29-09-2026 19:52 - Maroc : Fatima Ezzahra El Mansouri devient la première femme nommée cheffe du gouvernement
TF1 - Une première historique pour une femme dans le pays. Le roi du Maroc Mohammed VI a nommé mardi 29 septembre Fatima Ezzahra El Mansouri cheffe du gouvernement.
La coordinatrice nationale du Parti Authenticité et Modernité (PAM), qui a remporté la semaine dernière les élections législatives, a été reçue au palais royal de Rabat par le monarque, qui ""l'a chargée de former le nouveau gouvernement"", selon un communiqué du cabinet royal.
La formation de centre-droit, qui faisait partie de la coalition au pouvoir sortante, a décroché 97 des 395 sièges de la Chambre des représentants lors d'un scrutin marqué par un taux de participation de 38%, au plus bas depuis près de 20 ans.
Mais, sans majorité absolue, Fatima Ezzahra El Mansouri devra désormais composer avec d'autres partis pour former une nouvelle coalition gouvernementale pour cinq ans. Les grandes orientations des secteurs stratégiques demeurent toutefois l'apanage du roi du Maroc.
Première femme élue maire de Marrakech
Avocate de 50 ans, Fatima Ezzahra El Mansouri a rejoint le PAM à sa création en 2008. Sous les couleurs de cette formation, elle avait marqué l'histoire de Marrakech en devenant, à 33 ans seulement, la première femme maire de la ville touristique en 2009 - un poste qu'elle occupe actuellement pour un second mandat depuis 2021.
Elle a également été ministre de l'Habitat au sein du gouvernement sortant d'Aziz Akhannouch et a été élue députée lors des élections du 23 septembre.
Fatima Ezzahra El Mansouri devra s'attaquer à des problèmes socio-économiques persistants tout en s'efforçant de restaurer la confiance des citoyens dans l'action publique. Car le scrutin s'est tenu sur fond de défiance envers la classe politique et d'inquiétudes autour de la hausse du chômage et des inégalités, en particulier chez les jeunes.
Le manque de perspectives chez une partie de la jeunesse marocaine est revenu au premier plan après l'afflux massif de migrants vers l'enclave espagnole de Ceuta fin juillet.
V.G. avec AFP
