordre social et politique.

Le général Aziz ne pouvait pas faire l’impasse sur le dossier humanitaire, ainsi il a restructurée en 2009 la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) crée par le Général Ely en 2006. En mars 2009, cette instance a fait signer un Protocole d’accord aux 244 victimes de la répression de Taya identifiées par l’Etat, en échange d’une indemnisation de 2 millions d’UM (5 119€), d’un terrain, et du renoncement à porter plainte pour les exactions subies.

Cet arrangement qui se fonde sur l’impunité et le déni de justice des responsables des violences étatiques contre la communauté noire est dénoncé par les associations humanitaires et les partis de l’opposition. Cela d’autant plus que le dossier humanitaire a été déclaré fermé le 3 janvier 2013. Alors que la Coordination des victimes de la répression (COVIRE) dénonce la mort de 1 760 militaires Noirs entre 1987 et 1991.

Ainsi, en définitive, la CNDH de Mauritanie ne remplit pas son rôle, en particulier elle ne remet pas en question la Loi d’amnistie de 1993, qui protège les militaires des plaintes sur leurs violations des droits humains. Cette instance est une simple façade du gouvernement d’Aziz pour faire croire au public national et international que « la Mauritanie respecte les droits humains ».

Or le Rapport d’Amnesty international pour l’année 2012 fait état d’une situation préoccupante (utilisation excessive de la force contre les manifestants ; recours à la torture, notamment dans le cas de 18 personnes jugées pour terrorisme ; restrictions de la liberté d’expression et de réunion ; disparition forcée de 14 prisonniers ; expulsion d’au moins 3 000 migrants du Sénégal, Mali et Guinée ; 7 cas de libération de personnes retenues en esclavage ; et la condamnation à mort de 8 personnes, dont 3 mineurs). 

Un recensement biométrique annoncé en février 2009 est lancé en mai 2011, destiné à élaborer un état civil moderne et à établir ainsi des listes électorales fiables. Il y aurait deux registres, l’un pour les Mauritaniens nés sur le sol national et un autre pour ceux nés à l’étranger. Cependant, la procédure soulève un tollé de protestations des Noirs Mauritaniens qui considèrent qu’elle est discriminatoire.

Il y a eu plusieurs manifestations, durement réprimées, dans les villes de Kaédi et de Maghama, mais aussi à Nouakchott. Une association de jeunes, « Touche pas à ma nationalité », a été créée pour dénoncer le racisme d’État. D’après eux, les fonctionnaires demandent aux Noirs les actes de décès du ou des parents. Officiellement, on refuse le biais raciste de ces questions.

D’autre part, la procédure du recensement se mêle avec la politique d’expulsions massives de migrants illégaux venant des pays voisins, le Sénégal, le Mali et la Guinée notamment. D’où le sentiment traumatisant des Noirs du pays et des étrangers irréguliers Noirs d’être constamment agressés (NoorInfo du 9 mai 2013).

On y reviendra plus loin. Le « dossier humanitaire » concernant les exactions des militaires contre les Noirs et la promesse du président Sidi d’établir une Commission de vérité, ainsi que la demande d’abrogation de la Loi d’amnistie de 1993, n’ont jamais été évoquées sous le gouvernement d’Aziz.

La répression violente reste à l’ordre du jour comme moyen ordinaire de faire taire l’opposition, qui s’exprime de plus en plus dans la rue. Le régime déclare qu’il n’y a pas de prisonniers politiques, mais cela est faux car plusieurs personnes accusées d’appartenir aux groupes islamistes (salafistes, AQMI), ou de défense des droits civiques (TPMA, IRA) sont incarcérées.

Des nombreuses disparitions et morts suspectes sont aussi dénoncées par les proches et par les associations humanitaires (Amnesty International, Mauritanie 2012). Le Bâtonnier de l’ordre national des avocats, Ahmed Salem ould Bouhoubeyni et l’avocat Brahim ould Ebetty, très respectés dans le pays, dénoncent régulièrement les graves violations des droits humains, le transfert de détenus vers de prisons sécrètes, l’usage de la torture, et le terrorisme d’Etat (Jeune Afrique, Noor Info du 4 septembre 2012 et du 8 octobre 2012).

Pourtant, lors de son discours annuel d’août 2012, dit la « Rencontre avec le peuple » le président Aziz a déclaré à Atar qu’il a atteint 70% de son programme électoral de 2009. Mieux, la situation économique serait « très bonne », les frontières seraient sécurisées grâce aux réformes de l’armée ; le problème du « passif humanitaire » serait réglé ; le recensement se passe au mieux et il est presque terminé ; la répression des manifestations n’est pas plus forte que dans d’autres pays, mais « normale ».

Enfin, d’après Aziz, il n’existe plus d’esclavage, seuls restent les « séquelles » qui sont la pauvreté et l’ignorance. Il est allé jusqu’à déclarer « n’est esclave que celui qui veut l’être », en reprenant une phrase courante de toute l’élite bidân (libre, noble) du pays. Pourtant, un fait montre la crispation du régime sur le problème de l’esclavage : en avril 2012, un militant anti esclavagiste, président du collectif Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), Biram ould Dah Abeid, a brûlé des livres anciens qui légitiment l’esclavage et qui font toujours référence chez les oulémas de Mauritanie.

Biram voulait attirer l’attention sur l’absurde de la législation mauritanienne, qui d’une part condamne et criminalise l’esclavage et d’autre part considère légitimes des écrits anciens sur l’esclavage. Mais l’acte fit scandale, il fut capturé et mis en prison le 29 avril ; le 27 juin, les juges déclarent la nullité des poursuites, mais il fut libéré seulement le 3 septembre. Biram a organisé, avec SOS Esclaves, la première « Caravane contre l’esclavage », de Néma à Nouakchott, le 24 janvier dernier (Le Calame du 17 août 2012 et du 24 janvier 2013). Il doit terminer sa tournée dans la Vallée du Fleuve en juin.

Probablement pour calmer les choses, le gouvernement vient de créer, en avril 2013, une Agence nationale pour la lutte contre les séquelles de l’esclavage, l’insertion et la lutte contre la pauvreté, habilitée à porter plainte et défendre des personnes à recouvrer leurs droits. Elle a été placée sous la direction d’un ancien ministre de Communication, Hamdi ould Mahjoub.

Or, cette agence est dénoncée par les dirigeants des groupes de défense des droits des « hrâtîn », dont Samory ould Beye, co-fondateur de El Hor, qui considèrent qu’elle a été mise en place pour leurrer les Mauritaniens et qu’elle a également des visées électoralistes.

De fait, aucune concertation n’a été proposée par les autorités, et aucun rapport de la situation nationale de la question servile n’a été organisé au préalable. On dénonce également la mise sous tutelle des « hrâtîn » par le biais de cette agence censée les représenter alors que c’est un bidânî qui est le président.

Samory insiste sur un point crucial de cette question, celle qui concerne l’urgence d’une véritable réforme foncière qui mette en terme à la surexploitation de la main d’œuvre servile par les propriétaires bidân. Autant de raisons qui font penser que cette agence ne résoudra aucun problème et qu’elle disparaîtra rapidement.

A suivre …/

Mariella Villasante Cervello : « Chronique politique de Mauritanie (juin 2013) »

Lire articles précédents : http://adrar-info.net/?p=23723 ; http://adrar-info.net/?p=23744 ; http://adrar-info.net/?p=23753

L’auteur : Mariella Villasante Cervello Péruvienne et Française Née le 3 octobre 1958 à Lima (Pérou) Mariée, deux enfants— Docteur en anthropologie sociale (ehess). — Chercheuse associée à l’Institut français d’études andines (ifea, cnrs-mae, Lima, Pérou), au Centre Jacques Berque (cnrs-mae, Rabat, Maroc) et à l’Instituto de democracia y derechos humanos, Pontificia Universidad Católica del Perú (Idehpucp, Lima).

- Direction de la rubrique Mauritanie dans l’Annuaire de l’Afrique du Nord entre 1998 et 2005.

- Publication d’une vingtaine d’articles sur la parenté et la politique, sur la colonisation, sur l’esclavage interne et sur la politique actuelle en Mauritanie.

- Depuis 2013, elle travaille sur le thème de la violence politique en Mauritanie et au Pérou.



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Commentaires (1)

  • prof287 (H) 09/03/2014 23:46 X

    Rectificatif: BA MAMADOU dit MBARE n'était pas président de l'assemblée mais président du sénat.
    ALLAHOUMA AGHVIRLEHOU WE ARHAMAHOU