09-09-2010 16:59 - Recrudescence des agressions et crimes durant ce mois de Ramadhan.
Habituellement, le mois Béni du Ramadhan, est celui de la piété, des privations et de bonnes actions où le musulman tente de se repentir en se rapprochant de Dieu par le jeûne, la prière, la Zakat et d’autres bonnes actions et de générosité. C’est en tout cas ce que nous avons toujours connu et vécu en Mauritanie comme dans la plupart des pays du monde musulman.
Malencontreusement, cette tendance est entrain de disparaitre ces dernières années laissant la place à une recrudescence de la violence et des crimes crapuleux sans précédents commis durant ce mois de clémence et de compréhension. Une situation étonnante car ces attitudes n’ont aucun rapport avec notre sainte religion.
Autrefois, il était difficile de s’imaginer le mal dans toutes ses formes pendant le mois de Ramadhan tellement la crainte envers Dieu était forte. Aujourd’hui, les crimes les plus atroces et les plus crapuleux sont commis à tort et à travers. Personne ne comprend cette situation inédite.
Certains attribuent ce fait par un vide spirituel, ce qui veut dire que nos Imams et ceux qui font la prêche n’assurent plus leur rôle. Pour d’autres, c’est à cause de la désintégration de la cellule familiale qui devient de plus en plus importante. D’autres pensent quant à eux situent la responsabilité de cette
situation aux problèmes sociaux économiques et les conditions difficiles dans lesquelles vit la Mauritanie actuellement. C’est vrai que les besoins ont augmenté et les revenus ne suffisent plus à les satisfaire.
Voici quelques cas d’agression qui se sont déroulés durant cette période de Ramadhan :
Il poignarde son père en pleine prière dans une mosquée à Sebkha.
Un homme d’un certain âge a été tué dans la nuit de jeudi 19 août à vendredi à Nouakchott par son fils alors qu’il priait dans une mosquée.
Le défunt, Ba Dji bril Demba, a été poignardé trois fois dans le dos et la poitrine par son malheureux fils, Ba Ali, instituteur de son état, avant de disparaitre de la maison familiale.
Mais la police mauritanienne a rapidement arrêté le meurtrier qui a aussitôt reconnu son forfait sans manifester le moindre regret.
Assassinat d’un jeune homme à Ryadh.
Un dénommé Mohamed Ould El Moustaph a été retrouvé mort le dimanche 29 août dernier. Le meurtre serait survenu pendant que le jeune homme revenait de son lieu de travail, il aurait croisé un gang qui l’aurait agressé avant de le tuer. L’enquête suit son court et déjà on dénote de nombreuses interpellations dans ce dossier.
Meurtre à Khairan (Nouadhibou).
La capitale économique aussi a connu sa part dans cette recrudescence des agressions. En effet, un jeune homme originaire de M’Bagne a été tué par un ressortissant étranger à Accra dans le quartier de Khairan à Nouadhibou. Les raisons de ce meurtre n’ont pas encore été révélées mais il semblerait que ce lieu est fréquenté par des ripoux qui ont l’habitude de se disputer pour des affaires louches sans être lucides
Un vendeur ambulant tue son camarade à cause d’un client.
Le mardi 31 août dernier un dénommé Bah Sy a assassiné son camarade au marché de Noughta Sakhina. Visiblement les deux se battaient pour un client.
Un immigré tanzanien tente de violer une jeune mauritanienne.
Le dimanche 22 août, une source du Trarza indique qu’une jeune mauritanienne a été victime d’une agression au couteau de la part d’un immigré clandestin originaire de la Tanzanie qui tentait de la violer. L’incident s’est produit à 14 kilomètres de la ville de Rosso où habitait la famille de la jeune fille.
L’arme blanche, nouvelle mode d’opération durant le mois de Ramadan 2010.
Même si les raisons de ces meurtres sont différentes mais le résultat pratiquement le même, des familles affligés ; des personnes écrouées et une société très malade et qui bascule.
Le plus inquiétant dans tout cela, c’est que ces crimes sont commis durant ce mois sacré du Ramadhan où les musulmans doivent être plutôt animés d’une grande générosité, un grand humanisme et rapprochement envers le Bon Dieu. Alors il est important de prendre des mesures pour que de tels cas ne puissent plus se reproduire à l’avenir.
GPS
