27-08-2026 01:25 - Brakna: la commission de gestion des frontières examine les défis liés à leur sécurisation

Brakna: la commission de gestion des frontières examine les défis liés à leur sécurisation

SAHARA MEDIAS - La commission régionale de gestion des frontières de la wilaya du Brakna a examiné mardi les défis liés à la sécurisation des frontières et à la lutte contre les « phénomènes étrangers à la société », ainsi que le suivi des travaux des commissions villageoises chargées des frontières.

Cette réunion, qui s’inscrivait dans le cadre d’une session régulière présidée par le wali, Tayeb Ould Mohamed Mahmoud, avait pour objectif d’évaluer le niveau d’exécution des missions qui lui ont été confiées et de passer en revue les principaux défis à relever.

Le wali a déclaré que la commission s’efforce de renforcer la coordination entre les différentes parties prenantes impliquées dans la gestion des frontières, en mettant l’accent sur les zones fragiles et en associant les acteurs concernés à l’élaboration des politiques relatives aux frontières.

Il a ajouté que la commission suit les travaux des comités villageois et établit des rapports périodiques sur les résultats de leurs activités afin de les transmettre aux instances concernées, dans le but de renforcer le suivi et d’améliorer les performances des acteurs impliqués dans la gestion des frontières.

Il est prévu que la commission tienne ses prochaines réunions dans certaines circonscriptions de la rive, dans le cadre de la politique de décentralisation et de rapprochement des mécanismes de suivi des zones frontalières.





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Commentaires (1)

  • clean clean (H) 27/08/2026 09:41 X

    Le problème de la société mauritanienne réside parfois dans notre tendance à éviter de nommer les phénomènes par leur véritable nom, en leur substituant des appellations plus vagues, plus neutres ou plus acceptables socialement. Pourtant, on ne peut prétendre résoudre efficacement un problème politique, social ou économique sans commencer par le reconnaître et le définir avec précision.

    Toute démarche sérieuse de résolution d’un problème commence par une phase de diagnostic. Or, diagnostiquer signifie d’abord identifier clairement le phénomène, en déterminer la nature, mesurer son ampleur, comprendre ses causes et évaluer ses conséquences. Il est donc essentiel d’avoir le courage de dire les choses telles qu’elles sont, sans chercher à les dissimuler derrière des expressions qui en atténuent la réalité.

    À titre d’exemple, lorsqu’il est question de la consommation et de la circulation de substances illicites dans notre société, parler simplement de « phénomènes étrangers à nos valeurs », de « mauvaises pratiques » ou de « dérives sociales », sans prononcer clairement le mot drogue, revient à affaiblir le diagnostic. La drogue est un phénomène réel, identifiable, qui produit des conséquences concrètes sur la santé, la sécurité, la jeunesse, les familles et, plus largement, sur la cohésion sociale.

    Le fait d’éviter systématiquement de nommer ce phénomène peut donner le sentiment d’une certaine réticence, voire d’un manque de volonté politique, à regarder le problème en face et à lui apporter une réponse adaptée. Or, on ne combat efficacement que ce que l’on accepte d’identifier clairement.

    Il ne s’agit évidemment pas de stigmatiser notre société ni de prétendre que la Mauritanie serait confrontée à des problèmes qui lui seraient totalement étrangers. Il s’agit au contraire de reconnaître que certains phénomènes, même s’ils sont relativement nouveaux ou longtemps restés marginalisés, existent désormais dans notre environnement social et doivent être traités avec lucidité.

    La responsabilité des pouvoirs publics, des collectivités locales, de la société civile, de l’école, des familles et des médias est donc de contribuer à un diagnostic transparent et sans ambiguïté. Nommer un problème n’est pas l’amplifier ; c’est la première étape pour le comprendre, le mesurer et le combattre. Tant que nous chercherons à contourner les mots pour éviter de regarder certaines réalités en face, nous risquons de retarder les réponses nécessaires.

    La véritable volonté de résoudre un problème commence ainsi par une chose simple mais fondamentale : avoir le courage de l’appeler par son nom.