17-06-2018 21:00 - Faits divers… Faits divers… Faits divers…

Faits divers… Faits divers… Faits divers…

Le Calame - L’enquête sur le braquage de la banque suit son cours

Mardi 5 Juin vers midi, une Toyota dernier cri s’arrête devant le siège de l’agence Attijari Bank de Ten Soueïlim. Habillés à l’européenne et cagoulés, trois gaillards en jaillissent et font soudain irruption dans la banque où se trouvent quelques clients en compagnie des employés. Le premier intrus est armé d’un fusil.

Il tient tout le monde en respect. Armés de machette, les deux autres menacent tout le monde, frappant quelques personnes du plat de leurs armes. « Restez sages et tout ira bien », intiment-ils. Trois clients restés à l’écart, dont un militaire, réussissent à s’échapper.

Les bandits s’empressent alors de vider les caisses et prennent la poudre d’escampette. Une voiture à bord de laquelle sont montés des éléments du Groupement général de la sécurité routière alertée les prend en chasse mais les fugitifs ont tôt fait de les semer.

En fin de soirée, la voiture suspecte est retrouvée à Tevragh Zeïna, près de l’ambassade des Émirats arabes unies. Son propriétaire, un jeune homme connu des services de police, l’a déclarée volée, quelques heures avant le braquage, en précisant que deux jeunes hommes embarqués en autostoppeurs l’avaient obligé à descendre du véhicule pour s’en emparer.

Cette version n’a pas convaincu la police qui l’a d’emblée considéré comme suspect et arrêté. Trois autres jeunes le suivent au commissariat spécial des mineurs de Nouakchott-Ouest, avant d’être tous transférés au commissariat spécial de la police judiciaire. Mais l’enquête ne semble avoir guère avancé.

Au cours du samedi 9 Juin, divers sites d’information ont persisté à affirmer que les auteurs du braquage ont été arrêtés au Sénégal et rapatriés. Une source de la police révèle cependant que ces jeunes hommes, accusés d’un autre délit, moins grave, n’ont aucun lien avec cette affaire. Ils ont été tous remis en liberté, selon la même source.

Cambriolage d’une épicerie à Cité-plage

La Cité-plage est considérée comme une zone de haute insécurité. Chaque jour y dépose son lot de vols, cambriolage, agressions et braquages. Des bandes de malfaiteurs y circulent jour et nuit, à l’affut de la moindre occasion pour sévir. Il y a deux mois, un membre d’une bande qui venait dévaliser une villa fut tué par le propriétaire de celle-ci…

C’est aussi dans ce quartier que deux étrangers avaient tenté d’assassiner un mauritanien, chez lui, en 2013, pour s’emparer de son argent. Heureusement, ce n’était pas la volonté d’Allah. Un groupe de jeunes sportifs avait pu arrêter les deux bandits maliens pour les remettre à la police.

Il y a quelques jours, une épicerie, sise à ladite cité, a reçu d’indésirables visiteurs, vers trois heures du matin. Morts de fatigue, les boutiquiers dormaient à poings fermés. Les voleurs se sont emparés d’une grande somme d’argent et de cartes de recharge en nombre. Ils ont aussi emporté un fusil appartenant au propriétaire de l’établissement.

Braquages nocturnes à Tin Soueïlim

Le mois béni du Ramadan offre, d’habitude, beaucoup d’opportunités aux voleurs. Les rues sont souvent bondées. Les foyers veillent jusqu'à des heures très tardives. Changeant de programme, les malfaiteurs s’adaptent à ce constat.

Au lieu d’opérer la nuit, c’est au lever du soleil, lorsque tout le monde ou presque s’est endormi que nos lascars se mettent maintenant au boulot…

Pourtant, certains coins de Tin Soueïlim ont connu des braquages la nuit, durant le mois sacré. M. L. allait en compagnie de son jeune frère, au Sud du carrefour Tin Soueilim, vers vingt-deux heures, quand trois gaillards armés de couteaux l’encerclent, pointant leurs armes. Ils l’immobilisent et le délestent de son argent et de son portable, pendant que son jeune frère prenait les jambes à son cou.

Dans d’autres rues du même quartier, plusieurs personnes ont déclaré avoir été braquées et délestées de tout, également à des heures tardives. A. M. fut ainsi obligé de se débarrasser de son boubou et ses chaussures, vers quatre heures du matin, devant une villa dont on entendait les occupants discuter. Ce qui n’a pas empêché les malfaiteurs d’agir.

Mosy



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