03-01-2008 22:02 - Les pêcheurs espagnols se retirent des eaux mauritaniennes
Les céphalopodiers espagnols qui ont menacé de se retirer des eaux mauritaniennes arguant la "baisse de rentabilité", auraient mis à exécution cette menace depuis le 28 décembre 2007, a-t-on appris jeudi de source encore officieuse à Nouakchott.
La vingtaine de céphalopodiers espagnols opéraient en Mauritanie en vertu de l'accord de pêche entre l'Union européenne et la Mauritanie, signé en juillet 2006.
Dans la réalité et en raison du contrôle draconien des captures des céphalopodes, les bateaux espagnols sont désormais privés d'accès, à moins de payer des amendes fortes, aux céphalopodes juvéniles, dits "poulpos".
Ils avaient engagé, depuis plusieurs mois maintenant, un bras de fer avec les autorités mauritaniennes pour se voir reconnaître le droit de pêcher des tailles interdites de commercialisation.
Selon l'association ANACEF, le retour au bercail des navires espagnols "provoquera la perte de 340 emplois directs et 1.600 indirects, ainsi que la rupture d'approvisionnement des marchés espagnol, italien et japonais qui se verront privés de sept tonnes de céphalopodes" que ces bateaux rapportaient de Mauritanie.
Une tonne de poulpe peut atteindre parfois le prix de 7.000 Ã 8.000 dollars.
Le ministère espagnol de la Pêche, assure que les conditions fixées par l'accord UE-Mauritanie, notamment celles relatives à la taille des captures, sont "logiques" et répondent à des recommandations de scientifiques visant la protection de la ressource.
Le comité scientifique de l'Institut mauritanien des recherches océanographiques et des pêches (IMROP) avait lancé, il y a quelques mois, une alerte visant à protéger la régénérescence des espèces céphalopodières soumises à rude exploitation.
Nouakchott - 03/01/2008
Panapress
