31-03-2026 20:41 - Sawab : la création d’une commission chargée de suivre la crise énergétique nécessite des compétences clairement définies
Sahara Medias -- Le parti d’opposition Sawab a déclaré que la proposition de créer une commission mixte entre le gouvernement et les forces politiques pour suivre la crise énergétique « pourrait ne pas être suffisante », à moins que ses compétences ne soient clairement définies et qu’elle ne soit encadrée sur les plans juridique et administratif de manière à garantir l’efficacité et l’indépendance de son action.
Dans un communiqué publié mardi, le parti a précisé que toute commission de ce type avait besoin d’un cadre rigoureux régissant ses missions en matière de contrôle, de surveillance et de suivi, mettant en garde contre la répétition d’expériences antérieures qui n’avaient pas abouti à des résultats tangibles en raison d’un manque de contrôle institutionnel.
Sawab a souligné que l’appel lancé par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani aux partis politiques pour qu’ils présentent des propositions sur les situations économique et sécuritaire « a révélé une faiblesse des capacités de stockage stratégique, ce qui limite la capacité du pays à faire face aux perturbations de l’approvisionnement ».
Le parti a indiqué que cette réalité reflète des dysfonctionnements dans la gouvernance et une mauvaise gestion, soulignant que le secteur de l’approvisionnement souffre depuis des années d’un manque de transparence et de l’existence de transactions suspectes, ce qui a conduit à sa concentration entre les mains d’un seul acteur au cours de la période écoulée.
Il a affirmé que la gestion des crises exigeait des mesures concrètes pour lutter contre la corruption et traduire en justice les responsables, estimant que toute ouverture politique ou consultation serait vaine sans réformes tangibles dans ce domaine.
Il a également mis en garde contre l’exploitation des crises par les réseaux de corruption, citant des expériences passées telles que la pandémie de coronavirus et les périodes de sécheresse, qui, selon lui, ont révélé la fragilité des mécanismes de contrôle et l’épuisement des ressources en période de crise.
Le parti a appelé à renforcer le front intérieur en créant un climat de consensus entre les différents acteurs politiques, afin de soutenir la capacité à faire face aux défis économiques et aux menaces régionales.
Il a souligné que la gestion de la crise ne nécessite pas tant la création de structures parallèles que l’activation des outils de contrôle existants, le renforcement du cadre juridique et la consolidation de l’indépendance du pouvoir judiciaire, afin de garantir une lutte efficace contre la corruption.
