18-10-2026 16:33 - Le président du parti FCJ à propos de la liste des délégués des partis de la majorité à la commission du dialogue
SAHARA MEDIAS - Le président du parti Front de la citoyenneté et de la justice, Mohamed Jemil Ould Mansour, a déclaré que les partis de la majorité n’avaient pas été consultés sur le choix des membres qui les représenteraient au sein de la Commission de dialogue national inclusif, soulignant qu’il avait été surpris par la publication des noms des membres du groupe « majorité » sur WhatsApp.
S’exprimant dans l’émission « Dialogue Sahara 24 », Ould Mansour a expliqué que la majorité avait tenu deux réunions pour discuter de la sélection des membres, mais qu’elle n’était pas parvenue à s’accorder sur les noms, ce qui a conduit le président de la Coordination et président du Parti Insaf, Mohamed Bilal Messaoud, à décider de poursuivre la discussion et le dialogue lors de prochaines réunions.
Il a souligné que la « Majorité » n’avait tenu aucune réunion depuis lors et qu’à l’approche de la date limite de dépôt de la liste ces derniers jours, il avait tenté, sans succès, celui-ci étant resté injoignable par téléphone.
Il a déclaré : « alors que la date limite de dépôt des candidatures, fixée au 15 octobre approchait et n’ayant pas pu joindre le président du parti Insaf, Je me suis alors tourné vers Mohamed Yahya Ould Horma, le vice-président de la formation politique, et demandé un rendez-vous avec Ould Bilal pour discuter de la liste avec lui.
Il est revenu après l’avoir contacté et m’a dit : « le président te fait savoir que son agenda est chargé, tu peux lui laisser un message sur WhatsApp ».
Ould Mansour a estimé qu’il s’agissait là d’une réponse diplomatique, ce qui a poussé son parti à tenir deux réunions, la première, mardi et la seconde jeudi dernier, afin d’envisager une décision commune au cas où les noms des membres représentant le parti au sein de la commission seraient annoncés.
Il a affirmé avoir été surpris vendredi matin par un message du président du parti Insaf annonçant la sélection des représentants de la commission, ce qui l’a conduit à faire part du rejet de ces noms par son parti, à suspendre son adhésion à la majorité et à quitter le groupe WhatsApp de celle-ci.
Selon le président du parti FCJ, la sélection des membres ne s’est fondée ni sur une consultation ni sur les critères qui avaient été proposés lors des deux réunions organisées pour examiner la question des délégués.
Ould Mansour a démenti les rumeurs qui ont circulé après la suspension de l’adhésion de son parti à la majorité, selon lesquelles la sélection des membres aurait été fondée sur la représentation des partis au Parlement et leur quota parmi les maires et les conseillers municipaux.
Il a estimé que l’adoption de ces critères constituait une injustice à l’endroit des partis membres de la majorité qui ont été créés après les élections législatives, locales et régionales, soulignant qu’ils n’avaient pas été évoqués lors des deux réunions au cours desquelles la majorité n’était pas parvenue à s’accorder sur les noms des membres.
Ould Mansour a déclaré que les critères à retenir devaient reposer sur la présence politique et la mobilisation populaire lors des rassemblements, ainsi que sur les sections ouvertes dans les wilayas.
Il a souligné que ces critères sont réunis au sein de sa formation politique, qui « compte parmi les partis les plus actifs et les plus dynamiques depuis sa création, et qui dispose d’une vision et d’un programme, notamment en ce qui concerne le dialogue national », selon ses propres termes.
Ould Mansour a indiqué que parmi les critères à prendre en compte figurait la « force du dialogue », en référence aux arguments avancés et aux débats menés lors du lancement du dialogue.
Il a affirmé que le parti avait déjà organisé des colloques et des ateliers consacrés aux grandes questions, dont les conclusions ont été rassemblées dans un ouvrage intitulé « Le dialogue » et remis aux instances concernées, soulignant que le parti est l’un de ceux qui défendent le plus l’organisation du dialogue, compte tenu des besoins du pays en la matière.
