23-05-2018 15:34 - Front social : la contagion s’étend au syndicat des instituteurs

Front social : la contagion s’étend au syndicat des instituteurs

Rimeco - L’inflexibilité des autorités ne semble pas faire plier les médecins grévistes plus que jamais décidés à continuer leur mouvement jusqu’à la satisfaction de leurs doléances. Pis, la contagion s’étend au syndicat de l’enseignement fondamental où c’est la deuxième semaine consécutive qu’un débrayage est observé.

Il semble donc qu’un vent de contestation souffle sur deux secteurs sensibles. Le gouvernement tarde à réagir, si ce n’est par l’intimidation et les menaces de suspension des salaires. Sur le terrain, après son assemblée générale, le syndicat des blouses blanches se mobilise pour faire aboutir ces revendications.

De son côté, le bureau exécutif du syndicat des instituteurs s’est fendu d’un communiqué dans lequel, il assure les instituteurs que leur combat ne sera pas vain. Tout comme il appelle à la continuité du mouvement et à la sagesse du gouvernement.

Pour le moment, les syndicats des deux corporations agissent chacun en solo, afin de mettre la pression sur le gouvernement et de forcer les portes du dialogue et de la concertation.

Même si les méthodes de revendications de ces syndicats sont différentes, leurs plateformes de revendications sont quasiment identiques. Elles tournent autour de l’amélioration de la situation socioprofessionnelle des travailleurs et leur droit à des conditions de travail décents.

Aujourd’hui, plus que jamais, il nous semble que ce front social prouve qu’il y a un profond malaise dans ces corps qui se traduit par l’attitude des syndicats. Aussi, ce bras de fer entre l’administration et les syndicats de la santé n’arrange personne dans ce pays.

On aurait pu imaginer tout, mais pas cette situation de paralysie qui perdure dans les hôpitaux et dans les centres de santé. Le peuple tiendra chacun pour responsable à la hauteur du contrat social conclu. L’histoire condamne quiconque tente de la nier.



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Commentaires (7)

  • Aboulamine (H) 25/05/2018 01:11 X

    Je ne pense pas que la menace de suspensions de salaires des medecin soit une courageuse et sage solution, cette option représente une façon d'ignorer la situation et faire preuve de manque de fertilité d'imagination . Il faudrait plutot engager une négociation sérieuse avec ces grevistes déterminés et qui ne sont pas n'importe qui; la santé du citoyen en dépend.

  • hachmi (H) 24/05/2018 13:13 X

    J'en appelle à la lucidité de Ould Abdel Aziz pour négocier et trouver une solution juste. Notre pays est attendu, pour la réussite en juillet du sommet de l'UA, rehaussé par la présence du demi Dieu Macron. Il ne faut pas que ces mouvements sociaux gâchent cette belle opération qui fera de la Mauritanie le centre du monde pendant 2 jours. Les médecins, les instituteurs doivent revenir à de très bons sentiments moins radicaux pour la réussite du Dialogue. Le sbires comme le financier ministre Ould Diay doivent la fermer, pardon se taire pour regarder la réalité jetée à leurs yeux par ces acteurs inlassables du terrain.

  • habouss (H) 24/05/2018 13:02 X

    En tout cas cet "élite" repue doit se mettre face à ses responsabilités, en effet ni les populations, ni les travailleurs qu'ils sont, moins encore nos institutions sanitaires et éducatives, ne trouvent leur compte depuis l'avènement des régimes militaires, donc, depuis 30 longues années. Il faudrait bien qu'un jour de bonnes volonté arrêtent cette comédie de développement qui n'est que de la gabegie de quelques uns véreux et sans scrupules, sous le tendre regard des élites méprisées, ignorées des fois corrompues !

  • dykrim (H) 23/05/2018 16:41 X

    Il faut bien attacher vos ceintures, il ne faut pas que des simples graisseurs de chars de combat vous prennent pour des joués. Les mendésiens sont intelligent, pour celui qui se souvient l’histoire de Habib Ould Bourgi-Bah l’enceint président de la Tunisie, une simple ordonnance de son médecine était très suffisant pour le déposer du palais présidentiel. En Afrique c’est le seul coup d’état ou il n’y a pas eu d’effusion de sang, coup d’état par ordonnance médicale, combien d’instituteurs sont devenus président dans ce monde?? , il faut croire à votre mouvement, des incapables ne peuvent pas continuer à diriger un pays.

  • hamadel (H) 23/05/2018 16:16 X

    Nous éleveur de petits ruminent devons renter dans la dense car un sac 50kg de rackal coûtait il y a juste un mois a 2800 ouguiya au marcher de cinquième ce même sac se vend aujourd’hui a 6900 ouguiya une majoration de 4100 OUGUIYA et le carton est introuvable donc collegue mobilisons nous

  • foutatoro (H) 23/05/2018 15:57 X

    Croyez-moi, même notre malheureux bétail va finir par suivre la grève.

  • kalidou gueye (H) 23/05/2018 15:45 X

    Quand un regime est voué à tomber, ça commence par des grèves de l école et de la santé.