03-01-2008 16:30 - Afrique: le tourisme affecté par les violences
- Par Gwen Debono
« On n’envoie personne au Kenya au moins jusqu’à la mi-janvier et les clients désirant partir en Mauritanie sont invités à changer de destination ou à reporter leur voyage » explique Alain Capestan, directeur général de l’agence Voyageur du monde, qui propose des circuits sur mesure vers l’Afrique. À propos du Kenya, il ajoute: « si la majeure partie des sites touristiques est épargnée, le risque de dérive des violences sur ces sites est non négligeable ».
Mercredi dernier par exemple, des violences meurtrières ont embrasé la ville de Nakuru, au Kenya. Une ville très touristique grâce à son parc qui abrite la plus grande population mondiale de flamants roses. Par précaution, la plupart des voyagistes européens ont suspendu les voyages vers le Kenya. L’Angleterre leur a emboîté le pas jeudi 3 janvier.
Une famille finlandaise prend quant à elle, son mal en patience : « Depuis ce matin, nous attendons, nous regardons les chaînes d’information. Le gérant de l’hôtel nous a dit que le centre-ville était sûr mais qu’il ne fallait pas sortir. Résultat, on fait une croix sur les derniers jours de voyage. »
Le tourisme au Kenya représente 14% du produit intérieur brut et est directement menacé par la crise et sa large couverture médiatique. Ce secteur est en pleine expansion grâce, en partie, à la stabilité politique qui régnait jusqu'à maintenant. Alain Capestan témoigne :« C’est un pays magnifique et ceux qui travaillent dans le tourisme au Kenya vont en souffrir».
