25-09-2010 12:03 - Les hybrides* font de la résistance.
La Surveillance se démène, souvent avec les moyens du bord, à mener à bien son immense mission de protection de la ressource. Bien qu’il reste beaucoup à faire dans ce domaine, nul ne peut nier que des objectifs importants ont été atteints durant ces dernières années, quoiqu’en disent certains milieux.
Le premier, et pour moi le plus important est sans nul doute la restauration de l’autorité de l’Etat dans le secteur des pêches et particulièrement sur les flottes étrangères pêchant dans nos eaux. Hier seulement quand un contrôleur mauritanien montait à bord d’un chalutier étranger le capitaine lui offrait quelques paquets de cigarettes et quelques poulets avec un sourire qui en disait long, au grand dam des marins mauritaniens qui ont honte pour leur compatriote.
Aujourd’hui l’arrivée à bord d’un contrôleur mauritanien y provoque le branle-bas de l’équipage et le capitaine a perdu son sourire hautain et méprisant.
Le deuxième objectif presqu’atteint est la protection de la zone interdite qui n’est plus une promenade pour les navires pélagiques, depuis que les capitaines étrangers récidivistes, insensibles donc aux grosses amendes sont expulsés chez eux.
Un troisième résultat également important est la maitrise de la migration illégale, dont pourtant personne en parle.
Il faut ajouter entre autres réalisations importantes : la neutralisation de la corruption au sein de la DSPCM, la maitrise des navires portugais (monofilaments, trafic établi de drogue et de personnes vers les canaries) etc .
Tout cela améliore le respect de notre institution par les organismes homologues et même par les armateurs étrangers, mais nous a couté beaucoup d’animosité parmi certains op2rateurs nationaux qui se voient du coup, privés d’un argent facile sans transition.
En effet, si la plupart des armateurs et consignataires nationaux ont compris qu’ils peuvent finalement sans disparaitre exercer en conformité avec la loi ; un noyau dur subsiste qui n’arrive pas à s’y faire.
Ceux- la ont sucé la ressource depuis des dizaines d’années et n’arrivent pas à accepter le sevrage imposé par la DSPCM. Ceux d’entre vous qui ont eu à sevrer un bébé de deux ans, peuvent se rendre compte de l’ampleur de la tache quand ce bébé est quinquagénaire : les vagissements de celui de deux ans sont des berceuses à coté de ceux du pépé. Les cris de ce dernier sont amplifiés par un petit comité composite de rédaction : « journalistes », « élus et anciens avocats», tonton macout, comptable renvoyé etc. ils n’arrivent pas à se défaire de leurs méthodes qu’ils savent pourtant aussi futiles que stériles, car le sevrage est désormais irréversible.
Contrairement au bébé qui comprend après quelques nuits blanches que les décibels ne servent à rien, eux continuent de chialer depuis cinq ans. Chaque arraisonnement de navire déclenche une hystérie : des articles de presse kilométriques dans leurs journaux. Un article du Calame vient de battre tous les records : trois pages « rédigée » par un « député » qui signe « Assemblée Nationale ».
Trois pages pour dit-il répondre à mon article « passage en chambre » mais qui au lieu de cela reprend mot à mot, les accusations éculées des consignataires. Je ne m’abaisserai pas à répondre à cet épisode, ni aux deux qui l’ont précédés dans le même style, tant que Son Honorabilité n’aura pas décliné son identité. Mais alors je promets qu’il y laissera tant de plumes, qu’il lui en restera à peine de quoi confectionner une moustache(…)
Personne n’aime être la cible de tous ces voyous, mais j’ai quand-même deux consolations : leur nombre désormais très réduit et la stérilité de leur méthode.
Un échec total pour tant d’efforts, car les décideurs qu’ils essaient de sensibiliser les connaissent à la perfection et ne sont pas facile à duper. Quant au grand public, il connait encore mieux leurs motivations réelles et leurs retournements de veste spectaculaires, dignes de grands prestidigitateurs, car seuls comptent pour eux les sous.
Quant à moi si je n’apprécie pas leurs diffamations, leurs louanges me gêneraient encore beaucoup plus. Je sais pourtant ce qu’il faut faire pour transformer les détracteurs de la DSPCM en griots, mais ils peuvent rêver, car si je le voulais, je m’y serais pris plus tôt et avec plus important qu’eux.
A cause des échecs patents de leur obsolète stratégie, désormais connue de tous, Ils ne feront donc pas des émules et, sont condamnés à terme, à disparaitre sans laisser de traces, tels des hybrides. Dorénavant, je le redis, seuls les operateurs sérieux ont de l’avenir dans le secteur des pêches.
CF Cheikh Ould Ahmed.
* : pour ceux qui ne savent pas, un animal hybride est le fruit du croisement entre deux espèces différentes, un âne et une jument par exemple donne un mulet, mais ce dernier génétiquement, ne peut pas se reproduire malgré les apparences plutot avantageuses.
