07-01-2016 21:45 - Ibrahim aleyhi salam, ancêtre éponyme du peuple soninkee ?

Ibrahim aleyhi salam, ancêtre éponyme du peuple soninkee ?

Le Calame - Les historiens aussi bien traditionnels que modernes, ont, jusqu'ici, tenu le grand Mama Dinga pour l'ancêtre des Soninko mais sans en fournir, à ma connaissance, la moindre preuve. J'estime, quant à moi, que l'ancêtre des Soninké remonterait plus loin que Mama Dinga.

A mon avis, ce serait, plutôt, Ibrahima, Aleyhi Salam (AS). Cette hypothèse trouve sa justification dans la signification du nom du patriarche. Ibrahima (AS) vivait, avec ses parents, en Mésopotamie (actuellement Iraq), région alors dirigée par un roi du nom de Nemroud ibn Canaan.

Les habitants de ce pays adoraient des idoles dont la plus grande et célèbre s'appelait Hima. ­Le père d’Ibrahima (AS) fabriquait ces idoles et demandait à son fils (AS) d’aller les vendre. Ne croyant qu'en un seul et unique Dieu, celui-ci les traînait par terre, sans aucun égard.

Les gens de la ville s’en scandalisaient et le traitaient de fou. Un jour, le roi Nemroud et ses sujets sortirent de la ville pour traiter je ne sais quelle affaire. Pendant leur absence, Ibrahima (AS) entra dans le temple où se trouvaient les idoles. il prit une hache, les brisa, et les réduisit en petits morceaux, à l'exception de la grande Hima sur l'épaule de laquelle II posa la hache. A leur retour, les habitants ne purent que constater les dégâts.

Ibrahima (AS) fut convoqué par le roi qui l'interrogea sur son geste. Et Ibrahima de répondre : « ce n'est pas moi, interrogez plutôt Dieu Hima que vous adorez ». Fâché, le roi ordonna alors d'allumer un grand feu pour y jeter Ibrahima (AS).

Au moment fatidique, Allah dit au feu : « Ya narou kouni Bardane wa salam,ne a la Ibrahima », Ce qui signifie : ô feu, sois une fraicheur paisible pour Ibrahima (AS). Le feu obéit à l’ordre divin et Ibrahima (AS) fut sauvé.

Le saint prophète ne considérait pas les idoles comme des dieux, il croit en un Seul, Unique, Or Ibrahima (AS) signifie, en soninké : « II refuse, il ne croit pas en Hima.» Ibra, il croit pas, il refuse. Et Hima est le nom de la grande idole. Ibrahima ne se traduit, à ma connaissance, en aucune autre langue que le Soninké. C’est un des arguments sur lequel repose mon hypothèse faisant, d'Ibrahima, l'ancêtre des Soninko.

Ibrahima (AS) eut, comme première épouse, une certaine Sara. De Mésopotame, Ibrahima (AS) et sa femme se déplacèrent vers l'Egypte, en passant par la Palestine. Durant leur séjour en Egypte, des médecins pharaons noirs soignèrent la stérilité de Sara. Il faut noter qu’Ibrahima très âgé n'avait jamais eu d'enfant. A leur départ d'Egypte pour l'actuelle Arabie Saoudite, le pharaon offrit en servante, à Sara, une jeune fille noire du nom de Hajara.

Arrivés dans leur nouveau pays de résidence, Sara invita Ibrahima à prendre celle-ci comme seconde épouse pour avoir un enfant. De cette union naquit Ismaël. Au vu de l’enfant, Sara piqua une crise de jalousie et le renvoya de la maison avec sa mère.

Hajara s'en alla dans le désert et posa son enfant par terre. Courant entre deux collines – Safa et Marwa – elle implora Dieu de sauver son enfant. II faisait très chaud et il n'y avait pas d'eau. Ismaël pleurait et tapait des pieds le sol. A cet endroit, Dieu fit jaillir une source bénite, Zem Zem. Puis Ibrahima installa Hajara et Ismaël dans une chambre à la Kaaba. Quelques années plus tard, Sara trouva elle aussi un enfant, ishaq.

Après avoir joué avec ses petits camarades. Ismaël rentrait chez sa mère, en disant qu'il allait à « Ma-qua », qui signifie, en soninké, « la demeure de ma mère ». Ce qui donna le nom de la ville de Macqua. Comme Ibrahima, Maqua ne se traduit qu’en soninké. Voilà le deuxième argument sur lequel repose mon hypothèse.

Lorsqu’Allah ordonna, à Ibrahima, de sacrifier son unique fils Ismaël, celui-ci demanda à son père : « où vas-tu m'égorger ? » Où, se dit, en soninké, Minna qui est le site où les pèlerins passent la nuit avant de monter à Arafat. Voilà le troisième argument de mon hypothèse.

Ibrahima (AS), ancêtre probable du peuple soninké, est le père de tous les messagers d'Allah. Les plus importants sont les apôtres des trois religions monothéistes : Moussa (AS), avec la Torah juive ; Issa (AS), avec l'Evangile et Mohamed (PSL) le meilleur de tous avec l’islam, à travers le Coran.

Ishaq est un des ancêtres des Hébreux et Ismaël celui des Arabes, bien que n'étant pas arabe. Ismaël avait des voisins arabes, les Djourhoums qui habitaient au voisinage de la demeure de sa maman.

II maria une djourhoum arabe et perd ainsi sa langue. Ces descendants devinrent arabes. On ne parlera de Soninké qu'à partir de Mama Dinga, un descendant du prophète Daouda (AS), lui-même descendant du second fils d'Ibrahima, Ishaq.

Selon Bakary Waïga, la migration des Soninké, de l'Asie vers l'Afrique de l'Ouest, a commencé à partir de Jérusalem. C'est de là que Mama.Dinga et ses compagnons partirent au Yémen. Après un séjour assez long dans cette contrée, Ils traversèrent la mer Rouge pour atteindre l'Ethiopie.

Toujours selon Bakary Waiga, Mama Dinga ira, avec ses compagnons, de l'Ethiopie en Egypte. Ils y vécurent plusieurs année. Les noms des villes d'Assouan et de Khahira sont d'origine soninké mais déformés par les Arabes. Assouan s'appelait Sooni et Khahira, Khahoure qui signifie « cauris », en soninké.

Le fleuve Nil est une déformation du soninké, Nire qui signifie « courant d'eau ». Il existe, encore aujourd'hui, en Egypte, des noms de famille soninké, comme Dramé, Fadiga, etc.

Les Nubiens, populations autochtones d’Egypte, ont les mêmes traditions ,et cultures que les Soninko. C'est de l'Egypte que Mama Dinga et ses compagnons rejoindront l'Afrique de l'Ouest. Sur leur chemin, ils firent escale à Khartoum,capitale du Soudan actuel.

Khartoum est d’origine soninké – Khari- touma qui veut dire faisons escale, reposons nous. Parmi les compagnos de Mama Dinga on comptait quatre Hada–Khoro et un forgeron. Il s’agit de Wakané Sakho, Djaméra Sokhona, Goumané Fadé, Makha Doumbé Sylla et Koursso Mbommu, enfin, le forgeron qui fondera le village de Barrago.

Mama Dinga et ses compagnons trouveront, dans cet espace de l'Afrique de l'Ouest, des soninko de Karta, Gadjaga et du Guidimakha. Mama Dinga organisa la province du Wagadou. Avec les trois autres provinces, il formera le premier empire noir du Continent : le Ghana.

Ibrahima, Macqua et Minna sont des noms soninké. La langue soninké serait-elle, à l’origine, l’accadien, langue d’Ibrahima (AS) ? Du canaanéin, langue des premières populations noires de la Palestine ou, encore, un ancien égyptien ? La question reste posée. Attention ! Historiens, chercheurs africains et soninké, en particulier, à vos marques ! Partez, poursuivez les recherches pour découvrir la vérité historique de notre passé, afin de répondre à ces interrogations. La vérité triomphera !

Oïga Abdoulaye

Ancien Directeur de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale de Mauritanie



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Commentaires (12)

  • Moutalli (H) 08/01/2016 17:18 X

    Quelle est cette histoire d'éponymie? "Eponyme" veut dire "qui donne son nom à";par exemple, "Athéna est l'éponyme d'Athènes" ou bien encore "Les misérables", film éponyme du roman de Victor Hugo, c'est-à-dire qui tire son nom de l'oeuvre de Hugo! Mais en quoi "soninké" est l'éponyme de "Ibrahim" ou inversement?

  • colombus (H) 08/01/2016 12:36 X

    On ne traite pas des questions historiques comme si on y était au moment des faits. Cette hypothèse à bien été développé par un certain MOHAMADOU Wague en Égypte, avec beaucoup plus de pertinence et de recul. Quand on n'a pas grand chose à dire à un certain âge dans nos contrées, on s'abonne à la mosquée avec un chapelet et on laisse les spécialistes s'occuper des questions que nous maîtrisions pas!

  • demba04 (H) 08/01/2016 11:32 X

    Ce texte qui s’essaie à l’histoire ne cite aucune source, aucune référence sauf le frère de l’auteur Bakari Oiga qui, à ma connaissance, n’est pas non plus historien. Le texte comporte de nombreuses inexactitudes.


    Vous dites ensuite qu’Ibrahima n’a de traduction qu’en soninké, qu’en savez-vous ? Avez-vous étudié les autres langues ? Les connaissez-vous ? etes-vous allés dans les régions concernées pour vérifier comme le font les historien ? Google et wikipedia ont facilité la tâche pour beaucoup de personnes mais pour devenir historien ou spécialiste d’une discpline on ne peut pas s’en contenter.

    Par ailleurs, ce serait catastrophique pour les soninko de n’avoir comme maigre héritage de cet illustre ancêtre que ce que vous nous donnez ici. Pourquoi vous arrêtez-vous en si bon chemin ? Pourquoi ne pas nous donner le sens soninké de Israël ? Hajara ? Yaqub ? L’ancêtre soninké n’a rien laissé d’autre à la civilisation soninké ?

    Cher doyen, l’histoire est une science avec ses règles, ses méthodes, sa méthodologie. On ne peut pas s’improviser historien juste parce qu’on a vu une ou deux coïncidence sans même essayer d’en connaitre la chronologie pour éviter de prendre la cause pour la conséquence, le fils pour le père. Des historiens ont constitué des équipes de recherches pour sillonner les régions dont vous parlez, ils ont recoupé leurs hypothèses avec celles d’autres équipes pluridisciplinaires (géographes, archéologues, ethnologues, sociologues, linguistes…).

    Et vous, depuis votre salon, vous nous sortez des hypothèses qui ne sont étayées d’aucun début de fiabilité ! Aucune source, aucune référence à part Bakari Oiga votre frère qui du coup a plus de légitimité que Delafosse, Monteil, Joa de Barros, Marmol Carvajal, Mahmud Kati, Cornelius Hodge, McIntosh, Suret-Canale, Omar Kane, Abdoulaye Bathily, Smith, Paulet et Winter, Meillassoux, Saint-Jean et d’autres et d’autres encore…) ! Vous avez beaucoup de mérite vu votre engagement pour le soninké, mais faites attention à ne pas vous hasarder sur des terrains que vous ne maitrisez pas. Vous êtes un homme respectable.

  • dykrim (H) 08/01/2016 09:03 X

    Le coran dit aussi que Ibrahim n’était ni juif ni chrêtien mais tout simplement musulman et adorateur d’Allah, il n’non plus ajouté qu’il était Arabe. (Bon Vendredi à tous).

  • abma (H) 08/01/2016 08:58 X

    sahelien (H), Je pense que vous avez mal lu Oiga, il n'a jamais voulu trouver une origine arabe a ses ancêtres. C'est plutôt le contraire qui apparait dans ce texte (au moins pour une partie des arabes). Ceci étant les éléments qu'il a avancé existent aussi dans d'autres documents de recherche.

  • boubou_kibili (H) 08/01/2016 08:51 X

    Nous voulons des faits scientifiques et là notre ami et frère Soninké Oiga barak Lahi Vique doit pour nous convaincre aller dans ce sens. De toute ce qui est plus important est le faite que c'est le Prophète AWS qui a fait de nous tous des musulmans. Je ne suis pas contre des déclarations mais je suis un scientifique et voudrait que les faits soient prouvés ou étayés.

  • ngaari aalam (H) 07/01/2016 23:58 X

    L'histoire ce n est pas pour decouvrir la verite mais pour faire disparaitre la verite.

  • moukhabarat (F) 07/01/2016 23:41 X

    Sahelien! Vous ne savez pas d'où vous venez... alors laissez à ceux qui le savent ( les soninkés rois de l'empire du Ghana et du Mali) ce privilège...

  • ngaari aalam (H) 07/01/2016 23:41 X

    Me vous connaissez peut etre seulement que la langue francaise et le sonike. Arretez ce complexe d' inferiorite. Ibrahima pourrait etre descendant des sonike mais pas le contraire. Tout le monde est first d' Adam; ce qui importe c est d assumer son present et ne pas vouloir vivre eternellement dans un passe suppose golorieux.

  • Ibiliss (H) 07/01/2016 23:18 X

    Même Lafontaine n'aurait pas fait mieux! Bravo! Avec des " ses sujets sortirent de la ville pour traiter je ne sais quelle affaire." comment osez-vous accuser les autres de "sans en fournir, à ma connaissance, la moindre preuve." Et où sont-elles donc, vos preuves à vous?

  • sahelien (H) 07/01/2016 23:09 X

    ca serait vraiment bien de laisser l'histoire aux historiens professionnels. Mr. Ouiga, vous tombez dans ce tropisme de musulmans africains a vouloir tes trouver une origine arabe a vos ancêtres. cela relève du complexe d'infériorité Les soninkes n'ont pas de lien historique ou génétique avec le monde arabe et leur culture transcende l'islam qui n'existe que depuis un siècle et demi. Notre africaine n'a pas besoin de se bâtir sur le socle de l'islam. merci

  • Symaodo (H) 07/01/2016 22:42 X

    OUI,oui ce raisonnement tient la route.