01-07-2026 13:15 - Francophonie: l'OIF lance officiellement la course à l'élection de son nouveau secrétaire général
RFI AFRIQUE -
Alors qu'un nouveau mode de désignation du patron de l'organisation est inauguré cette année, les quatre prétendants au poste ont été auditionnés sur leur programme, mardi 30 juin, par les ministres des Affaires étrangères des États membres de plein droit de l'OIF. L'élection formelle du nouveau secrétaire général aura lieu lors du sommet de la Francophonie de Phnom Penh, au Cambodge, en novembre prochain.
Si le prochain sommet de la Francophonie ne se tiendra qu'au mois de novembre prochain à Phnom Penh, au Cambodge, la course pour accéder à la tête de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a officiellement démarré mardi 30 juin à Paris.
Lors d'une réunion extraordinaire, les quatre candidats au poste de secrétaire général, dont la sortante Louise Mushikiwabo, ont tour à tour été auditionnés pour défendre leur programme.
Pour l'OIF, il s'agit d'une grande première : jamais encore celle-ci n'avait fait passer des entretiens pour élire son nouveau patron, dont la désignation reposait jusqu'à présent sur un consensus entre États membres obtenu après consultations bilatérales et en dehors de tout cadre formel.
Désormais, les postulants sont donc priés de faire comme tout le monde : si leur profil correspond aux critères recherchés pour le poste, ils envoient leur candidature à l'OIF et passent en audition devant les ministres des Affaires étrangères des États membres de plein droit de l'organisation. Leur élection formelle intervient ensuite, lors d'un huis clos entre chefs d'État et de gouvernement au Sommet annuel de la Francophonie.
Quatre candidats en lice
Candidate à un troisième mandat, la Rwandaise Louise Mushikiwabo affronte cette année la Congolaise Juliana Lumumba, fille du défunt Premier ministre de RDC, la Mauritanienne Coumba Ba, et le Roumain Dacian Ciolos.
Ce nouveau mode de désignation du secrétaire général de l'OIF intervient alors que l'organisation vient de faire l'objet de nombreuses critiques : alors que la Canadienne Michaëlle Jean a été particulièrement attaquée pour sa gestion financière calamiteuse, sa successeure, Louise Mushikiwabo, a, elle, immédiatement été vue comme la résultante de la réconciliation entre Paris et Kigali.
Il n'en demeure pas moins que le profil des quatre candidats reste très politique, un facteur régulièrement critiqué, lui aussi. En 2018, l'écrivain congolais Alain Mabanckou qualifiait par exemple l'OIF de « continuation de la politique étrangère de la France », tandis que l'Ivoirienne Véronique Tadjo déplorait, elle, « le caractère intrinsèquement géopolitique » de l'organisation.
PAR RFI
