09-09-2010 21:48 - Sommet de Las Palmas.
Ils se sont réunis à Las Palmas comme prévu le 19 aout 2010 pour parler des « problèmes des armateurs du pélagique et de leurs consignataires en Mauritanie » selon les termes de la lettre de l'armement Lituanien Baltlanta, largement diffusée par les consignataires Ahmed Meknas et Mohamed Mahmoud Lekhal.
Malgré un lobbying porte à porte, les invités coté mauritanien n’ont pas tous répondu à l’appel, arguant à juste titre, que la rencontre devait se tenir en Mauritanie. Au moins deux grands consignataires, Maurice Benza et Mohame O. Jeilany, n’ont pas fait le déplacement. Mais la réunion eut quand même lieu à la date prévue à Las Palmas.
Qu’ont-ils pu se dire ces messieurs qui sont allés se réunir si loin de l’épicentre de « leurs problèmes » ? Je n’ai pas encore reçu le procès verbal de ce meeting et je ne peux donc pas encore répondre à cette question.
Je peux par contre affirmer sans risque de me tromper que la DSPCM fut au centre des débats.
Mais cela ne peut être la cause de tout ce boucan, car c’est la routine pour les infractions « zone interdite » depuis quelques années. Ne vous y trompez donc pas. Les deux raisons-entre autres- de ce malaise sont ailleurs:
1. le contrôle des transbordements n’est plus neutralisable par le moka (…).
Depuis le scandale du chalutier Admiral Starikov, qui a couté cher à trois contrôleurs, tous renvoyés, tout le monde se méfie de la nouvelle procédure de contrôle.
2. le nouveau pas franchi dans la dissuasion.
Après avoir constaté que les amendes à elles seules étaient peu dissuasives, nous avons commencé depuis quelques mois à renvoyer chez eux les capitaines récidivistes. A ce jour six capitaines étrangers ont été expulsés et la thérapie commence à faire ses effets. Ces mesures commencent à porter et tous ces limiers se sont donc réunis à Las Palmas pour trouver la parade. Qu’ont-ils pu se dire ? Quel plan ont-ils concocté pour « adoucir » le contrôle? On verra bien. Pour le moment ils commencent une réaction timide par leur journaliste low cost interposé.
Mais ils doivent trouver mieux que les glapissements de la presse fast-food pour défendre leur cause. Les mêmes refrains sur la DSPCM, ressassés par le quotidien de Nouakchott ne seront d’aucun effet. Ils n’ont qu’à demander aux portugais ou aux camionneurs trafiquants de nos ressources vers Saint-Louis. Je pense plutôt que les consignataires devraient dire une bonne fois, la vérité à leurs partenaires et non s’entêter à leur vendre une impunité qui n’existe plus depuis longtemps.
La vraie protection contre la Délégation, réside dans le respect de nos lois, et non dans l’influence supposée d’un consignataire, car tous sont logés à la même enseigne. Les consignataires doivent également être plus présents et non « déléguer leurs pouvoirs », afin de limiter les malentendus entre l’administration et les armateurs. Il faut dire que sur ce dernier point, ils commencent à faire des efforts.
CF Cheikh Ould Ahmed / DSPCM
