19-01-2018 10:54 - La France accusée d’ingérence dans l’élection présidentielle mauritanienne

La France accusée d’ingérence dans l’élection présidentielle mauritanienne

Algérie Patriotique - Le porte-parole du gouvernement mauritanien a vivement critiqué les termes d’une interview accordée par l’ambassadeur de France à Nouakchott, Joël Meyer, à un hebdomadaire local d’opposition, dans laquelle ce journal a demandé au diplomate français s’il avait reçu des «garanties» du président Mohamed Ould Abdelaziz sur la question du troisième mandat qui fait polémique depuis quelque temps en Mauritanie.

Le porte-parole s’en prend à ceux qui, selon lui, parient sur le soutien de Paris et de Washington à la prochaine élection présidentielle, prévue en 2019, en les prévenant qu’«ils pleureront du sang».

Pourtant, dans l’interview en question, l’ambassadeur français a répondu en se disant «non habilité» à parler des élections en Mauritanie, mais tout en précisant que le président Ould Abdelaziz s’était déjà prononcé publiquement sur cette question du troisième mandat et que sa position était «suffisamment claire».

En octobre dernier, le Président mauritanien avait, en effet, annoncé qu’il ne rempilerait pas, mais l’opposition continuait à le soupçonner de vouloir modifier la Constitution afin de faire sauter le verrou de la limitation des mandats au poste de premier magistrat du pays.

Redoutant un «scénario à l’algérienne», certains partis d’opposition intensifient leurs pressions à travers, notamment, une campagne médiatique acharnée, et tentent, en parallèle, d’influencer les chancelleries étrangères les plus importantes à Nouakchott.

C’est ainsi que, d’après la presse locale, les ambassadeurs de France et des Etats-Unis ont été plusieurs fois reçus par des chefs de l’opposition préoccupés par la situation politique dans leur pays.

C’est dans ce climat de suspicion généralisée que le porte-parole du gouvernement est monté au créneau pour clamer que le président Ould Abdelaziz s’est engagé envers les Mauritaniens «et seulement envers eux», et que lui-même «ne s’ingère pas dans les affaires d’autrui», allusion notamment à la France et aux Etats-Unis, deux pays dont la présence en Mauritanie et dans la région subsaharienne s’est nettement accrue ces dernières années.

R. M.



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Commentaires (2)

  • foutatoro (H) 19/01/2018 15:20 X

    Dès qu'il s'agit de France, leurs cheveux se hérissent alors que c'est dans ce pays que le dirigeants de ce pays vont prendre des instructions. Notamment, les officiers. Secret de polichinelle.

  • Nemeeur-nemeeur (H) 19/01/2018 12:07 X

    La Mauritanie est une propriété privée d’Ould Abdel Aziz, lui et sa famille c’est-à-dire sa tribu, les amis, les potes, les laudateurs avec celui qu’il veut faire plaisir, la France et les USA n’ont pas la parole ni d’avis à donner, ils ne sont même pas consulter en cas de nécessités, comme aussi le reste des mauritaniens et des partis politiques, ils ne font pas partie et gare à celui qui veut simplement dire le contraire. D’autre part, Aziz ne croit pas à la volonté populaire de le faire partir, ni aussi dans notre armé, les hommes dont il avait peur ont été tous déplacés à l’intérieur du pays, le principal est mort, ceux qui reste en face ont d’autres soucis que de demander à prendre le pouvoir, donc qui peut empêcher Aziz de rempiler, la communauté Internationale, Biram ou qui, l’opposition est contre Aziz par les déclarations d’intention sans actions, mais qui reste devant lui, maintenant faute d’adversaire sérieux, il fait ce qu’il veut et les ministres traduisent directement sa pensée, comme dit l’autre (vos désirs sont des ordres).