11-10-2026 12:33 - Team Mauritania au FIRST Global Challenge 2026 en Corée du Sud : Remarquable performance

Team Mauritania au FIRST Global Challenge 2026 en Corée du Sud : Remarquable performance

INITIATIVES NEWS - Cinq jeunes Mauritaniens ont participé au FIRST Global Challenge 2026 du 7 au 10 octobre 2026 à Incheon, en République de Corée du Sud. Cette compétition internationale de robotique, souvent présentée comme les « Jeux olympiques de la robotique », réunit des équipes venues de plus de 190 pays.

L’édition 2026 du FIRST Global Challenge s’est achevée sur une excellente performance de l’équipe mauritanienne. Team Mauritania s’est qualifiée pour les play-offs finaux et a terminé à la 6ᵉ place mondiale parmi les alliances, tout en se distinguant comme la meilleure équipe africaine en matière de performances individuelles.

Cette participation a également été marquée par le soutien et l’accompagnement de l’Ambassade de la République islamique de Mauritanie en République de Corée, représentée par Monsieur Alpha Thiam, Chargé d’affaires. Nous lui adressons nos sincères remerciements pour son accueil, son accompagnement et le suivi accordé à la délégation.

Nous remercions également la communauté mauritanienne établie en Corée du Sud, dont plusieurs membres sont venus encourager l’équipe lors des phases finales. Leur accueil chaleureux et les visites organisées pour faire découvrir le pays ont rendu cette expérience particulièrement mémorable pour les jeunes.

Cette performance constitue une grande fierté pour la Mauritanie et témoigne du potentiel de sa jeunesse dans les domaines de la robotique, des sciences, de la technologie et de l’innovation. Nous encourageons ces jeunes talents à poursuivre leurs efforts et à continuer de porter haut les couleurs nationales sur la scène internationale.

Mohamed Diagana
Encadrement de la délégation





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Commentaires (1)

  • ouldsidialy (H) 11/10/2026 19:11 X

    Bravo aux 5 lycéens mauritaniens. Voici les faits concernant leurs performances :

    • En concours par équipe nationale individuelle : 11ᵉ équipe d'Afrique sur 43 participantes et 51ᵉ mondiale.

    • En concours par alliances réunissant plusieurs pays : Le groupe de la Mauritanie a fini 6ᵉ sur 8 groupes comparés. L'alliance en question comptait la Mauritanie, l'Espagne, l'Irlande et Saint-Vincent-et-les-Grenadines.

    Je résume plus bas le fonctionnement de ces olympiades, que vous pouvez retrouver par une recherche IA.

    Mon commentaire sur l'information est le suivant : les Africains ont souvent l'opportunité de vivre des expériences importantes sans en tirer tout le parti. Une explication est qu'ils en retiennent les bénéfices évidents sans réfléchir à la nature de ce qui est proposé. De ce fait, ils travestissent la réalité de l'événement en le poussant davantage vers le désir que vers les perspectives sérieuses qu'il peut offrir.

    Ces olympiades de robotique sont une initiative généreuse et bien intentionnée de pays au système éducatif développé envers des pays à l'éducation moins avancée. Il ne s'agit pas d'une compétition de performance entre pays, ni de quelque chose qui améliorera, en soi, l'éducation en Mauritanie, ni d'un début de transfert de savoir-faire robotique.

    Il s'agit d'une bonne intention qui cherche à IMPLIQUER des systèmes éducatifs peu développés dans les apprentissages modernes. Une vision optimiste voudrait que l'INCLUSION éducative soit sous-entendue par ce genre de programme. Rien n'est moins sûr. Toutefois, rien n'oblige non plus à ce que cela reste un gadget éducatif.

    En attendant, on peut au moins éviter de donner aux choses un sens qu'elles n'ont pas. Ces olympiades ne sont pas une compétition classique. Leurs règles prennent volontairement le contrepied des standards habituels en matière technologique, de préparation et de règles du jeu techniques et financières.

    Un projet mis en compétition s'écrit habituellement ainsi : « Imaginez, concevez et réalisez un robot pour éteindre le feu. » Par la suite, chaque concurrent fait selon ses moyens financiers, son savoir et le maximum de son savoir-faire technologique. En pratique, dans ces olympiades, la préparation, les règles du jeu, la méthode de travail et la conformation robotique exigée sont faites pour lester les performances des lycéens issus de pays dont le système éducatif est techniquement et financièrement favorisé, afin de favoriser les autres. Voici comment :

    A/ Avant la compétition : neutralisation des handicaps scolaires, financiers et des apprentissages du système scolaire mauritanien

    1. Une préparation d'élite déconnectée : Dans les pays au système scolaire défavorisé, un nombre réduit de lycéens sont repérés, financés et entraînés par des structures extrascolaires dédiées à l'événement. L'entraînement est intensif mais totalement déconnecté du programme scolaire de leurs lycées d'origine (comme Hadina RIMTIC). On voit ici que le résultat ne dit rien de la qualité de l'enseignement mauritanien. De plus, la performance qu'ils obtiendront est un sujet équivoque si l'on ne s'entend pas à l'avance sur l'objet de l'exercice. Ces lycéens vont affronter des élèves de pays favorisés qui s'entraînent dans leur cadre ordinaire ; ces derniers sont le reflet du niveau moyen de leur système, contrairement à ceux des pays les moins favorisés.

    2. Une assistance technique externe : Il y a une compensation artificielle de l'absence ou des insuffisances des enseignants de technologie mauritaniens : des assistants techniques sont fournis soit sur place, soit par visioconférence (Global Support Network).

    3. Une levée des barrières financières et logistiques : Le handicap logistique et financier est artificiellement levé pour les pays les moins avancés grâce au don des kits de robotique, à la prise en charge des frais de voyage et à des financements scolaires et administratifs extraordinaires.

    B/ Pendant la compétition : lestage des lycéens favorisés par l'organisation et facilitation pour les élèves issus des systèmes défavorisés

    1. Égalisation technologique et des apprentissages : FIRST Global impose exactement le même kit de pièces de robotique standardisé à l'intégralité des pays. Elle gomme ainsi l'écart des infrastructures scolaires. Le règlement oblige à concevoir des robots basiques : la programmation de pointe et le codage complexe sont proscrits. Le robot doit être piloté exclusivement à la manette par les lycéens. La conséquence recherchée est la suivante : un lycéen intelligent mais dont la scolarité est défectueuse ne peut pas acquérir le codage en quelques semaines d'entraînement intensif. En revanche, un pilotage de robot qui dépend des réflexes, du sang-froid et de la dextérité peut être parfaitement maîtrisé. À l'inverse, les compétences acquises sur un temps scolaire long ne servent plus à rien aux lycéens japonais, par exemple.

    2. Écrêtage des points par la collaboration obligatoire : L'acquisition des points est limitée par l'obligation de collaboration et d'entraide avec les « concurrents », instaurée par les règles du jeu. Pour débloquer les plus gros bonus, il faut qu'au moins 4 ou 5 robots réussissent l'action collectivement. Le meilleur robot est forcé de perdre du temps pour aider les robots « concurrents ». Ce partage obligatoire des points (Global Alliance) pousse à aider les équipes plus faibles de son alliance pour élever le score global du match. Si une équipe écrase ses adversaires sans les aider, elle obtient un faible score.

    Conclusion

    Il ne s'agit pas d'une compétition, mais d'un jeu d'éveil, de rencontre et de découverte entre jeunes venant des quatre coins du monde. C'est un moment d'ouverture de perspectives pour quelques lycéens mauritaniens privilégiés. Ils peuvent en tirer une vocation technologique qu'ils pourront satisfaire, car une sélection a prouvé qu'ils sont doués. Trois ou quatre formateurs y trouveront une justification pour demander une bourse à l'étranger et réussiront en robotique ; cinq gamins auront peut-être pris un tournant dans leur vie. Mais il y en a 500 000 autres à qui cela ne servira à rien... à moins que l'on sorte du jeu pour rentrer dans la véritable compétition, loin de notre forte propension à interpréter les événements selon nos seuls désirs.