11-10-2026 22:30 - L'Éthiopie et l'Érythrée au bord de l'affrontement
RFI AFRIQUE-
En Éthiopie au Tigré, les troupes fédérales progressent toujours plus vers le nord et la frontière avec l'Érythrée où sont postées les troupes érythréennes. L'Érythrée a demandé hier au Conseil de sécurité de l'ONU de condamner la « déclaration de guerre déplorable » de l'Éthiopie, avertissant qu'elle « déstabilisera la région toute entière ».
Dans sa lettre, l'Érythrée avertit : une guerre causerait des ravages considérables aux populations des deux pays. Elle demande au Conseil de sécurité des Nations unies de condamner l'Éthiopie et de prendre des mesures dissuasives.
Selon l'auteur du document, Osman Saleh, ministre des Affaires étrangères érythréen, l'Éthiopie cherche à justifier une guerre d'agression envers son pays.
Légitime défense
Vendredi 9 octobre, l'Éthiopie avait accusé le pays voisin d'agression flagrante et d'incursion sur son territoire, justifiant ainsi son droit inhérent à exercer sa légitime défense. Pendant ce temps là, les forces fédérales ont gagné du terrain au Tigré.
Deux semaines après avoir repris Mekele, les Forces de paix du Tigré, alliées au gouvernement fédéral ont repris ce 11 octobre au matin la ville d'Adigrat à 40 km au sud de la frontière érythréenne.
Alerte de sécurité
Les troupes progressent à présent vers la frontière érythréenne. L'ambassade américaine en Érythrée a diffusé le 9 octobre dans l'après-midi une alerte de sécurité faisant état de combats dans la zone frontalière. Et exhorte ses citoyens à préparer des plans d'évacuation.
Les soldats érythréens présents au Tigré étaient au nombre de 5 000 à 8 000 selon une source sécuritaire auprès de l'AFP. Ils avaient déjà commencé à se replier au nord après avoir été touchés par des frappes de drones le jeudi 8 octobre.
PAR RFI
