09-10-2010 21:29 - Direction du Budget : Les dessous d’une démission.
C’est en début de matinée du mardi que la rumeur sur la démission du directeur général du budget Monsieur Elmourteji Ould El Wavi a circulé. En début d’après midi ce même jour, cette information fut effectivement confirmée au Véridique.
Elmourteji Ould El Wavi avait effectivement présenté sa démission au premier responsable de son département. Beaucoup de salive et d’encre ont coulé sur les raisons de cette démission qui est une première dans le pays depuis quelques décennies.
Si officieusement le ministère des finances explique cette démission par un malentendu relatif au payement de factures « surfaites » ou « falsifiées », un source proche d’El Mourteji explique que le démissionnaire était en profond désaccord avec son secrétaire Général et son ministre qui avaient décidé de le coincer et de le réduire en un simple serviteur.
Il semble que Elmourteji n’avait aucun pouvoir et devait plutôt jouer le rôle de la secrétaire en se bornant à signer des papiers faits par sa hiérarchie.
« Ce n’est pas ce salaire et ce titre sans aucune importance qui vont maintenir l’homme dans sa fonction. Il croit en ce qu’il fait » nous a confié un proche de El Mourtaji.
Selon notre source le bras de fer qui l’opposait à sa hiérarchie était tellement fort que le ministre ne tolérait même pas que El Mourtaji occupe une place au devant de la scène. C’est ainsi qu’il s’est vu éliminé de la liste de la délégation officielle qui devait se rendre aux USA dans le cadre des discussions avec les bailleurs de fonds. Pourtant depuis toujours le directeur du budget figurait dans cette délégation mais le ministre des fiances voyait les choses autrement. Pas question pour lui de laisser figurer dans cette délégation un homme qui ose dire non et s’opposer aux décisions de Moulaye Ahmed.le tout Puissant Ministre des finances.
Le directeur démissionnaire s’est sans doute rappeler du cas de son homologue des Impôts qui avait vécu le même calvaire et avait tout de même supporté avant de se voir relever de ses fonctions.
El Mourtaji n’avait nullement envie de se voir limoger en plein conseil des ministre pour avoir tenu tête à son patron, alors c’est homme a voulu s’opposer à ce que certains de ses proches qualifient de dictature interne en déposant sa démission et sortant par la grande porte en toute dignité.
Les mauvaises langues disent que le département des finances ne peut supporter qu’un seul chérif celui qui est au sommet à savoir le ministre. Rappelons pour l’occasion que le ministre est un chérif comme El Mourteji et l’ancien directeur des impôts.
Cette démission en dehors du fait qu’elle ouvre la porte à plusieurs autres dans l’administration laisse de nombreuses questions posées. Une enquête doit être ouverte à ce sujet pour situer les responsabilités.
