05-05-2026 17:16 - Sawab critique la condamnation de deux députées

Sawab critique la condamnation de deux députées

La Dépêche -- Le parti Parti Sawab a dénoncé la condamnation des députées Mariam Cheikh Jinek et Kamou Achour à quatre ans de prison ferme, estimant qu’elle illustre une « détérioration préoccupante » de la situation politique et des droits dans le pays.

Dans un communiqué, le parti affirme que cette décision reflète « un glissement dangereux » vers des pratiques restreignant les libertés, notamment la liberté d’expression et la participation politique, et rapprochant le pays de modèles autoritaires.

Le parti considère également que la poursuite de telles pratiques ne menace pas seulement les droits individuels, mais affaiblit la légitimité des institutions, érode la confiance publique et éloigne le pays d’un climat d’apaisement attendu, alors qu’un dialogue politique national officiel reste à ce jour en difficulté.

Tout en réaffirmant sa confiance dans la justice nationale, le Parti Sawab appelle les juridictions à jouer pleinement leur rôle en garantissant l’équité, la neutralité et l’égalité entre les citoyens, loin de toute instrumentalisation ou règlement de comptes.

Le communiqué critique en outre la procédure judiciaire, soulignant que le jugement a été rendu « en une seule audience rapide » et assorti de peines jugées sévères. Il estime que l’emprisonnement de parlementaires bénéficiant de l’immunité constitue une violation du principe de séparation des pouvoirs et une atteinte au rôle du pouvoir législatif.

Selon le parti, les deux élues ont été incarcérées sans base légale, dans un contexte marqué par une intervention excessive de l’exécutif et de ses appareils sécuritaires, suscitant des inquiétudes quant à une utilisation des institutions pour intimider l’opposition.

Lundi, les deux députées, également militantes de l’organisation IRA Mauritanie dirigée par Biram Dah Abeid, ont été jugées puis condamnées à quatre ans de prison ferme. Le tribunal a également ordonné la suppression des publications incriminées sur leurs pages ainsi que la fermeture de celles-ci.



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Commentaires (1)

  • ouldsidialy (H) 05/05/2026 18:04 X

    Lui, Il fait une déclaration qui reste politique. Avec une critique politique. Il ne se fait pas juge à la place du juge, mais critique les décisions du juge ce qui n'est pas interdit non plus en soi. Il reste à sa place.

    Ça nous change du député Mansour qui se fait juge et appelle l'exécutif à faire de même. Sans oublier de proposer une solution politique à une affaire judiciaire.

    2) Un jugement juridiquement trop chargé a toute chance de ballé sur le côté dans ses suites judiciaires. Les opposants politiques ont un boulevard devant eux s'ils savent se tenir à leur place.

    Comme le rôle naturel des opposants est de surcharger sa compréhension politique, l'ambiance sera favorable pour les condamnées.

    3) Quant à l'attroupement majoritaire, c'est mal parti avec la première sortie, mais eux aussi peuvent se rattraper par une seconde sortie plus strictement politique.

    4) Il faut que les politiciens s’y habituent, les politiques ont aussi une place bien déterminée. Quand ils en sortent, ils peuvent être sanctionnés, comme tout le monde, dans un État de droit d’inspiration occidentale.