14-10-2010 12:43 - Ahmed ould Hamza : un élu de parole qui mérite d’être soutenu.
M. Ahmed Ould Hamza vient de confirmer aux populations de la capitale qui l’ont porté à la présidence de la Communauté Urbaine de Nouakchott qu’il est un élu qui sait honorer ses promesses, contrairement à cette sacro-sainte règle connue chez nos hommes politiques, qui une fois ayant bénéficié de la confiance des électeurs et cooptés aux fonctions éligibles derrière lesquelles ils courent, ils tournent le dos à la population.
En effet, Ould Hamza avait promis de rendre la capitale propre, cet à quoi il s’attèle à longueur de journée, au point de sacrifier toutes les autres occupations qu’il avait avant d’être chargé de cette mission honorable, mais combien semée d’embuches d’ordre particulièrement politiques, devant lesquelles, il est difficile de faire face.
A voir le visage urbain que présente la capitale Nouakchott aujourd’hui, on ne peut que louer le travail colossal réalisé par le président de la CUN, qui doit être soutenu dans ce chantier très utile pour la renommée de notre vitrine au monde étranger, aussi bien par les citoyens que par les autorités.
Les premiers, parce qu’ils doivent changer de mentalités et incarner un comportement plus civilisé et plus citoyen, en accompagnant les mesures prises par la CUN pour donner à la capitale le nom de citée digne à toutes les grandes métropoles.
Les seconds, parce qu’Ahmed Ould Hamza n’est pas seulement le président de la CUN, mais également président de l’Association des Maires de Mauritanie et par-dessus bord, un élu qui, nonobstant sa position politique au sein de l’opposition, ne s’entraîne pas à jouer les freins devant l’action du pouvoir, réalisant même beaucoup mieux sa mission que des responsables de la majorité.
Etant également un homme convaincu du travail dont il a été chargé, qu’il exécute avec la plus grande dextérité, en sa qualité de président de la CUN, ce qui revient à dire, le premier magistrat de la ville de Nouakchott, il devait être le premier à être associé à la politique d’éradication des quartiers précaires (gazra) que les autorités s’activent à mettre en place, sans malheureusement s’appuyer sur ce grand élu versé dans la loyauté, le labeur et la franchise.
Ould Hamza, qui a révélé au cours de nombreuses conférences que la CUN a des comptes excédentaires, « une chose inédite », est aussi prêt à investir cet argent pour réaliser des logements aux populations, pour créer des espaces verts ou de récréation, mais, là encore, les autorités compétentes accaparent tout, pour empêcher au président de la CUN de montrer qu’il est réellement le premier magistrat de ville dont Nouakchott a cruellement besoin.
Quoi qu’il en soit, l’homme objet de tous les blocages possibles de la part du gouvernement, notamment des ministres de l’intérieur et de l’habitat, tient comme l’un des « 33 mineurs chiliens » à refuser d’être l’otage de ses ténèbres gouvernementales, convaincu, qu’à force de garder l’espoir, il honorera sa mission sans susciter « des éboulements ».
