28-05-2010 23:41 - Enfants malnutris D’El Mina : Quoi après les centres de nutrition - [Reportage Photos]
Cheikh Oumar à une année et quatre mois. A vu d’œil, il ressemble à un bébé de huit mois. Des comme lui, il y en avait une dizaine, jeudi 27 mai, au centre de récupération nutritionnelle ambulatoire sévère d’El Mina (CRENAS).
Le quartier d’El Mina, avec plus de 120 000 habitants est l’un des plus peuplés de la ville de Nouakchott. C’est aussi l’un des plus pauvres. Le CRENAS, d’une capacité de réception de 40 enfants par jour, est souvent débordé. « Quand il y a un surplus, on ne rejette pas les enfants, on augmente la ration » dit la nutritionniste du centre.
Le dépistage de la malnutrition sévère ou modérée se fait au niveau du centre ou dans les ménages. « Nous profitons souvent des campagnes de vaccination pour peser les enfants » ajoute la nutritionniste. « Nous organisons parfois des campagnes de dépistage porte à porte » dit le représentant de terre des hommes (une ONG qui appuie le CRENAS d’El Mina). La dernière opération porte à porte a touché 800 enfants. Résultats : 72 cas de malnutrition modérées et 06 sévères.
En plus du centre de santé, le quartier d’El Mina dispose de cinq autre structures de santé publique. Dans ces structures existent aussi des CRENAS. Le taux d’accessibilité de toutes ces structures est de 95%.
« Dans le centre, ont traite les enfants malnutris sévère. Ils se rétablissent. Ils quittent le centre. Quelques temps après et reviennent nous voir… » témoigne Dr Mohamed Lemine Ould Cheikh responsable du centre.
Le grand problème que pose le Dr est : Quoi après les CRENAS ? La prise en charge des enfants après leur passage au centre de nutrition thérapeutique devait revenir à la communauté. Comme il y a défaillance à ce niveau, les enfants replongent… .
Ce reportage a été réalisé dans le cadre du séminaire « Media et nutrition. Organisé par le système des Nations Unies en Mauritanie du 26 au 27 mai à Nouakchott.
« La Mauritanie a un taux de prévalence de 6,6% de malnutrition aiguë, 17% de malnutrition chronique et 20% des enfants en bas âge souffrent d’insuffisance pondérale. La formation, dispensée au medias au cours de ce séminaire, qui se veut professionnelle, a été animée par la Fondation Thomson Reuters. Elle s’inscrit dans le cadre des activités des programmes conjoints pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement financés par le Royaume d’Espagne. »
Khalilou Diagana
Pour Cridem
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