31-10-2014 18:16 - Fin de la 9ème édition du Festival de cinéma court-métrage à Nouakchott : Flopée de prix et satisfaction des organisateurs

Fin de la 9ème édition du Festival de cinéma court-métrage à Nouakchott : Flopée de prix et satisfaction des organisateurs

L'Authentique - La 9ème édition du Festival de cinéma court-métrage « Nouakshort-Film » a baissé ses rideaux lundi 27 octobre dernier. Pendant cinq jours, le parc de la Biodiversité de Nouakchott s’était transformé en un véritable laboratoire, des ateliers de formation le jour sur les principales matières cinématographiques (réalisation, écritures scéniques, montages, etc), et la nuit projection de films.

Au finish, des prix ont été distribués pour le meilleur film et la meilleure interprétation.

C’est ainsi que « One from us », intitulé en anglais (Un des nôtres) du réalisateur mauritanien Chevie Ould Baba, jeune sortant de l’Université de Nouakchott, faculté d’Anglais, a remporté le Prix du meilleur film du festival « Nouakshort-Film ».

C’est là, sa première réalisation cinématographique. Il s’agit de l’histoire d’un adolescent qui vit, comme tous les autres, les déchirements internes nés de sentiments diffus, de crise de la personnalité et de contradictions propres à son âge. C’est cette lutte interne à la fois physiologique et psychologique que le film « Wahid Mina » tente de restituer à travers un monologue savamment élaboré et où la pensée de l’adolescent vit la douloureuse dissension de ses diverses personnalités introverties qui tentent chacune de prendre possession de son être.

Le combat s’achève par la victoire de toutes ces réminiscences qui vont finir tous par forger la personnalité une et indivisible de l’adolescent, à la fois progressiste et conservatrice, extrémiste et éclairée, optimiste et pessimiste, romantique et rustique. En définitive, « Wahid Mina » est un film psychanalitique et freudien. Il reflète la diversité des extrêmes que vit l’homme, foyer d’une lutte perpétuelle entre le Bien et le Mal, le tout ensemble et dans la même personnalité.

Le Prix de la meilleure interprétation féminine est allé à la jeune actrice égyptienne, Selma Hassane, pour son magnifique rôle dans le film égyptien « Braids » du réalisateur John Ikram. Ce court-métrage avait d’ailleurs suscité un grand enthousiasme au sein du public. Le président du festival, Mohamed Ould Idoumou saluera ainsi la participation égyptienne à cette édition, notamment la contribution d’un des géants du cinéma égyptien, Messaoud Fouda et d’autres techniciens du pays des Pharaons, dans la formation des jeunes réalisateurs mauritaniens.

Le film marocain « Selt » de Yassine El Idrissi a quant à lui remporté le Prix de la compétition internationale. En tout, ce sont 45 films représentant 12 pays qui ont été projetés pendant les cinq jours du festival qui avait démarré le jeudi 23 octobre dernier. Parmi les pays invités, le Maroc, la Tunisie, la Libye, l’Egypte, l’Irak, l’Allemagne et le Japon.

Le Festival a également permis au public de redécouvrir le film « Timbuktu » du réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako, un film qui était présent cette année au Festival de Cannes.

La Maison des Cinéastes de Mauritanie, initiatrice de l’évènement, à travers son président Abderrahmane Ahmed Salem ainsi que ses collaborateurs, se sont dit satisfaits de la réussite de la présente édition, corroborée par l’implication du ministère de Tutelle, l’ouverture ayant été marquée par le discours de Madame la ministre de la Culture. La présence massive du public et celle des jeunes dans les ateliers de formation, signe d’un intérêt de plus en plus accrue pour le cinéma, constituent également pour les organisateurs un autre motif de satisfaction.

Cheikh Aïdara



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Commentaires (1)

  • justte (H) 31/10/2014 22:06 X

    Cest bien tout ca mais il fait dabord payer les artistes