20-06-2010 08:01 - Les OSC figurantes de Bruxelles
Les figurants de Bruxelles qu’il ne faut surtout pas confondre avec la pièce d’un des auteurs espagnols contemporains les plus connus en France, dont le rôle consiste à enfermer les acteurs principaux dans les coulisses et laisser le rideau s’ouvrir sur une représentation vide de toute action.
C’est en effet le rôle que doivent jouer les quelques ONGs retenues (Je ne sais par qui ? sur quelle base ? et de quel droit ?) pour représenter la société civile nationale aux négociations de Bruxelles (Cinq apprend-t-on de sources informées).
Induit en erreur d’appréciations permanente par l’incontournable direction de la société civile dont les responsables ont été nommés lors de la transition de 2005-2007. Et qui donnent visiblement encore satisfactions au nouveau pouvoir qui cautionne par méconnaissance du dossier leurs propositions en ce sens.
(Même si au niveau de SOS Abbere et du Forum des Acteurs non étatiques de l’Adrar « FANEA » nous nous félicitons du niveau de qualification, qui est manifestement dans la moyenne acceptable car, (parmi les associations choisies on trouvera au moins des représentants (es) d’un niveau secondaire "Rire" pour un événement d’un tel enjeu. Ce qui constitue en soi un cliché assez caricatural de la Mauritanie actuelle et révélateur de la capacité de ceux qui ont en charge au sein de la moyenne administration la gestion de cet important levier de croissance social et économique du pays.
Il va de soi qu’il ne faut pas chercher les critères de choix qui sont de toute évidence subjectifs et à la tête du client. Cette forme de sélection s’appelle en jargon peu diplomatique : clientélisme.
Quand on sait que les valeurs de la République aux noms desquelles ces pratiques d’un autre âge se font encore au 21é siècle dans notre pays, nous nous interrogeons sur le bienfondé de tout ce cirque qui n’a pour d’autres finalités que de soutirer des miettes de l’Union Européenne qui probablement ne serviront pas en premier les grands chantiers de la Mauritanie en cours ou en projet, sans lesquels le pays ne connaitra jamais la prospérité et la stabilité nécessaire à la réussite du développement économique et social souhaité.
Ce geste d’amitié et de confiance de l’Etat à l’égard des associations choisies pour l’occasion en vue « de représenter la société civile nationale » jette le discrédit sur l’équipe du pays devant prendre part aux prochains travaux de Bruxelles.
La mobilisation remarquée de l’opposition avant-hier. Ainsi qu’une information diffusée sur Africa 24 selon laquelle l’opposition mauritanienne boycottera la table ronde de Bruxelles, viennent confirmer que ces négociations quelques soient les assurances de la France pour la Mauritanie aurait pu se passer dans des conditions meilleures.
Ces méthodes utilisées qui ont conduit à ce constat décevant, ne sont pas nouvelles et sont même efficaces car elles ont permis Ã
de gouverner sans partage pendant plus de 20 ans. Elles sont également jusqu’à preuve du contraire, l’expression d une volonté claire de certaines sphères de la haute et moyenne administration de poursuivre les anciens modèles de gouvernance politique.
Tout en prenant soin de bien réparer les parties défectueuses ou usées de ceux-ci afin de les rendre plus compatibles avec la nouvelle donne. Le père fondateur de ce système est en exil en ce moment au Qatar au crépuscule de sa vie et de son apogée, fut renversé et son feuilleton a pris fin dans ces conditions.
Pourquoi en est il arrivé là après avoir crû être au sommet de la gloire et de la force ? Je laisserai la réponse à cette question très pertinente à ceux parmi nos gouvernants d’aujourd’hui qui utilisent encore certaines de ses méthodes quoique révolues, gênantes et compromettantes pour un régime d’espérance que nous voulons Démocratique enrichi et même ragaillardi par un bilan relativement réconfortant. Il se doit d’isoler ; voire, neutraliser, ceux qui, par ces mêmes méthodes, ont par le passé réussi à effondrer tous les systèmes précédents comme des châteaux de cartes, avant que ce mal ne s’étende aux parties de l’administration, déjà assainie ou en voie de l’être.
Hanefi
