17-12-2011 22:37 - Président de l’UPR : «L’opposition a perdu l’équilibre».
Les déclarations des leaders de l’opposition constituent "une agression verbale et un abus dans l’exercice politique de ceux qui ont peur du jugement des urnes", a estimé Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine, président de l'UPR, parti de la majorité parlementaire.
Mohamed Mahmoud, interviewé par le site de son parti, a précisé qu’un parti politique, en tant qu’organisation démocratique, ne devrait pas réclamer le départ d’un autre du pouvoir. Le pouvoir appartient au peuple. On doit donc s’adresser à lui, dans sa conquête du pouvoir.
Il s’est interrogé, au passage, pourquoi se pressent-ils (l’opposition), alors que nous acheminons vers des échéances législatives et locales ? Ou bien préfèrent-ils faire recours à des méthodes antidémocratiques en raison de leur faible poids électoral?
Le problème de l’opposition, selon le patron de l’UPR, c’est qu’elle a été "deux fois foudroyée". Une première fois, "par les résultats des élections présidentielles et une deuxième par le récent accord politique" : elle a donc "perdu l’équilibre".
Et pour ce qui est de la guerre de positionnement au sein de l’UPR, Mohamed Mahmoud a promis de s’en débarrasser par l’application de la justice et de la transparence dans le choix des candidats qui représenteront le parti lors des prochaines échéances électorales.
Le président de l’UPR est encore revenu sur la lutte contre la pauvreté et la corruption. Pour lui le combat est loin de terminer, mais, "des pas importants ont été déjà franchis".
Quant à la montée en politique des islamistes dans certains pays arabes, Mohamed Mahmoud a salué le bilan de partis concernés, mais non sans souligner qu’en Mauritanie, les partis politiques, dans leur majorité, ont l’islam comme référence.
