24-08-2009 11:29 - Le wolof, champion de la polygamie
Champions de la polygamie nos compatriotes Wolof ? C’est ce qui révèle une vieille étude qui avait fait en son temps (1994) objet d’un long article sur le Calame. A l’époque, l’on apprenait que 53% des ménages wolofs étaient polygames.
Juste derrière les Wolofs, viennent les Soninké dont 50% des ménages évoluaient sous la sainte coupole «polygamique ». Chez les poulars, le taux descendait à 36%... A l’inverse, les arabes mauritaniens sont réfractaires à cette pratique réservée, quand elle existe, aux grands marabouts et aux hommes très riches.
Bien évidemment, l’enquête n’avait pas englobé le cas de la «Sirriya » qui constitue une forme de polygamie clandestine. Signalons qu’aujourd’hui, un nouveau code du statut personnel (CSP) (article 28) permet à la femme d’opter pour la monogamie. Découragés par un niveau de vie de plus en plus élevé, les mauritaniens n’auront pas attendus la loi pour renoncer aux joies de la polygamie.
En 2001, un rapport sur une Enquête démographique et de santé (EDSM) était sans équivoque : sur 7728 femmes interrogées, seules 7% reconnaissaient avoir une coépouse, et 5% en avoir 2 ou plus. Ce taux qui est inversement proportionnel au cours des denrées de base (riz, sucre, huile) a certainement fondu en 2009.
M.S
