15-04-2014 00:18 - La chasse à la vie

La chasse à la vie

Cheibou - L’évènement se situe à Nouakchott, et à pour cadre les débris de l’ancien faubourg colonial, le « Ksar », connu pour sa célèbre présence dans l’histoire coloniale étant l’unique point d’eau sur la ‘’Route Impériale’’ allant de Saint-Louis du Sénégal à Bir-Moghrein au nord de la Mauritanie, route qui jadis reliait les colonies françaises du Maghreb au nord du Sahara et celles de l’Afrique au Sud du Sahara.

Ce faubourg devenu par la force des choses et la volonté des fils de cette Nation, la future Capitale de la République Islamique de Mauritanie à la suite de la vague d’indépendance octroyée par le colonisateur à ses anciennes colonies ayant votées le ‘’Oui’’ référendaire pour rester au sein de la Communauté Française, cadre d’autonomie interne proposée par le Général De Gaulle aux pays africains.

La Mauritanie devenue indépendante contre ‘’vents et marées’’ souscrit aux nouvelles Institutions Internationales en application des recommandations de la Charte des Nations Unies, elle devenait ainsi membre à part entière de l’Organisation des Nations-Unies en novembre 1960, après moult revendications marocaines et l’exigence des soviétiques qui ont pendant quelques temps imposé leur véto contre l’admission de la Mauritanie en vue de régulariser celle de la Mongolie.

Nouakchott, située sur la bordure de l’océan atlantique et les cordons dunaires, constituait alors pour le nouvel Etat émergeant un symbole d’indépendance, d’unité nationale, de fraternité et de justice c’était aussi une option fondamentale d’existence et de survie, face aux homogénéités de ses voisins immédiats qui chacun de son côté, réclamait son identité et surtout sa restitution arguant que la Mauritanie est une partie intégrante de son territoire.

Cette ville n’avait rien d’une future capitale, les seules infrastructures d’alors un puits (repère sur la Route Impériale), à peine quelques dizaines de maisons en banco, restées après la destruction du faubourg par les déluges de l’inondation provoqués par les pluies diluviennes qui se sont abattues durant les années 50, un aérodrome de fortune construit pour la circonstance.

Dans ces conditions, rien ne prédestiner Nouakchott comme Capitale, si ce n’est la volonté d’un seul homme : Maître Mokhtar Ould Daddah, et de quelques cadres chevronnés, qui incarnaient la volonté de tout un peuple qui voulait voir naître cette nation, contre vents et marées avec la ferme détermination de bâtir une Capitale à partir d’un néant.

C’est aussi un symbole de liberté retrouvée, car en réalité personne ne misait sur son futur statut de Capitale d’une Nation naissance en dehors de ses fils. Il fallait donc donner à cette nouvelle capitale, une existence, une population, un aéroport et des infrastructures comme toute les capitales africaines, qui jouissaient de tant d’avantages, légués par le colonisateur français.

L’histoire retiendra que la République Islamique de Mauritanie est le SEUL Etat africain devenu indépendant sans aucune infrastructure, sans aucune route, sans barrages, sans aucune administration active léguée par le colonisateur, tout est à faire à partir du néant, il fallait jeter les bases de cette capitale.

L’objectif principal à la veille de cette indépendance est d’accordé à ce pays un semblant de Capitale, comme ce fut pour l’Etat lui-même, il fallait lui trouver une âme. Cette âme-là, se sont ses dunes désertiques reconverties en chantiers, ses espaces dépourvus de toute nature humaine, ou sauvage et pourtant de ce désert, de cette nature indomptable a surgi Nouakchott, elle en est sortie glorieuse, flamboyante avec ses vastes avenues, ses édifices publiques et son administration tout cela grâce à la volonté de son peuple et ses dirigeants.

Les autorités avaient encouragé le peuplement de la ville, par le déplacement des populations de l’intérieur pour s’installer dans des quartiers qui furent construits, des hommes et des femmes, des vieillards et des enfants, des éleveurs du Walo, des nomades du désert constituèrent les premiers habitants de notre symbole d’indépendance : Nouakchott, où les autochtones de la ville contribuèrent à l’évolution de la ville.

Du Sénégal, et des pays voisins des mauritaniens sont revenus, ils étaient décidés à participer à la construction nationale, de même que quelques étrangers désireux de contribuer à l’épanouissement de cette nouvelle nation, étaient venus s’invertir pour faire émerger Nouakchott du néant et pour lui donner cette âme afin de devenir une Capitale.

Des constructions émergées du sable, çà et là, comme des champignons, dès la première année de l’indépendance. C’est dans ce contexte que la famille de Ehel Bitiche est venue s’installer à Nouakchott, en provenance de Rosso Mauritanie, comme tant d’autres mauritaniens pour peupler cette ville nouvellement créée en vue de constituer un centre d’attraction politico-économique et social de la République Islamique de Mauritanie une année avant l’accession du pays à l’indépendance, au moment de l’installation de l’Administration Mauritanienne venant de Saint-Louis, sous l’insistance des Autorités légales de la Mauritanie.

C’est donc dans cet agglomérat que va se jouer l’aventure de notre héros et qui constituera son premier pas vers cette révolte contre la nature donc vers la liberté qu’il caressait depuis que des évènements indépendants de sa volonté ont précipité son renvoi de l’entourage familial, suite à des anicroches liées à des problèmes conjugaux entre son père adoptif et sa mère.

Depuis lors ce milieu environnemental lui est d’une fatalité indescriptible, tout cela a contribué de manière conflictuelle à son éloignement de la cellule familiale, dans une phase où cette présence aurait été nécessaire pour la métamorphose psychologique de l’enfant délaissé à la nature et aux orées de la fatalité juvénile.

C’est dans ces années folles et contraignantes où l’évolution de chaque individu dépendait intrinsèquement de son indépendance d’esprit, indépendance d’intelligence et surtout de sa volonté de réussir, que ce jeune se découvrit une nouvelle conception de la vie, de l’aventure et surtout de la liberté.

Pour l’évolution de son équilibre qui résultait de l’étendue proportionnelle des évènements qui se manifestaient tour à tour, il devait se démarquer d’un milieu devenu fatal où l’environnement est plus que sceptique d’où la nécessité d’aller vers un endroit plus serein plus ou moins acceptable et susceptible de lui permettre de continuer ses études primaires et secondaires dans un cadre plein d’harmonies et bonheurs.

D’années en années non sans trop d’accrocs, il luttait âprement contre les épreuves de la vie, de la nature et pour parvenir au soleil de la liberté et de la prospérité, qui est le seul salut devant permettre à notre héros de poursuite son aventure.

Sans la volonté ferme de réussir et de poursuivre ses études à un stade aussi important de la vie, il aurait pu sombrer dans l’ignorance, dans la délinquance et surtout dans la frustration, d’où un abandon des études serait une erreur irréparable et insignifiante.

L’épopée enfantine :

A cette époque, le ksar n’était qu’une agglomération à peine peuplée d’un millier d’individus, les habitants se connaissaient les uns, les autres. A chaque évènement, ils se rendaient mutuellement visite et contribuer aux festivités qui marquaient leur relation quotidienne.

Bâti entièrement en banco, son plan directeur était bien conçu, les ruelles très espacées, les bâtiments coloniaux (Baîla) qui constituaient le seul héritage colonial de la bourgade et qui sont destinés à l’Administration mauritanienne en attendant les nouvelles infrastructures de la future Capitale en cours d’élaboration.

Les seuls bâtiments du faubourg qui en faisaient la façade, sont le dispensaire ‘’El Hadj’’, les logements administratifs où habitait la seule autorité religieuse et juridique, il s’agit du Cadi, quelques maisons en béton armée, aux alentours de l’école primaire, ainsi que les concessions en banco de l’actuel ‘’Baila’’ datant des années cinquante.

Après l’installation de ma famille au Ksar, je me familiarisais avec les enfants, du quartier, où nous habitons près de l’unique établissement scolaire qui existait en ces temps-là. La seule distraction des enfants, en ces temps lointains, est de se retrouver au marigot ‘’Amou rayé’’, (situé actuellement en plein centre de Teyarett) nouvelle agglomération de la Capitale, où ils passaient la journée à nager dans a boue salée, aucun souci de contamination n’effleurait leur esprit, plutôt le désir de plonger dans cette eau saumâtre qui se développait au fur et à mesure que les pluies se multipliaient dans la zone.

De temps à autre, on acheminait vers les bassins souterrains de la Maurelec, société jadis chargée de l’alimentation en eau et en électricité la ville de Nouakchott, situés en face de la résidence du PM).

A l’intérieur de ces bassins-là, on pénétrait en toute plénitude, sans contrainte pour nous laver et souvent aussi pour on s’y cachait dans les canaux loin des regards pour nous amuser, et parfois pour éviter d’être évincé par nos parents quand ils se rendaient compte qu’on se trouvait dans ces bassins dangereux à leur yeux. Parfois des passants signalaient notre présence dans les bassins à nos parents qui se lançaient à notre recherche, ayant repéré notre refuge, ils scrutaient à travers les hublots au dessus des bassins, en nous hélant, l’écho de leurs cris, nous parvenait comme des ondes de choc, traversant les canaux pour percuter les échos de nos cris de joie et de bonheurs dans un tintamarre indescriptible.

En dehors de mes études scolaires, je m’acharnais sur mes cours coraniques que le vieux marabout du coin me donnait chaque matin à l’aube en me faisant réciter mes sourates avant d’aller à l’école.

L’école est constituée de deux grands bâtiments distincts, l’un destiné aux garçons, l’autre aux filles séparée par une haie de barbelés afin d’éviter le contact entre les deux sexes. Les salles étaient propres, des enseignants pour la plupart des béninois, et sénégalais, enseignaient le français, tandis que des instituteurs de mahadras mauritaniens éduquaient cette première génération d’élèves, et nous enseignaient l’arabe classique. Les écoliers dans la cour, sous le regard des maîtres s’offraient le luxe de jouer au cache-cache, par-ci et par-là des gaillards, ballon au pied, se défoulaient à leur guise avant le son de la cloche invitant les élèves à rentrer en classe.

De l’autre côté de la clôture en barbelés, les filles en robe de soie, d’autres en voile, dansaient, chantaient, criaient ou jouaient à ‘’ma maison’’. Certaines assises, tapotant des mains, pendant que l’une d’elles, faisant le tour du cercle des filles assises et jetait au hasard le mouchoir qu’elle tenait à la main, sur l’une d’elles et poursuivant sa course pour regagner la place laissée vide par la poursuivante, qui devait à défaut de pouvoir rattraper sa copine, poursuivre le chemin dans une ambiance bon enfant.

Au son de la cloche, les écoliers se précipitaient vers les entrées de leur classe respective, pointé au perron, chaque enseignant attendait exclusivement ses élèves qui s’alignaient en trois colonnes, après l’exécution d’un certain nombre de mouvements d’ensembles, les élèves pénètrent dans les classes et sont soumis à l’appel de présence que le maître effectuait afin de s’assurer de la présence de tous.

En classe un silence s’empara des élèves, des chuchotements se furent entendre au fond de la classe et l’un des élèves se levait pour confirmer l’absence de tel ou tel élève.

- Prenez vos ardoises et suivez-moi au tableau ? Décrétait le maître à l’attention des élèves.

Il écrivit au tableau noir, quelques consommes et des syllabes et entonna :

- i, u, o, a, e, é, è, ê ….
- t, p, n, m, r, v, etc.….

Les élèves répétaient après lui en une seule voix.

Ensuite, il demandait aux élèves d’écrire sur les ardoises les lettres, de les lire attentivement et de les réciter avant la sortie en récréation.

Aux environs de 10 heures, la cloche résonnait pour la seconde fois annonçant la récréation, les élèves se précipitèrent après avoir rangé leurs ardoises et sortirent silencieusement pour jouer dehors et pour manger quelques bonbons offerts par les vendeuses moyennant des pièces par ci et par là. Certains se dirigeaient vers leur maison, tout près de l’école pour déguster quelques gâteaux, d’autres par contre achetaient sur place des bonbons et des morceaux de pain imbus de sauce à la tomate avec les vendeuses assises sous les arbres de l’école.

Par ailleurs des garçons se désaltéraient de la borne fontaine installée dans la cour de l’établissement, d’autres jouaient au ballon.

Je pris la main de ma petite sœur qui à peine sortie, réclamait à boire, du coup je l’amenai à notre maison, située de l’autre côté de la rue juste à l’arrêt des taxis ‘’Keita’’ (Vieux guinéen, partisan farouche du Président Ould Daddah et de son parti) qui se prolonge à l’ouest, vers le marché du Ksar et la Mosquée de Bouddah, d’une part et à l’Est vers la Gare Routière de la ville en face de l’aérodrome. Après avoir déjeuné ma sœur et moi nous repartîmes à l’école pour continuer nos études. Quelques instants après, la cloche retentissait de nouveau au grand dam des élèves qui s’extasiaient dans la cour, mettant fin ainsi à la joie qui se dessinait sur les visages des enfants.

A l’intérieur de la classe, les élèves étaient en train de suivre les cours, sous la surveillance de l’instituteur, par moments je regardais par la fenêtre, les allées et venues des enseignants dans la cour sous une chaleur de plomb, par moments dans la cour, aucune âme, aucun élève, le soleil accablant, ses rayons éclaboussaient l’atmosphère ambiante, la chaleur atteint son zénith. Pas une âme ne pouvait se hasarder à rester longtemps par ces temps-là de chaleurs.

Tout petit, je me souviens des manifestations de joie populaire suscitées par l’annonce d’un évènement très important à savoir la fête nationale d’indépendance le 28 novembre 1962, qui symbolise l’atmosphère d’apothéose populaire exceptionnelle de cet évènement.

L’ampleur de l’annonce de cet évènement fascinait les quelques habitants du ksar, Nouakchott vibrait, à l’approche de la fête, les préparatifs battaient leur plein partout dans les quartiers qui s’embellissaient, les rues étaient pavoisées aux couleurs nationales et celles des pays invités pour la circonstance.

Les journalistes étrangers venus couvrir l’évènement, égayaient les curieux par le déclic et la magie de leur appareil photo, qu’ils décrochaient de leur épaule à chaque fois qu’ils rencontraient des mauritaniennes en voile ou en pagne pour les photocopier.

Le soir, rares sont les véhicules qui circulaient dans les ruelles du ksar, on noté par exemple ; celles du Président de la République, du maire de la ville Mohamed Ould Khayar, une 2 CV, et quelques 403 mises à la disposition du Gouvernement mauritanien utilisées parfois les quelques responsables administratifs mauritaniens et français.

Par ailleurs, deux faits remarquablement importants m’ont marqués en ce début d’indépendance, le premier l’épouse d’un ex-ministre qui conduisait les voitures, le deuxième la première femme mauritanienne pilote Mouthé Mint Ababe, qui d’ailleurs périt dans un accident d’avion aux environs des iles canaries quelques années plus tard.

L’après-midi au stade du ksar, (alors simple fraîchement clôturé par une équipe de pax American dans le cadre d’un volontariat) ce terrain vide, où se rencontraient les formations d’alors l’Asptt, avec son tonitruant dribbleur Chaperon, le Progrès, avec son excellent buteur Malamine Fall. Le Real, avec son irrésistible dribbleur Diace le Lion, l’homme qui est craint par tous, grand de taille, c’est mon enseignant que j’admirais beaucoup, et pour lequel j’avais beaucoup d’estime et d’égards, les rencontres se déroulaient sous la supervision du tout premier arbitre mauritanien, j’ai nommé le valeureux militaire Boubacar Fall, arbitre de grande qualité, régulièrement, des équipes sénégalaises se déplaçaient à Nouakchott pour des rencontres de football amicales dans une ambiance de fraternité et de sportivité très louables.

Quant c’était notre enseignant et son équipe qui se déplaçait pour une rencontre au stade du Ksar, c’est toute la classe qui allait pour supporter notre ‘’enseignant’’ de sportif, car il nous impressionnait par ses formidables prouesses techniques, telles que le ‘’ciseau’’ une sorte d’acrobatie lui permettant de détourner la trajectoire du ballon d’un sens à l’autre en pivotant en l’air et reprenant le ballon au vol par le biais de son pied pour l’envoyer dans les filets adverses avec une maîtrise exceptionnelle et un sens de combativité exceptionnel.

Tous des mordus du ballon rond, on assistait donc aux rencontres de football qui se déroulaient sur ce terrain entouré d’une clôture à peine perceptible, ce terrain est situé non loin de la Direction des PTT, et à l’actuel emplacement de la Socogim du ksar, ce terrain est souvent menacé par les cordons de sable. Nous étions un groupe d’élève très attaché au sport, je me souviens de certains d’entre eux, tels Abderrahmane Newka, Abderrahim Ould Youra, Sid’Ahmed dit Cheibou, (le plus petit qui en classe à mes côtés, passait son temps à grignoter de la craie).

Un jour l’ayant surpris en train de croustiller une craie, Monsieur Diack Mamadou, eut l’idée de nous amenait par la suite le week-end suivant hors de la ville pour bivouaquer, en amenant ainsi avec lui une bonne quantité de pains, de beurres, de chocolat, et des biscuits, nous avons passé ce dimanche au bord de la mer en train de manger à notre guise les bonbons et les biscuits dans une ambiance de bon enfant, pleine d’humours où chacun se sentait heureux.

Autres distraction qui animait le « quartier chic » du ksar, aux environs de l’actuel Commissariat de Police, où un groupe de diverses nationalités, béninoises, surtout, des enseignants, des douaniers et des postiers sous la conduite de Janvier, ainsi que des mauritaniens mordus de la pétanque, nous égayaient chaque nuit par leur désir de vouloir animer les soirées en effectuant des tournois de pétanque, sur la place publique très peu éclairée par les lampadaires de fortune.

Il y’avait également des restaurants et des bars tels que « Le Mamacita », « la Concierge », le Bar « Keita » dirigé par le Vieux Keita, de nationalité guinéenne, farouche partisan du PPM, où les croulants de la musique cubaine se distinguaient au son de la musique et de la maitrise de la danse afro-cubaine, nous les enfants on se contenter de regarder à travers les vitres des portails, les hommes et les femmes dansaient au son de la musique cubaine et parfois guinéenne.

L’autre centre d’attraction est le « marché de bétail » seul endroit où les habitants du quartier s’approvisionnaient moutons, chèvres et autres bétails (vaches, chameaux etc.…), par ailleurs le marché du ksar était un autre lieu ou les populations y vaquaient pour acheter les aliments (riz, macaroni, et les autres ingrédients) nécessaires à la survie.

Le seul lieu de culte du faubourg, est la mosquée dite de « Bouddah », où l’érudit Bouddah Ould Bousseiry, dirigeait les cinq prières, sauf le vendredi, où la grande prière est dite à la Mosquée de la capitale en face de l’Etat-major Nationale des Forces Armées.

Notre école coranique se trouvait dans la Mosquée de « Bouddah », et le marabout avait beaucoup de peine à gérer et à contrôler les enfants, dans ce remue-ménage quotidien des élèves qui récitaient leurs sourates dans un brouhaha infernal et indescriptible, ce qui m’amène parfois à me demander comment pouvait-il concilier (écoute/contrôle et suivi) des élèves dans ce vacarme. Il lui arrivait parfois d’utiliser la cravache pour ramener le calme dans la cour.

Parfois la nuit, les citoyens les plus civilisés se rendaient dans les deux salles de cinéma qui existaient, le cinéma « Pagnon » et le cinéma « Sahara » se trouvant en face de la « Gare Routière » pas très loin de l’aérodrome juxtaposés aux Ets « Lacombe ». Les seuls films d’alors, se sont des films indous, américains et français. Les personnes se déplaçaient à pied pour aller se divertir dans les quartiers de la ville et rentraient tardivement à leur domicile dans une ambiance de sécurité totale.

A suivre .....

Alioune Ould Bitiche
Auteur de : "La chasse à la vie"
téléphone : 46.78.57.32 - Nouakchott.



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Source : cheibou
Commentaires : 5
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Commentaires (5)

  • cheibou (H) 17/04/2014 16:46 X

    Une coquille encore s'est révélée : je confirme bien DIACK LE LION au lieu de Diac le lion.
    Mon éminent enseignant.
    Alioune

  • grand pere (H) 15/04/2014 13:02 X

    Ecoute toi tu es vraiment sympathyque et veridique, 9a me rappelle ce bon vieux temps ou tout etait simple et naturelle.

  • bala (H) 15/04/2014 12:15 X

    Trés belle histoire, qui parfois, ressemble à la mienne. L'auteur et moi sommes de la même époque des indépendances.

  • bigmath (H) 15/04/2014 11:23 X

    Du courage il nous faut ce genre de témoignage pour connaitre l'histoire de notre pays; merci beaucoup.
    Mais au fait tantôt vous écrivez à la premiére personne du singulier tantôt à la troisiéme personne c'est un style litéraire inahbituel. Et ou' trouve t on ce livre ? Merci.

  • bilbassy (H) 15/04/2014 11:20 X

    Merci, de la part de "l'enseignant" sportif pour le rappel et la leçon d'histoire.