12-07-2026 00:10 - Les ministres de la Défense de l'AES réunis à Ouagadougou pour renforcer le cadre légal de la «Force unifiée»
RFI AFRIQUE -
Les ministres de la Défense de la Confédération des États du Sahel (AES) se sont réunis vendredi 10 juillet à Ouagadougou pour approfondir la « Force unifiée », ce bras armé commun créé par le Mali, le Burkina Faso et le Niger pour conduire des opérations sécuritaires conjointes contre les groupes armés dans l’espace sahélien.
La rencontre s'est tenue dans la capitale burkinabè dans un contexte de tensions sécuritaires particulièrement accrues au Mali. Il s'agissait pour les ministres de renforcer le cadre légal autour de cette force confédérale.
Selon le ministère burkinabè de la Défense, la coopération entre les trois armées est « déjà une réalité sur le terrain ». Ce texte vient en préciser les contours. Il s'agit par exemple de définir les droits, obligations et responsabilités des personnels militaires dans le cadre de leur déploiement au sein de la Force unifiée.
Pour le général Célestin Simporé, ministre burkinabè de la Guerre : « La force unifiée doit être le fer de lance de la lutte contre le terrorisme ». Il insiste : « Nous devons nous préparer à de vrais affrontements, et préparer nos armées à attaquer ». D'où le renforcement de la coopération entre les trois pays.
Pour le ministère burkinabè, cette rencontre montre la « détermination des États membres à accélérer la montée en puissance de la Force unifiée ». Le tout dans un contexte de recrudescence des attaques.
Mais, selon les experts sécuritaires du Sahel, le principal obstacle n'est pas tant le cadre juridique de la Force unifiée, mais plutôt « un manque de coordination ». Le week-end dernier, c'est le Mali qui faisait de nouveau face à une nouvelle vague d’attaques coordonnées.
PAR RFI
