05-06-2026 13:28 - Mokhtar Ould Djay défend la réorientation des subventions vers les ménages les plus vulnérables
Le Quotidien de Nouakchott -- Le Premier ministre, M. Mokhtar Ould Djay, a défendu la politique gouvernementale de réorientation des subventions vers les ménages à faibles revenus, estimant qu’elle constitue une approche « plus équitable et plus efficace » que le maintien d’un système de subventions généralisées.
Dans une publication sur sa page officielle, le Chef du Gouvernement a expliqué que le maintien des prix des carburants et du gaz aux niveaux d’avant la hausse des marchés internationaux aurait coûté près de 50 milliards d’anciennes ouguiyas au Trésor public durant les seuls mois de mars, avril et mai.
Selon lui, une telle dépense aurait pesé lourdement sur les finances publiques et compromis la mise en œuvre de plusieurs projets de développement ainsi que des programmes sociaux prévus dans le budget de l’État.
M. Ould Djay a souligné que le système de subvention universelle présentait des limites importantes, dans la mesure où il profitait davantage aux catégories les plus consommatrices de carburants et de gaz domestique, au détriment des ménages les plus modestes.
Afin de préserver l’équilibre budgétaire tout en limitant l’impact de la hausse des prix, le gouvernement a adopté un mécanisme de partage de l’effort financier. Selon les chiffres avancés par le Premier ministre, l’État a supporté 35 milliards d’ouguiyas pour amortir les augmentations, tandis qu’environ 15 milliards ont été répercutés sur les prix à la consommation.
Cette approche aurait permis, d’après le Premier ministre, de préserver des investissements publics et des programmes sociaux d’une valeur estimée à 15 milliards d’ouguiyas, tout en mobilisant plus de 18 milliards d’ouguiyas destinés à des aides directes en faveur des ménages les plus vulnérables.
Le Chef du Gouvernement a conclu en affirmant que cette politique vise à renforcer la justice sociale, à mieux cibler les bénéficiaires des aides publiques et à garantir une gestion plus efficiente des ressources de l’État.
