07-03-2018 11:36 - Sélibaby : Journée nationale de lutte contre les pratiques esclavagistes

Sélibaby : Journée nationale de lutte contre les pratiques esclavagistes

AMI - Le commissaire aux droits de l’Homme et à l’action humanitaire, M. Cheikh Tourad Ould Abdel Maleck, a supervisé mardi à Sélibaby les manifestations commémorant la journée nationale de lutte contre les pratiques liées à l'esclavage.

Ces manifestations organisées par l’Association des maires du Guidimagha au profit des acteurs nationaux du domaine sont axées sur la mobilisation et la sensibilisation autour de la loi 031/2015 pénalisant l’esclavage et sanctionnant les pratiques esclavagistes. Elles ont été également le lieu de passer en revue les réalisations économiques et sociales accomplies par le gouvernement en matière de lutte contre les séquelles de ce phénomène.

Le commissaire aux droits de l'Homme a souligné, dans un mot pour la circonstance, que la commémoration de cette journée intervient dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de la feuille de route objet d’accord entre son département et la rapporteuse spéciale des nations Unies en chargé de l’éradication des formes modernes de l’esclavage dont le gouvernement a exécuté toutes les clauses.

Le commissaire a cité les réalisations accomplies par la Mauritanie dans le domaine de la lutte contre les séquelles de l’esclavage et du développement de l’arsenal juridique approprié pour y faire face dont la création de juridictions spécialisées dans le traitement des affaires liées à l’esclavage à l’intérieur du pays en plus d’une série de campagnes de sensibilisation et de caravanes au profit des milieux victimes de ce phénomène pour leur expliquer leurs droits ainsi que les nouvelles dispositions prises en la matière.

Ainsi des ateliers et des sessions de formation ont été organisées pour expliquer la position de la Chariaa sur cette question.

Le gouvernement a accompagné ces mesures par des actions de développement réalisées sur le terrain par l’Agence Tadamoun.

Aussi des infrastructures écoles, hôpitaux, barrages ont été édifiées dans les zones souffrant des séquelles de l’esclavage. Tous ces acquis ont fait l’objet d’une large appréciation au plan international notamment de la part des missions et instances œuvrant dans le domaine mais aussi de la part partenaires au développement.

Pour sa part, le représentant du bureau international du travail, M. Jean- Marie Kagabo, a loué les efforts du gouvernement visant lutter contre les séquelles de l’esclavage en particulier s’agissant des lois du travail soumises aux accords et conventions interdisant l’exploitation de l’Homme par l’Homme sans contre- partie mettant en relief la commémoration de cette journée et les efforts des différents départements concernés qui allient entre les législations théoriques et les réalisations concrètes sur le terrain.

L’ouverture s’est déroulée en présence du chargé de mission à la Présidence de la République, M. Sidney Sokhona, du wali du Guidimagha, M. Diallo Oumar Amadou, du hakem de Sélibaby et du maire de sa commune ainsi que du président de l’Association pour le développement intégré du Guidimagha en plus des autorités sécuritaires de la wilaya.



Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Commentaires : 2
Lus : 1272

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (2)

  • MIRROR2000 (H) 07/03/2018 16:06 X

    Tout est là pour humilier le noir ! Incontestablement ce phénomène existe dans tout le pays sous différentes formes. Chez les noirs sous une forme ancestrale i-e que les castes sont indépendantes les-unes des autres, mais que subsiste une différentiation dans le traitement de questions relevant du mariage, chefferie ou autre. Chez les maures par contre, il existe sous une forme de dépendance économique i-e le blanc prend en général en charge économiquement parlant le haratine (et sa progéniture quelques fois). Pourquoi quand il faut maintenant en parler de façon officielle afin de l'éradiquer, c'est tout de suite les noirs qu'il faut montrer du doigts en invitant les médias et que sais-je...

  • leguignolm (H) 07/03/2018 12:01 X

    "Soub hanalahi iyoooo" n'est ce pas, on disait qu'il n'existe d'esclave dans ce pays!!