23-02-2026 20:16 - Un ancien ministre : la période actuelle étant sensible, il est nécessite de tenir l’armée à l’écart des conflits politiques
Sahara Médias -- L’ancien ministre mauritanien Sidi O. Ahmed Deya a appelé à la neutralité totale de l’armée dans les conflits politiques ou sectaires, avertissant que la situation actuelle est « délicate et ne tolère pas davantage de tensions raciales ou sectaires ».
Dans un message publié sur Facebook, Ould Ahmed Deya a déclaré que l’institution militaire représentait « le refuge fondamental et ultime » et le garant de l’unité territoriale et de la stabilité intérieure, estimant que son éloignement des conflits politiques était une nécessité compte tenu de la fragilité de la situation.
Il a ajouté que les cadres modernes de l’action publique, tels que les partis politiques, les syndicats et les organisations de la société civile, souffrent d’une faiblesse ou d’un manque d’efficacité, tandis que les cadres traditionnels ne jouent plus un rôle fédérateur, mais sont devenus, selon lui, vulnérables à l’exploitation dans des conflits limités et des intérêts personnels.
L’ancien ministre a souligné que l’administration publique ne dispose pas d’une force et d’une impartialité suffisantes pour dissuader toute atteinte à la sécurité nationale ou à la paix sociale, appelant les politiciens et les intellectuels à comprendre la sensibilité de la période actuelle et à éviter les discours publics, en particulier sur les réseaux sociaux, de nuire à l’unité et à la cohésion de la société.
Ould Ahmed Deya a souligné que pour relever les défis économiques et sociaux, tels que le chômage, la hausse des prix et la pauvreté, il est nécessaire d’unifier le front intérieur, insistant sur le fait que les grandes questions structurelles, notamment les dossiers de l’immigration et du « passif humanitaire», doivent être discutées dans le cadre d’un dialogue calme et responsable, loin des tensions négatives.
Le ministre a déclaré que le renforcement de la cohésion interne passe par l’amélioration de la gouvernance, la lutte contre la corruption et l’éloignement des corrompus de la gestion des affaires publiques, estimant que cela représente la voie nécessaire pour surmonter les crises chroniques auxquelles le pays est confronté.
