09-10-2010 19:32 - Pour une IGE plus indépendante.
Depuis que le président de la République a annoncé sa campagne de lutte contre la mauvaise gestion et la gabegie l’Inspection Générale de l’Etat (IGE) s’est illustrée comme la principale institution sur laquelle le pouvoir s’est appuyé dans cette campagne.
Elle a fouillé partout dans toutes les administrations et institution. Sa campagne lui a permis de faire gagner à l’état mauritanien des centaines de millions et de millions de nos ouguiyas qui empruntaient des chemins détournés. Elle a mis le doigt sur la vraie plaie qui gangrène ce pays.
Cependant des observateurs, pour plus d’indépendance, émettent le souhait de voir l’IGE dépendre de la présidence de la République, ce qui lui donnerait plus de poids et lui permettrait de pouvoir de temps à autre d’inspecter la primature, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui car l’IGE ne peut pas inspecter le Premier Ministère qui est sa tutelle directe.
On dit que « Le contrôle n’exclut pas la confiance », ce qui aurait permis à l’IGE de contrôler les caisses de la primature mais malheureusement il n’en est rien. Certains hauts responsables se disent souvent frustrés d’être contrôlés par une institution qui n’a pas la latitude de jeter un coup d’œil sur toutes les dépenses du pays.
L’IGE est sans doute l’institution qui apporte le plus de soutien au président de la République dans sa politique de lutte contre la gabegie pour atteindre ses objectifs. Sa crédibilité risque d’être mise à rude épreuve si elle continue de dépendre de la primature. Les observateurs sont unanimes pour dire que Ould Abdel Aziz n’a que deux soutiens dans le pays à savoir l’institution militaire et l’IGE.
