08-10-2010 20:12 - Communication officielle : « ni vu, ni su »...quel ridicule?
La Mauritanie et son armée ont fait l’objet ces dernières semaines d’accusations hostiles de la part de certains médias d’Etats voisins, qui ont déployé tout leur talent journalistique pour transformer la grande humiliation infligée par les vaillants et braves militaires mauritaniens aux éléments d’AQMI, ces groupes du banditisme et la criminalité transfrontalière sévissant dans le Sahel, en défaite, sans que cela ne fait broncher ou fait remuer le petit doit de Mme la communication officielle, restée de marbre devant toutes les sottises possibles que le devoir gouvernemental lui dictait de démentir, en éclairant immédiatement l’opinion et en mettant à nu le pot de rose.
Les citoyens, leurrés par les fausses informations qui arrivaient massivement sans qu’elles suscitent la moindre contestation de la part des services nationaux de communications, se sont malheureusement prêtés à ces montages médiatiques faits de toutes pièces, qui ont finalement contraint les autorités- le ministère de la défense, à faire des nouvelles mises au point et à de réitérer l’authenticité de leur premier communiqué, émis pendant les premières 48 heures de l’affrontement entre l’armée mauritanienne et les troupes d’AQMI.
Cette déplorable situation et ce silence coupable de Mme la communication officielle a conduit certains à s’interroger s’il y a vraiment des mauritaniens patriotes pour laisser la presse étrangère mettre l’incendie à la maison et pour continuer à leurrer toute une opinion, en refusant d’étaler les exploits de son armée sur le terrain de bataille et en précisant que c’est plutôt dans les rangs d’AQMI ; aujourd’hui encerclée dans ses arrières base, avec des otages devenus des boucliers humains, que les dégâts et les pertes ont été considérables.
Quand le ministre de la santé, animé par un sentiment patriotique a décidé de rompre le silence, après avoir longtemps donné aux responsables habilités l’occasion de parler, mais en vain, il s’est élevé pour dénoncer cette vile campagne orchestrée par les médias d’un Etat voisin, peut être du Mali, du Sénégal ou d’un autre pays.
Son seul objectif était de sauver l’honneur et la gloire des mauritaniens d’un naufrage prémédité dont les premiers artisans sont les seigneurs du ministère de la communication « restés bouche cousue », comme si rien d’anormal ne s’est produit, alors que la tempête médiatique contre la Mauritanie avait battu son plein et avait dépassé « les lignes rouges ».
Ceci dit, les jours d’AQMI sont désormais comptés, car elle est encerclée par les armées mauritanienne et française, avec leurs avions toujours dans le ciel et menacée par l’entrée en jeu imminente de la 5ième puissance militaire du monde, à savoir l’Algérie.
L’organisation terroriste coupée de toutes ses sources d’approvisionnement à partir de Tombouctou et des autres zones militaires fermées de la Mauritanie, n’a plus aucune chance de survie que de recourir à l’arme du bouclier humain ou du moins avoir l’ultime opportunité de se rendre et de faire valoir ses droits à une amnistie
Ahmed Ould Bettar
